Fraternité humaine

Jugement des passagers de l'Ocean Vicking

Bien que cet évènement soit passé, nous le publions afin de la faire connaitre le plus gargement possible. Merci.

Bonsoir

Si n’êtes pas déjà au courant, entre 80 et 90 personnes de l’Ocean Viking seront jugées à la Cour d’appel d’Aix, demain, 17 Novembre, et vendredi avec un pic demain. Début à 10h. 

Ce sont des personnes qui n'ont pas été admises sur le territoire au titre de l'asile (demandes considérées comme "manifestement infondées") et qui ensuite passent à la Cour d’appel.

  • Soit parce que le JLD a ordonné leur remise en liberté et que le parquet a fait appel de cette décision avec demande d'effet suspensif donc maintenues en Zone d’attente
  • Soit parce que le JLD a autorisé le maintien en Zone d'Attente

 

4 salles d'audience requises, embolisation de la Cour d'Appel déplore un substitut du procureur." On a tout laisser tomber pour ça ». Les avocats s' entretiennent avec les réfugiés dans la hâte.

Merci de bien vouloir faire suivre l’information pour que celles et ceux qui le veulent, puissent être présent.e.s à la Cour d’appel.

Soyons nombreux pour défendre leur cause !

Merci

Mireille Provansal

Pour la Cimade Aix-en-Pce

A Bourges intégration des migrants

Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé jeudi 15 septembre souhaiter mieux répartir les migrants en zone rurale, dans le Cher, l’association Le Relais déploie toute une série d’outils pour que leur intégration se passe bien. La première fois qu’il est venu à Bourges, paisible préfecture du département rural du Cher, David, 42 ans, s’est « senti découragé ».

https://ahp.li/da31ca119d191a32d73a.pdf

 

Lettre de Kiev : un dominicain témoigne au coeur de la guerre

 Lettres de Kiev: un dominicain témoigne au cœur de la guerre #29

de Jarosław Krawiec OP, Khmelnytskyi, Lundi 31 octobre, 8h10

Jaroslav Krawiec est un frère dominicain, d’origine polonaise, du prieuré de La Mère de Dieu, situé dans le centre de Kiev. Il envoie à la rédaction de cath.ch, depuis le 26 février 2022, des «notes d’Ukraine» (Les intertitres sont de la rédaction).

La Russie a lancé le matin du 31 octobre 2022 une attaque contre les infrastructures dans plusieurs régions d’Ukraine, privant d’eau 80% des habitants de la capitale Kiev et laissant «des centaines de localités» sans électricité.

… Récemment, les bombardements répétés des infrastructures électriques ont rendu la vie de millions d’Ukrainiens beaucoup plus difficile. Selon mon impression, cependant, ils n’ont pas réussi à briser l’esprit et l’espoir de la nation. Frère Mark, supérieur des laïcs dominicains à Kiev, l’a décrit le plus précisément lorsqu’il a dit: «Kiev ne peut pas être éteinte, et ne peut pas être noyée dans les ténèbres, car la source de lumière en Ukraine, c’est le peuple.» Puis il a ajouté une citation de l’Évangile de Saint Jean (1:5,9): «La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas vaincue… La vraie lumière qui éclaire tout homme venait dans le monde.» Profond et précis.

 … Hier, à la radio, quelqu’un affirmait qu’il n’est pas toujours nécessaire d’avoir des chemises et des jupes élégamment repassées. Les fers à repasser consomment beaucoup d’énergie, alors peut-être serait-il bon de lancer de nouvelles tendances dans la mode de guerre. Pour des raisons pratiques, j’aime bien cela, bien qu’en ce qui concerne l’habit dominicain, je préfère nettement qu’il soit repassé.

… Je visite maintenant nos couvents en Ukraine. Alors que je me préparais pour ce nouveau voyage, je me suis souvenu et j’ai gardé à l’esprit les paroles du livre biblique d’Amos (5:14) «Cherchez le bien, et non le mal, pour vivre.»  

