Textes et Prières

Pour un christianisme de liberté

Il est des livres qu’on aimerait avoir écrit ! Et on se réjouit que quelqu’un l’ait fait !

Michel Barlow en 2020 l’a écrit avec un titre qui donne envie de le lire : "Pour un christianisme de liberté".

La meilleure manière de le présenter est d’en donner la table des matières. Avec ce livre on a le chantier qui est devant nous pour que l’Evangile rejoigne nos contemporains en quête de sens et qui n’ont pas ou plus trouver dans le discours courant ce qui pouvait leur en donner le goût.

1. Christ nous délivre du sacré

2. Christ nous délivre du surnaturel

3. Christ nous délivre de la « religion du Livre »

4. Christ nous délivre de la mort…en faisant de nous des vivants de l’aujourd’hui

5. Christ nous délivre du moralisme pseudo-chrétien

6. Christ nous délivre de l’obsession du péché

7. Christ nous ouvre un avenir, chaque fois qu’il faut réformer nos vies

8. Christ nous fait amoureux de l’humanité et du monde

9. Christ nous délivre d’une idée scandaleuse de son sacrifice et de la Rédemption

10. Christ nous délivre de l’idée pseudo-chrétienne du péché originel

11. Christ nous délivre de la honte de notre corps

12. Christ nous délivre …du christianisme

13. Christ nous délivre …de Dieu (du Dieu des philosophes et des savants)

14. Christ nous délivre aussi …de lui-même (de l’dole culpabilisante imaginée par certains)

BONNE LECTURE !

Lu sur le site http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

 

Quelle prière pour la paix par temps de guerre en Ukraine ?

J’imagine qu’actuellement, au cours des messes et des cultes dominicaux dans toutes les églises et les temples chrétiens du monde, sont formulées des prières d’intercession pour la paix en Ukraine. Et que celles-ci, du moins dans les églises catholiques, sont exprimées dans le style habituel, sous la forme de demandes à Dieu dans des termes plus ou moin ssemblables à ceux-ci : « Pour que cesse la guerre en Ukraine et que vienne une paix juste dans ce pays éprouvé, prions leSeigneur»... [...]

Pourquoi ces demandes sont-elles inacceptables pour un chrétien du XXI e siècle baignant dans la culture moderne ? En quoi peuvent-elles déconsidérer le christianisme aux yeux des agnostiques et des athées à cause des images de « Dieu » et de l’homme qu’elles véhiculent ?

 

https://ahp.li/3f34612b64b16e34e1f5.pdf

 

Acte de consécration au cœur de Marie

Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi.

Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché. Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.

Mais nous avons perdu le chemin de la paix.

Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales.

Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes.

Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme.

Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune.

Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs.

Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !

(Suite à lire ici)

https://www.vaticannews.va/fr/priere/acte-de-consecration-au-c-ur-immacule-de-marie.html

Recherche de Dieu, chemins de libération

Méditation de Frère Yves, 1er dimanche de Carème

Dimanche 5 Mars 2022 : Dt 26 4-10 Ps 90(91) Rm8, 10-13 Lc4, 1-13

C’est l’esprit Saint qui conduit Jésus au désert pour y être tenté par le diable… en cela ce que Dieu est entrain de manifester c’est l’humanité de Jésus soumise comme la nôtre à la tentation, à la fatigue, à la faim et à la soif…

le diable est celui qui se met en travers… il opère une division qui est un obstacle à la rencontre avec Dieu et avec les autres… lorsque dieu sépare, dans la bible c’est pour sortir le monde de la confusion...

1. La première tentation touche nos besoins primaires et fondamentaux, elle fait l’impasse de la sollicitude de Dieu pour nous… Jésus s’est en fait nourri durant ces 40 jours de la Parole du Père… et nous aussi nous ne vivons pas que de pain… le tentateur veut le pousser, en sa qualité de Fils de Dieu à se servir…

2. La troisième qui commence de la même manière s’adresse à notre besoin d’être reconnus et admirés… quitte à se servir de la parole de Dieu pour arriver à nos fins… Jésus vit dans la confiance de son Père et n’éprouve nul besoin de se faire valoir par des prouesses… de même se tiendra-t-il en silence devant Hérode qui attend des miracles de sa part…

ces deux tentations qui encadrent la deuxième commencent par cette phrase du diable :

« Si tu es le Fils de Dieu »… ce que le diable cherche c’est de faire sortir Jésus de la condition humaine… de le séparer de nous, de le séparer de son Père… or c’est pour cela qu’il est venu… non pour nous dominer, mais pour nous dire qu’il est notre frère et que son Père est aussi notre Père...

