Actualité des amis et partenaires

Adrien Quatennens, jeune leader montant de LFI, reconnaît avoir giflé son épouse, le couple étant engagé dans une séparation houleuse. Julien Bayou, patron des Verts, accusé de harcèlement moral à l’encontre de sa compagne dans des circonstances similaires de rupture conjugale, démissionne de ses fonctions. La question qui est posée est la suivante : des hommes coupables de violence à l’égard de leurs conjointes peuvent-ils poursuivre leur carrière politique ? Sous la pression, ils se sont retirés, mais la réponse demeure délicate : quelle exemplarité, quelles normes morales doivent s’imposer aux responsables publics, au-delà de ce que définit la loi ? Et quelle instance doit en juger ?

Il importe d’abord de redire que la prise de conscience du caractère systémique des violences faites aux femmes depuis des millénaires, dont le moment #MeToo est l’expression la plus visible, est une immense avancée.

Les tragédies qui se déroulent en Iran, où les femmes veulent échapper à la contrainte qui pèse sur elles et sur leur corps, et dont l’obligation du port du voile est le symbole, nous appellent à la gravité sur de tels sujets.

Pour autant, le progrès de notre conscience collective n’éradique pas le mal et la violence de nos comportements individuels et intimes. La colère, la jalousie demeurent terrées en nos âmes. À l’orée de la Bible, Dieu tente de retenir le bras de Caïn : « Le péché à ta porte est une bête tapie qui te convoite, pourras-tu la dominer ? » Hélas, Abel y laisse la vie.

Ne sombrons pas dans un rousseauisme béat – celui de Jean-Jacques, pas celui de Sandrine. Nul n’est parfait, ni homme ni femme. Le mal qui nous traverse s’exprime par des sentiments vils, parfois par des actes indignes. Il y a en nous tous et toutes une part obscure, y compris obscure à nous-même. Si nous attendons des personnes publiques qu’elles soient exemplaires, saintes et irréprochables, nous nous exposons à toutes les hypocrisies et surtout à la folie. Ici, les chrétiens ont une expérience spécifique. Ils regardent le mal droit dans les yeux ; c’est pourquoi ils ont choisi la croix comme signe. Admettre la réalité inexpugnable du mal n’empêche pas de le combattre, mais cela permet de reconnaître la faute, d’accueillir le repentir et d’envisager le pardon. La voie de l’impeccabilité est inhumaine.

Christine Pedotti, Témoignage Chrétien, 29 septembre 2022

Nous connaissons la parabole.  (Lc 16, 19-31)

Un riche insouciant qui « fait des fêtes somptueuses insensible à la souffrance des autres, et un pauvre mendiant à qui « personne ne donne rien». Deux hommes séparés par un abîme d’égoïsme et de manque de solidarité qui, selon Jésus, peut devenir définitif, pour l’éternité.

Allons en profondeur dans la pensée de Jésus. L’homme riche de la parabole n’est pas décrit comme un exploiteur qui opprime sans scrupules ses serviteurs. Ce n’est pas là son péché. L’homme riche est condamné simplement parce qu’il profite négligemment de sa richesse sans s’approcher du pauvre Lazare.

C’est la conviction profonde de Jésus. Lorsque la richesse est « la jouissance exclusive de l’abondance », elle ne fait pas grandir une personne, mais la déshumanise, car elle la rend insensible et indifférente au malheur des autres.

Le chômage fait naître un nouveau « classisme » parmi nous. La classe de ceux d’entre nous qui ont un travail et la classe de ceux qui n’en ont pas. Ceux d’entre nous qui peuvent continuer à augmenter leur bien-être et ceux qui s’appauvrissent. Ceux d’entre nous qui exigent des salaires toujours plus élevés et des accords toujours plus avantageux et ceux qui ne peuvent plus rien « exiger ».

La parabole est un défi à notre vie satisfaite : pouvons-nous continuer à organiser nos «dîners du week-end » et continuer de jouir allègrement de notre bien-être alors que le spectre de la pauvreté menace déjà de nombreux foyers ?