… Hier, pendant les prières, nous avons lu un fragment de la Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps, Gaudium et Spes, du Concile Vatican II, sur le fait que la paix n’est pas simplement une absence de guerre mais un fruit de la justice, et aussi que «la paix n’est jamais établie de façon définitive et pour toujours; la construction de la paix doit se poursuivre sans cesse».  

Lire la suite :

https://www.cath.ch/newsf/lettres-de-kiev-un-dominicain-temoigne-au-coeur-de-la-guerre-29/

« Résister Aujourd’hui » Un cri d’alarme en huit points

RESISTER AUJOURD’HUI / Camp des Milles ; Aix en Provence 

Les adhérents de « Résister Aujourd’hui », réunis en assemblée générale, lancent  un cri d’alarme en huit points :

1. Devant  l’extension des conflits régionaux, notamment  la guerre en Ukraine, pouvant déboucher sur une 3ème guerre mondiale, cette guerre d’agression est une violation de l’intégrité du territoire et de la souveraineté de l’Ukraine, contraire aux principes de la Charte des Nations Unies, elle engendre destructions, misère et deuils.

Écrasés par les images quotidiennes de l’Ukraine, la nouvelle attaque de l’Arménie par l’Azerbaïdjan à la mi-septembre est passée quasi inaperçue. Elle dépasse largement les enjeux locaux et doit, elle aussi, être dénoncée. Nous nous joignons à toutes celles et tous ceux qui demandent le retrait immédiat des envahisseurs russes de tout le territoire ukrainien et des agresseurs azéris d’Arménie.

2. Devant  la montée insidieuse de la droite extrême en Europe, récemment avec les ‘’Démocrates de Suède’’, héritier d’un groupe néo-nazi et avec les ’’Fratelli d'Italia’’, organisation ouvertement  fasciste.

3. Face à l’extrême droite, en France, souvent sous des allures convenables et institutionnelles qui prône l’intolérance en faisant le lit du racisme et de la xénophobie, encourageant des groupes de l’ultra droite violente.

4. Devant les groupuscules extrémistes, ceux de la mouvance identitaire, notamment en France. Nous demandons des enquêtes approfondies et exigeons leur dissolution, avec interdiction pour leurs dirigeants de se reconstituer.

5. Devant le traitement inhumain des migrants aux frontières de l’Europe et sur les mers en rappelant l’article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme stipulant :

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »

6. Devant la mainmise de Vincent Bolloré sur les principaux médias français offrant des tribunes à l’extrême droite.

7. Devant la révolte des femmes iraniennes contre le pouvoir islamiste et la résistance des femmes afghanes contre les Talibans.

8. Face aux menaces sur les libertés individuelles et collectives que préfigure la montée insidieuse des extrême-droites en Europe et notamment en France, illustrée, entre autres, par la tentation de supprimer le droit à l'avortement.    

¤ Nous appuyant sur les valeurs de la Résistance, nous continuerons à dénoncer, avec force et détermination les atteintes aux Droits de l’Homme, les épurations ethniques et les crimes contre l’Humanité.

 ¤ Nous resterons, en cela fidèles à celles et ceux  qui ont crié, pensant aux générations futures : « Plus jamais çà » en dénonçant ces dérives dangereuses régénérant le terreau sur lequel germent toujours les idéologies totalitaires.

 ¤ Nous n’oublions pas que la passivité des Démocraties, dans les années trente, permit la victoire d’Hitler, alors que déjà, il aurait fallu résister.

 ¤ Nous continuerons à développer  l’œuvre  de mémoire, par toutes les initiatives possibles, par le développement du Concours National de la Résistance et de la Déportation,  par la visite organisée des lieux de Mémoire, notamment celui du Camp des Milles –Aix en Provence.

 L’actualité nous alerte aujourd’hui sur l’engrenage résistible qui peut mener  des crispations identitaires aux crimes de masse, car plus il sera avancé, plus les résistances seront difficiles.