3. L’évangile de Luc nous conduit alors au coeur de ces tentations ( et c’est la deuxième) celle du pouvoir, de la toute puissance… la plus terrible peut-être, puisqu’elle porte à servir le diable, celui qui se met en travers, celui qui prend la place de Dieu... pour nous couper de lui et de nos frères...

 Les trois grandes tentations que nous avons à affronter en tant que fils de Dieu, ce que nous sommes par grâce de Jésus et de notre baptême, peut se résumer en trois mots :

  • me servir en me croyant plus que les autres
  • me servir de la parole de Dieu pour me mettre au-dessus des autres
  • servir le diable dans la puissance et la richesse

 

Prière des Petites Soeurs de Jésus pour l'Ukraine

 

« Je voudrais mettre une étincelle d’amour dans chaque coin du monde. »

Saisie par la passion de l’unité,

petite sœur Magdeleine devient nomade de Dieu sur les routes du monde.

Par son intercession,
nous avons commencé une neuvaine de prière, pour que la paix revienne dans les pays secoués par les guerres et, en ces jours,
plus spécialement en Ukraine.

 

https://petitessoeursjesus.catholique.fr/author/monique/

Carême 2022

Mercredi 2 mars      

PAIX à NOS CENDRES

 

"Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière "

                         cette voix, je l'ai entendue,

cette parole, je l'ai si souvent entendue

                          au long des vies, au long des siècles, du haut de leurs chaires, de leurs tribunaux, de leurs pouvoirs, de leurs savoirs, tous ces prédicants qui la répètent:

                         "Homme, tu es poussière.... "

Et se trouvaient ainsi  justifiés la misère, la souffrance, la souffrance des autres, le malheur, la peine, le travail asservi...

"Souffre en vivant, souffre en maladie, souffre en donnant la vie,

tu es poussière...''

Par leurs prédications, voici ce qu'ils ont fait de l'Homme,

 de la chair d'Homme,

                         chair à travailler, chair à canon, chair à meurtrir,

                         chair à mortifier, chair à mort y faire

                         un peu plus tôt, un peu plus tard, qu'importe :

                         puisque tu dois retourner à la poussière.

 

Mon Dieu, croyaient-ils ainsi Te rendre gloire?

Faut-il que l'Homme soit petit pour que Tu sois Grand?

Faut-il que l'Homme soit malheureux pour que Tu sois bon?

 

Qui donc es-Tu, Dieu, pour que l'on pense cela de Toi?

       est-ce là ton Visage, est-ce là ton message?

       es-Tu ce Dieu jaloux de notre bonheur et de notre dignité?

 

« Mon enfant, dit Dieu, tu peux sans honte t'incliner et recevoir les Cendres.

       Non, la grandeur de Dieu n'est pas la faiblesse de l'homme

       et la gloire de Dieu n'est pas l'humiliation de l'homme.

 

Tu es poussière, mais dans cette poussière, je me suis compromis.

 Ils disent que je t’ai créé de rien ! Moi, je t’ai créé de Moi,

                                                            comme on crée par amour

Dans cette poussière, Je me suis mis à part égale avec l'homme,

                                                             et cela garantit ma Parole.

Cette poussière de terre, c'est Moi qui l'ai façonnée de mes mains,

                                                                            à mon image

Aux pires jours de votre ingratitude, je n'ai pas voulu la détruire

                                                                            ou la disperser

Cette poussière, Je suis venu l'habiter pleinement en mon Fils, cette poussière, je l'ai promise à la Résurrection, au bonheur, à la vie éternelle.