Notre grand péché est l’indifférence. Le chômage est devenu tellement « normal et quotidien » qu’il ne nous choque plus et ne nous fait plus autant de mal. Nous nous renfermons chacun dans «,notre propre vie » et devenons aveugles et insensibles à la

frustration, à la crise familiale, à l’insécurité et au désespoir de ces hommes et de ces femmes.

Le chômage n’est pas seulement un phénomène qui reflète l’échec d’un système socio-économique radicalement injuste. Le chômage, ce sont des personnes concrètes qui ont actuellement besoin de l’aide de ceux d’entre nous qui bénéficient de la sécurité d’un emploi. Nous ferons des pas concrets de solidarité si nous osons répondre à ces questions : avons-nous vraiment besoin de tout ce que nous achetons ? Quand s’arrêtent nos besoins et commencent nos caprices ? Comment pouvons-nous aider les chômeurs?  

 Par José Antonio Pagola

Source : https://www.feadulta.com/es/buscadoravanzado/item/14215-un-nouveau-classisme.html

 

Commémorer la Saint-Barthélemy ?

C’est la question posée cette année par les protestants, quatre centcinquante ans après le massacre, pour leur Assemblée du désert organisée dimanche 4 septembre, commechaque année.

Pour y répondre, le philosophe protestant Olivier Abel était invité. Voici un extrait de son intervention. (In La Croix 5 septembre 2022)

https://ahp.li/abdc0c2a8f0039aa739d.pdf

 

La Fondation Danielle Mitterrand est très heureuse de remettre cette année la 10ème édition du prix Danielle Mitterrand à l’ensemble des « Bâtisseuses et bâtisseurs d’utopies du Nord et de l’Est de la Syrie ».

Leurs engagements quotidiens pour reconstruire, sur les décombres, une nouvelle société plus démocratique, égalitaire et écologique est une véritable source d’inspiration ! Ce prix est une juste reconnaissance de leur puissance d’agir, de la beauté du vivre-ensemble qui se dessine malgré les obstacles, et de la diversité des alternatives auxquelles elles et ils donnent vie. 

Alors que les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et les habitant·es du Nord et de l’Est de la Syrie luttent depuis des années contre les forces de Daech, les offensives et les menaces répétées d’invasion par la Turquie mettent en péril la coexistence pacifique des peuples et l’émancipation des femmes qui prennent corps. Ce prix est aussi le reflet de notre soutien et de notre solidarité !

La remise du prix aura lieu à Paris, le mercredi 14 décembre, en présence d'une délégation de plusieurs personnes venues représenter la force et la diversité des alternatives qui prennent vie au Nord et à l’Est de la Syrie. 

 Présenté à Cannes il y a quelques semaines, « Magdala », le long métrage réalisé par Damien Manivel, sort en salle le 20 juillet. En quittant la projection, le temps semble s’être arrêté... c’est un bouleversement créé par la poésie et la subtilité d’une mystique déployées sans que jamais ne s’immisce la moindre mièvrerie. on peut alors mesurer la profondeur, y compris théologique, du message reçu qui semble murmurer au fond de l’âme.

Suite à lire ici : 

https://ahp.li/00ca97d74c8948905448.pdf

 

Commentaires

01.10 | 07:38

Le pire ,comme l'a dit Anne Sinclair à propos d'elle-même et de DSK ,c'est que ces affaires soient portées sur la place publique et hyper médiatisées

...
22.08 | 07:09

Merci pour ces messages de l'été. Ils me rejoignent en Corrèze où je suis venue visiter ma sœur aînée 90 ans, veuve récemment...Noël 2021.

...
26.07 | 19:14

MERCI POUR TOUTES CES CARTES PLEINE D'ATTENTIONS A NOTRE ENVIRONNEMENT ET NOTRE INTERIORITE.
Monique

...
12.03 | 12:28

Bien contents que vous trouviez du ressourcement sur ce site On pense souvent à vous deux Amitié Martine & Jean-Marie

...