 ¤ Nous sommes des passeurs de mémoire et voulons être des lanceurs d’alerte, des vigiles de la Liberté et appelons les françaises et les français à nous rejoindre pour reprendre, à nos côtés, le flambeau de la Résistance.

Résistons ensemble aujourd’hui face à toutes les haines, contre toutes résurgences néofascistes et atteintes à la dignité humaine.

Aix en Provence le 15 octobre 2022.

N'hésitez pas à la diffuser autour de vous.

 

Un Cercle de Silence assis

Le cercle de silence d’Aix-en-Provence*, qui se réunit tous les premiers samedis du mois, nous apprend qu’à la même heure, samedi dernier, se tenait à la Maison de retraite du Tubet (Petites sœurs de Jésus) un deuxième cercle de silence aixois, assis, avec une vingtaine de participantes dont certaines avaient été des habituées de ces rassemblements dans leurs différents lieux de vie antérieurs. Une façon de participer malgré l'âge et la condition physique...

A noter qu'un Cercle de Silence s'est tenu à Salon-de-Pce durant plusieurs années : à quand sa reprise pour marquer notre opposition au traitement réservé aux étrangers dans notre pays ?

* Le mouvement des cercles de silence a été lancé en 2007 pour « protester contre l’enfermement systématique des sans-papiers dans les Centres de rétention administrative en France. Le « Cercle de silence » est la forme originale choisie dès le début, par les initiateurs du mouvement, comme mode de manifestation publique, non violente, calme et silencieuse.

C’est un franciscain Frère Alain Richard qui a été à l’origine des cercles de silence. Le premier cercle a eu lieu à Toulouse en 2007 sur la place du Capitole. Puis le mouvement s’essaima, et il y en a actuellement 164 et 20 à l’étranger (Suisse, Espagne, Sénégal, Pologne).

Qu’est-ce qu’un Cercle de Silence ?

C’est une manifestation non-violente qui rassemble des personnes qui défendent une cause (souvent indiquée par des panneaux ou des affiches). Il se tient en silence : dans le bruit, le silence au cœur de la ville, demande un engagement profond et total et permet de s’ouvrir à une parole inattendue. On ne sort pas indemne d’une heure de silence. Le cercle est une image de l’absence de division, de la fraternité : entre les Hommes et les Femmes, entre les pays, entre les races, entre les religions et la laïcité ; il apaise toutes les tensions… pour une heure, ou moins.

Quelle est la cause défendue ?

Le cercle de silence a pour objectifs d’avertir que la dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte ; et qu’avec ou sans papiers, l’étranger est une personne. Dans sa charte, il rappelle la peur et l’humiliation que vivent les étrangers chez nous, et que, dans les Centres de Rétention Administrative, la dignité humaine est bafouée, qu’on ne peut approuver des dispositions qui détruisent les couples, les familles et dans certains cas des vies humaines.

A lire ici :

https://fraternite-franciscaine.fr/alocales/cercles-de-silence-region-chartes-pontoise-versailles/

 

Epargne : comment investir dans le « solidaire »

Livrets de partage et fonds solidaires permettent de financer des associations et des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Ils séduisent de plus en plus d’épargnants. Une façon de donner du sens à son épargne consiste à la placer sur des produits dits « solidaires ».

Cette dénomination recouvre des instruments très différents, mais qui présentent au moins deux caractéristiques communes : ils financent des entités de l’économie sociale et solidaire (ESS), à forte utilité sociale ou environnementale, et ils font primer l’impact sur la rentabilité. On les identifie le plus souvent grâce au label Finansol, remis par l’association FAIR (acronyme de Financer, accompagner, impacter, rassembler)...

Par A Fardeau in Le Monde Octobre 2022

https://ahp.li/a86e196e934a58bbbd84.pdf

2 articles : "Fin de Vie" et "Homicide et Ethique"

Fin de vie : « Une fraternité de mort cohabiterait avec une fraternité de vie ? »

La théologienne Marie-Dominique Trébuchet s’indigne de ce que, dans le débat sur la fin de vie, on promeut l’idée que l’humain se définirait « exclusivement par son autonomie ». Elle rappelle que l’humanité, notre « fonds commun », nous dépasse et autorise à nous interroger sur notre finalité commune.