Mon enfant, dit Dieu, marque-toi de ces cendres

       elles ne sont pas signes de mépris pour ma créature

       mais elles te rappellent qu'ici-bas, tu dois brûler

                            car je n'aime pas ce qui est tiède

                            je n'aime pas qu'on se consume lentement

                                      de jalousie, d'envies, de plaisir,

                                     de dévotions ou de bonnes œuvres,

                                     à jour de ses aumônes, de ses prières et de                                       ses confessions.

 

       Tu es là pour brûler

                                     d'enthousiasme, de désirs, de projets,                                               d'amour, de vrai  repentir, de vraie                                                     compassion

       Et surtout, ô surtout, ne te prends pas pour la flamme

                                     la flamme qui est en toi te dépasse                                                     infiniment.  

       Souviens-toi de la laisser briller humblement, de la servir, et              de  dire merci.

 

Souviens-toi: « tu es poussière,

           mais poussière d'étoile,

           poussière divine, poussière de Dieu,      

                                qui retournera en Moi »

Jean-Pierre Belert 

Prière du pape François à la Vierge vendredi 11 février

"Mère aide-nous à êttre une communauté,

Afin que nous puissions sortir nous rencontrer

 en tant que communauté.

 La rencontre signifie toujours s'ouvrir aux autres,

le contraire de la rencontre est de fermer son cœur,

 Mère, que notre cœur ne soit pas fermé,

 car l'égoïsme est une mite qui ronge le cœur».

 

N.D. de Lourdes 11 février 2022

Prière pour une Eglise synodale

Alors que nous sommes appelés à embrasser ce cheminement synodal, cette prière invite l'Esprit Saint à travailler en nous afin que nous puissions être une communauté et un peuple de grâce.

Nous voici devant toi, Esprit Saint,
rassemblés en Ton Nom.
Toi seul es notre guide :
fais de nos cœurs Ta demeure.
Apprends-nous le chemin à prendre
et comment le parcourir.
Nous sommes de faibles pécheurs :
ne nous permets pas de cultiver le désordre.
Ne permets pas que l’ignorance nous conduise
par le mauvais chemin,
ni que la partialité influence nos actions.
Permets que nous trouvions en Toi notre unité,
afin d’avancer ensemble vers la vie éternelle,
sans nous écarter de la voie de la vérité et de ce qui est bon.
Nous Te le demandons,
à Toi qui es à l’œuvre en tout temps et en tout lieu,
dans la communion du Père et du Fils,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Site de la C.E.F. : https://eglise.catholique.fr/vatican/le-synode-2023/

Sur l'évangile des béatitudes selon Luc

Frères et sœurs,

Certes cela ne fait pas trente ans que l’aumônerie de l’hôpital Montperrin anime la messe du dimanche de la santé dans cette chapelle, chaque année, mais une bonne partie d’entre vous doivent commencer à nous reconnaître dans ce rendez-vous annuel…

Moi, je suis la responsable de cette aumônerie depuis plus de 18 ans maintenant, responsable, c’est-à-dire envoyée en mission par l’Église pour être son représentant ; missionnée pour être visage, présence d’Église au nom du Christ, dans un lieu de souffrance et d’enfermement. Lien si possible pour dire la Bonne Nouvelle de l’amour et la miséricorde de Dieu pour chacun.

Et quand j’ai lu le thème d’aujourd’hui, choisi par la Pastorale de la Santé, « heureux en lien avec les béatitudes », j’avoue avoir eu beaucoup de mal à trouver comment en parler avec les passagers de l’aumônerie, et beaucoup de difficultés à trouver comment échanger avec vous…

Heureux vous les pauvres, heureux vous qui avez faim, heureux vous qui pleurez, heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent, vous excluent, vous insultent….

Ma première pensée, je dirai ma pensée primaire, celle qui n’est qu’un besoin d’humour noir qui met à distance les émotions, a été de me dire que tous ces malades avaient beaucoup de chance…

Car pauvres, ils le sont…

Lorsque la maladie vous empêche de gagner votre vie, lorsque la maladie prend tant de place que vous ne pouvez souvent ne penser à rien d’autre, lorsqu’elle vous aliène à des délires, des angoisses, des peurs incontrôlables, incontrôlées, et j’en passe, pauvre êtes-vous me semble-il…

Heureux vous qui avez faim…oui, faim de paix de l’esprit tant cela s’agite là-dedans, faim de compréhension, faim d’être reconnu comme homme et non comme déjanté, faim d’amour si souvent impossible à garder tant il est difficile pour les proches de résister à ces montagnes russes qu’imposent la pathologie. Alors, faim oui, ils ont faim….