Pouvons-nous interpréter la notion de fraternité à notre guise comme si, au fond, rien ni personne ne précédait le sens que chacun doit pouvoir lui donner ; comme si le sens était disponible de manière indifférente ? Ainsi une fraternité de mort (aidons-nous les uns les autres à nous tuer) cohabiterait avec une fraternité de vie (aidons-nous les uns les autres à vivre) dans une société qui en organiserait les pratiques.

C’est cela qu’affirme tranquillement et sans aucune justification l’avis 139 du CCNE. Et nous n’y verrions aucune incohérence ? Il y aurait une solidarité dans le fait de nous aider les uns les autres à nous tuer et garantir l’exercice de cette solidarité serait aujourd’hui une urgence sociale, voire un devoir d’humanité au pays des droits de l’homme ? Ces questions doivent nous tarauder comme humains, comme chrétiens, comme citoyens. Et l’équivocité du concept doit nous alerter car l’enjeu est l’homme, tout l’homme et tout homme, sujet de la fraternité.

Réveillons-nous ! Réveillons nos consciences qu’un discours dominant anesthésie en façonnant les hommes et les femmes que nous sommes sur le modèle de l’individu puissant, possédant et jouissant d’une liberté sans mesure. Un être humain exclusivement défini par son autonomie : le discours séduirait s’il n’était renvoyé à son insignifiance et à son inconséquence à la fois par la raison et par l’expérience concrète.

Nous faisons tous les jours l’expérience de notre interdépendance. Si vraiment nous sommes « doués de raison et de conscience » (DUDH 1948, art. 1), nous ne pouvons abandonner l’« esprit de fraternité » (DUDH, art. 1) à cette vision libérale et à ce qu’elle dit de l’humanité. En nous appuyant sur la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont le pape Jean-Paul II disait qu’elle était l’une des expressions les plus hautes de la conscience humaine, rappelons-nous que les droits doivent se fonder sur une exigence d’humanité, sur du commun qui nous relie les uns aux autres et non sur les désirs individuels.

Au creux de notre humanité, incarnée singulièrement en chaque femme, chaque homme, quelque chose résiste à réduire l’individu à son propre vouloir pour lui-même. Nous sommes plus que cela parce que nous le sommes ensemble et appelés à le devenir ensemble, « avec et pour les autres » disait Ricœur. L’expérience humaine vérifie ce que la pensée tente d’énoncer sur l’humain : il y a quelque chose qui tressaille en nous quand l’humanité est menacée. Et ce quelque chose nous précède et nous constitue comme humain.

Ce message éthique inscrit en nous est au fondement de la fraternité. Il exige du nous social qu’il lui donne un contenu concret d’attention, de douceur, de secours et d’option préférentielle pour le plus vulnérable, celui qui ne saura ou ne pourra pas dire non au « droit » qu’on lui accordera d’être mis à mort. Cette exigence d’humanité donne une fin, un sens, à la fraternité. Elle l’oriente, la guide. La tâche de l’éthique, c’est-à-dire notre tâche à tous, est de chercher à déchiffrer le contenu de ce message, de le faire au plus près de la réalité concrète des souffrants et, ce faisant, d’alerter sur ce qui risquerait de porter atteinte à notre commune humanité.

Pour cela l’éthique dispose des bras, des yeux, des oreilles, des consciences, des raisons et des cœurs des soignants, des aidants, des bénévoles, des familles, des aumôniers, de toute personne engagée dans la fraternité. Car c’est du dedans de l’expérience fraternelle, dans sa traversée parfois folle et tragique, que se découvre son contenu. Il se lit dans les regards et sur les corps, dans les étreintes, les pleurs, les pardons, dans le temps mystérieux qu’accorde la vie.

Un fonds d’humanité commun

C’est auprès des malades et de leurs proches que ces engagés de la fraternité croisent tout ce qui fait la vie dans sa singularité, sa complexité, sa fragilité et sa force. Ils accompagnent, pas à pas, sans autre projet que celui qu’exige leur simple humanité : être présent, ne pas détourner le regard, ne pas fermer les oreilles à la plainte, prendre sa part d’humaine responsabilité vis-à-vis de celui qui est un vivant, dire « nous » avec celui qui va mourir et ainsi le reconnaître digne d’être écouté, soulagé, aimé. Écoutons-les nous dire la fraternité avec leurs bras, leurs yeux, leur fatigue, leur ténacité, leur fragilité. Et peut-être comprendrons-nous que la fraternité n’est pas une catégorie à la signification flottante et infondée dont on pourrait disposer au gré des soubresauts de l’histoire.

Notre humanité commune n’est pas vide de sens. Tout questionnement éthique qui néglige ce fonds commun d’humanité court le risque de n’avoir d’autre fondement que celui qu’il se donne, obtenu par un consensus révisable et flottant.

 

Un homicide éthique  ?

Chronique de Jean de Saint-Cheron Essayiste, pour La Croix : « Ceux qui défendent la légalisation de l’euthanasie ne peuvent se réclamer ni de l’éthique, ni de l’humanisme ». 

… Choisir le jour et l’heure de sa mort, est-ce cela la liberté et la dignité de l’homme ? A-t-on le droit d’en douter ? Mais qu’au moins l’on dise les choses : que l’on cherche à faire des économies. Qu’on le dise, qu’on le proclame, qu’on l’assume. Les mourants coûtent terriblement cher, les grands dépressifs aussi. Mais qui peut dire la valeur de la vie d’un homme ?

L’avis du Comité consultatif national d’éthique publié le 13 septembre est ahurissant : à la fois il demande que soit mieux appliquée la loi Claeys-Leonetti sur les soins palliatifs, et en même temps il est favorable à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, c’est-à-dire à l’inscription dans la loi de l’autorisation de tuer.

L’interdit dont la transgression remplit les prisons, le meurtre, est rendu non seulement légal mais éthique : le Comité va jusqu’à dire qu’il peut y avoir « une fraternité qui s’exprime dans l’aide active à mourir ».  Paul Ricœur  disait en 2006 : « La vérité de l’euthanasie active, c’est celle d’un suicide assisté. Un humain décide autoritairement de la frontière entre le tolérable et l’intolérable. Mais pour qui la prolongation de la vie est-elle insupportable ? Pour le malade ? Pour l’environnement familial ? Qui a demandé la mort ? Que signifie cette demande ? N’est-ce pas parfois un appel au secours masqué par pudeur et désespoir ? » La souffrance physique doit être soulagée par tous les moyens – ainsi que le permettent heureusement les moyens de la médecine moderne.

Mais c’est la tendresse, la compassion et la gratuité d’une présence aimante qui permettent de répondre avec humanité au drame de la souffrance morale face à la mort. 

 

Monologue contre l’identité », de Delphine Horvilleur : défaire la tenaille identitaire

« Il n’y a pas de Ajar. Monologue contre l’identité », de Delphine Horvilleur : défaire la tenaille identitaire

In La Croix, Par Bernard Gorce, le 14/9/2022

Dans ce nouveau texte destiné à être lu sur scène, la rabbin Delphine Horvilleur tente par la voix d’un doublelittéraire inventé, Abraham Ajar - référence au pseudo de Romain Gary, à qui elle rend hommage -, pourtenter de défaire la « tenaille identitaire » qui menace la société française. L’ouvrage sort mercredi 14 septembre.