Heureux vous qui pleurez… Là encore, les larmes, de celles qui mouillent, de celles qui noient, ils connaissent…

Heureux quand les hommes vous excluent, vous insultent etc…et là encore bienvenue dans leur monde, même si ce rejet, ces insultes, ce mépris que sais-je, ne se fait pas à cause du Christ….

 

Alors avec tout cela, comment leur dire : si,si, écoutez saint Luc, entendez Jésus, le Royaume de Dieu est à vous, vous serez rassasiés, tressaillez de joie, votre récompense sera grande dans les cieux…

Comment ?

Et puis, relisant cet évangile, plusieurs fois, quelque chose m’a sauté aux yeux, d’abord saint Luc parle au présent, ensuite c’est à moi qu’il parle, à moi, à vous, à lui ; je n’ai pas de message à transmettre, je n’ai pas de leçon à donner, d’explications à fournir, j’ai juste à recevoir cette parole, et à essayer de la vivre…

Heureux es-tu, si tu t’es débarrassée de toutes tes fausses richesses, tes certitudes de savoir mieux, tes envies d’aider comme tu le souhaites, tes besoins de convaincre etc, etc…

Heureux es-tu, si tu as faim, faim de justice, faim de paix, faim d’amour à donner…

Heureux es-tu si tu as le don des larmes, celui d’être sensible à la misère, à la souffrance d’autrui…

Heureux es-tu si, sûr de mon amour, sur le chemin qui mène à moi, tu es en butte aux moqueries, à l’ironie, à l’injustice et que tu gardes ta foi et ta confiance en moi, tu seras comme un arbre planté près des eaux qui n’aura rien à craindre de la sécheresse…

 

Alors, avec tout ce bonheur au fond du cœur, toute cette confiance en Dieu, peut-être que là, je vais pouvoir regarder l’autre comme mon alter ego, comme le Christ me regarde-moi, avec amour, avec compassion, avec bienveillance, lui faire sentir que je l’aime, lui, comme il est… Et peut-être alors, sentira-t-il l’amour de Dieu qui le rendra heureux, heureux d’être ce qu’il est, heureux au point de m’oublier pour écouter le Christ, pour le ressentir, pour être sûr qu’Il est là près de lui, peut-être à travers moi…bonheur ! Christine Papon responsable d'aumônerie de l'hôpital psychiatrique Montperrin.

Publié le 17 février 2022 sur "Garrigues & sentiers".

Lecture du jeudi 17 février 2022 6ème semaine ordinaire

Marc 8,31-33

Insupportables paroles.

La foi chrétienne est décidemment unique parmi les religions. Aucune ne présente Dieu ainsi : non seulement un Dieu qui a visage d’humanité, vraiment, réellement, mais aussi un Dieu qui va souffrir, être rejeté, être tué. Dieu dans la temporalité, Dieu jusque dans la mort.

La question à se poser : Si la foi chrétienne dit vrai, qu’est-ce que cela change pour nous ?

Cela change tout.

Cela révèle un Dieu qui aime vraiment et qui le prouve. Dieu qui, dans son incarnation, nous a rencontré toutes et tous. Dieu nous connait de l’intérieur jusqu’à l’expérience de la mort.

Cela révèle notre identité profonde : l’humain est le lieu de Dieu. Dieu est humanisé et l’humain divinisé. Echange réciproque sans confusion et sans séparation.

Et cela désigne le seul et unique lieu du sacré : chaque femme, chaque homme de tous les temps et de tous les lieux.

Comment je réagis à cela ?

« Le Fils de l’homme doit… »

Ce mot résonne mal à notre esprit et notre cœur.

Cela a été malheureusement interprété comme une nécessité de salut : la mort du Christ comme le prix à payer pour que Dieu pardonne. Perversion de la foi.