Suite à lire ici :

https://ahp.li/20ea9d3ecf5cd872e22b.pdf

 

6 bonnes résolutions

Alors que le mois de septembre se profile, on a tous en tête quelques bonnes résolutions de rentrée. S’inscrire au sport, manger plus sain… mais si l’on essayait aussi d’opter pour des gestes solidaires ? Les Petits Frères des Pauvres, qui luttent contre l’isolement des personnes âgées, vous proposent 6 actions simples qui peuvent illuminer le quotidien d’un aîné

https://ahp.li/44d2075189674751f376.pdf

Lu sur le site des Petits Frères des Pauvres

https://www.petitsfreresdespauvres.fr/

 

 

 

Fraternités

Les associations multiplient les initiatives et débordent d’idées pour donner corps à la fraternité. Chaque saison, vous trouverez ici des idées, des noms et des pistes

Par Philippe Clanché, In Témoignage Chrétien

https://ahp.li/fd03659754dfaa3a960b.pdf

 

La cause des pauvres face à la crise climatique

"C’est sur les deux fronts qu’il convient d’agir : celui d’une pratique innovante dans le comportement quotidien du citoyen avec le souci qu’elle fasse tache d’huile en se répandant dans la population, celui de la lutte politique traditionnelle."..

Article paru dans Golias Hebdo à lire ici : 

https://ahp.li/bb5454e25252f9813278.pdf

 

Sept idées pour agir...

Écouter les personnes en détresse,financer les chiens d’aveugle… Sept idéespour agir
In La Croix du 5 septembre 2022

https://ahp.li/5b9bb8a987564e87e83b.pdf

 

Canon pour la Paix

Journée internationale de la fraternité humaine à Paris

Ce 06/02/2022,  1000 chrétiens et  musulmans se sont retrouvés sur ce thème  à l’église Saint-Sulpice (Paris 6e). Dans le cadre de la Journée internationale de la fraternité humaine, cette rencontre était initiée par « Ensemble avec Marie », mouvement spirituel, populaire et citoyen pour « sensibiliser les franciliens à la fraternité, au respect de l’autre, de sa religion et au dialogue islamo-chrétien ». 

https://ahp.li/f776a1ff93b532022732.pdf

 

Journée internationale de la fraternité humaine

Dans un message vidéo diffusé le vendredi 4 février à l’occasion de la 2e journée internationale de la fraternité humaine, le Saint-Père insiste sur l’importance d’envisager les relations entre les peuples comme celles «de l’unique famille humaine ». Il invite à « une marche commune » capable de surpasser les divisions et l’indifférence.

Trois années après son voyage à Abu Dhabi où il avait signé avec le Grand Imam d'Al-Azhar, Ahamad al-Tayyeb, le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, le Pape François lance un nouvel appel à la concorde entre les peuples.

Regarder vers le Ciel

Dans un message vidéo d’environ sept minutes, le Saint-Père définit d’abord la fraternité comme « une barrière contre la haine, la violence et l’injustice », et «l’une des valeurs fondamentales et universelles qui devrait être à la base des relations entre les peuples».

Elle devrait permettre à chaque être humain de se sentir membre de « l’unique famille humaine ». « Nous sommes tous frères», lance Pape, comme en écho à sa dernière encyclique Fratelli tutti.

«Tous, nous vivons sous le même ciel», répète-t-il également, «nous sommes tous différents et pourtant tous égaux, et cette période de pandémie nous l’a prouvé». Et François de mettre en garde, comme il l’a déjà fait en d’autres occasion ces derniers mois : «on ne se sauve pas tout seul !»

Cette fraternité trouve sa source en Dieu – «nous qui sommes ses créatures, nous devons nous reconnaître frères et sœurs». Il revient alors aux croyants de remplir une mission particulière : celle d’«aider nos frères et sœurs à élever le regard et la prière vers le Ciel», explique le Souverain Pontife. «Levons les yeux vers le Ciel, car celui qui adore Dieu avec un cœur sincère aime aussi le prochain», ajoute-t-il.

Sur une même route

«Vivre sous le même ciel» signifie aussi savoir «marcher ensemble». «Ne remettons pas à demain ou à un avenir dont on ne sait pas s’il adviendra ; aujourd’hui est le moment opportun pour marcher ensemble : croyants et toutes les personnes de bonne volonté, ensemble», déclare François. Autrement, c’est l’indifférence qui menace, et son cortège de guerres, de famines, de lacunes éducatives. «Ou bien nous sommes frères, ou bien tout s’écroule. Ce temps n’est pas le temps de l’oubli», résume le Saint-Père avec gravité.

Le Pape concède que le chemin de la fraternité «est long, c’est un parcours difficile, mais elle est l’ancre de salut pour l’humanité». La fraternité seule est capable de faire face «aux nombreux signaux de menace, à l’obscurité du temps présent, à la logique du conflit». Le Souverain Pontife remercie ceux qui «s’uniront à notre chemin de fraternité», dans «l’harmonie des différences et dans le respect de l’identité de chacun». «J’encourage tout le monde à s’engager pour la cause de la paix et pour répondre aux problèmes et aux besoins concrets des derniers, des pauvres, de ceux qui sont sans défense», conclut-il.

 Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Ce 4 février 2022 a marqué la 2e journée internationale de la fraternité humaine, initiative permise par l’Assemblée Générale des Nations Unies avec la résolution de décembre 2020

 

 

Une hospitalité à construire

La tournure des événements de ces dernières semaines en Afghanistan est dramatique. Cette situation illustre ce que le pape François exprime dans  Fratelli tutti  : l’histoire du  bon Samaritain  est toujours d’actualité, mais aujourd’hui, ce ne sont plus seulement des personnes, mais des communautés, des peuples entiers qui sont victimes du brigandage moderne. 

Même si cela ne règle pas tout, on ne peut que se réjouir de l’effort déployé ces dernières semaines par les pays occidentaux pour exfiltrer les Afghans dont la vie est menacée par l’arrivée au pouvoir des talibans.

Mais organiser un pont aérien et installer les personnes dans une chambre d’hôtel n’est qu’une première étape.

Le travail de l’accueil ne fait alors que commencer.

Et l’État ne peut pas tout. Il compte sur l’engagement de la société civile qui est déjà fortement investie auprès des réfugiés et des migrants, que ce soit dans le domaine de l’accueil, de l’accompagnement juridique, de l’accès à la santé ou au logement, de l’apprentissage du français, de la scolarisation, de la formation professionnelle…

C’est l’ensemble de ces initiatives qui construisent une hospitalité

De nombreux chrétiens sont investis dans cet accueil, en lien avec des communautés ou des associations, confessionnelles ou non. Ils ne savent pas toujours expliquer ce qui fonde leur engagement, tant cela va de soi à leurs yeux. À l’image du bon Samaritain qui a fait ce qu’il estimait devoir faire : « Le Samaritain en voyage est parti sans attendre ni remerciements ni gratitude. Le dévouement dans le service était sa grande satisfaction devant son Dieu et sa conscience, et donc, un devoir » (Fratelli tutti, n° 79). 

  D Grenier

In "Croire La Croix",

1er Septembre 2021

Madeleine 08.10.2022 11:43

Verhelst «  quand je suis faible je suis fort «  Debout dans l’épreuve

Madeleine 08.10.2022 11:41

Lire le témoignage très frappant et émouvant de Thierry Verhelst atteint de sla qui vit ce chemin de maladie et de dépendance comme un chemin de transcendance.

Commentaires

08.10 | 11:43

Verhelst «  quand je suis faible je suis fort «  Debout dans l’épreuve

08.10 | 11:41

Lire le témoignage très frappant et émouvant de Thierry Verhelst atteint de sla qui vit ce chemin de maladie et de dépendance comme un chemin de transcendance.

01.10 | 05:38

Le pire ,comme l'a dit Anne Sinclair à propos d'elle-même et de DSK ,c'est que ces affaires soient portées sur la place publique et hyper médiatisées

22.08 | 05:09

Merci pour ces messages de l'été. Ils me rejoignent en Corrèze où je suis venue visiter ma sœur aînée 90 ans, veuve récemment...Noël 2021.