Mais alors que signifie ce « doit ». Il y a bien un inévitable mais qui est à trouver autre part. C’est l’inévitable d’un refus. Jésus a dû souffrir, être rejeté, mourir parce que sa personne, ses actes, ses paroles étaient et restent insupportable par ce qui, en nous, refuse ce qu’il vient nous donner.

L’insupportable d’un amour exigeant car nous préférerons des amourettes.

L’insupportable de la liberté créatrice car nous préférons la sécurité de la répétition.

L’insupportable de la dignité de chacun-e car nous préférerons les hiérarchies sociales et religieuses.

L’insupportable de la justice car nous préférerons nos intérêts.

L’insupportable…

Qu’est-ce qui me séduit chez Jésus ? Qu’est-ce que j’ai plus de mal à accueillir ?

« Et après trois jours, se lever. »

La résurrection de Jésus fonde l’espérance au sens où elle atteste que le projet de Jésus est vainqueur. Pour celles et ceux qui le suivent cela signifie que malgré le refus, la victoire est possible. C’est possible que l’amour, la liberté, la dignité, la justice ait le dernier mot. Puisant dans sa résurrection, nous pouvons faire se lever le royaume que Dieu veut.

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

 

 

6ème dimanche ordinaire : Les béatitudes

Cela fait toujours du bien de lire et de méditer les Béatitudes !

Jésus les a proclamées au cours de sa première grande prédication, au bord du lac de Galilée. Il y avait une grande foule et il est monté sur la colline, pour instruire ses disciples, c'est pourquoi cette prédication est appelée "le discours sur la montagne". Dans la Bible, la montagne est perçue comme le lieu où Dieu se révèle, et Jésus en prêchant sur la colline se présente comme le maître divin, comme le nouveau Moïse.

Et que révèle-t-il ? Jésus révèle le chemin de la vie, ce chemin qu'il parcourt lui-même, plus encore, qu'il est lui-même, et il le propose comme le chemin du vrai bonheur. Pendant toute sa vie, de sa naissance dans la grotte de Bethléem jusqu'à sa mort sur la croix et sa résurrection, Jésus a incarné les Béatitudes. Toutes les promesses du Royaume de Dieu se sont accomplies en lui.

Pape François

Méditation de Frère Yves du 10 février 2022

 

10 Février 2022 : Sainte Scholastique

 

Nous fêtons aujourd’hui celle qui était la propre sœur de Saint Benoit.

Benoit, père des moines d’occident, Scholastique, vierge consacrée, qui dans des temps troubles de guerres et de pillages, est restée lumière et fraicheur pour ceux qui étaient autour d’elle. Son cœur rayonnait la paix.

 

Avec ces quelques mots ce matin, je voudrais aussi mettre fin à ces presque deux années de messages quotidiens.

Ne vous inquiétez pas, je vais au mieux, mais je dois me ménager... Je tiens cependant à vous adresser un dernier message qui m’est offert par Charles de Foucauld et que je veux vous offrir à mon tour :

« On fait du bien, non dans la mesure de ce qu’on dit et de ce qu’on fait, mais dans la mesure de ce qu’on est, dans la mesure de la grâce qui accompagne nos actes, dans la mesure en laquelle Jésus vit en nous, dans la mesure en laquelle nos actes sont des actes de Jésus agissant en nous et par nous. »

(Charles de Foucauld, DIRECTOIRE, art. XXVIII)

Homélie virtuelle du 5 ème dimanche du temps ordianire

Étant donné la foule qui s’écrase autour de lui, Jésus a besoin d’une barque pour pouvoir mieux enseigner. Aucune autosuffisance chez lui mais un désir de partenariat, un désir que d’autres participent à sa mission et la conscience simple qu’il a besoin d’aide.

Après un temps d’enseignement, Jésus demande une chose étonnante à Simon : « avance au large et jetez les filets. »

Cette demande du Christ est à entendre dans l’aujourd’hui de nos vies. C’est le Christ vivant, ressuscité qui aujourd’hui nous parle. Quel est ce « large » auquel Jésus nous invite ?

Élargir l’espace de nos vies ?

Elargir l’étroitesse de nos idées ?

Ouvrir large notre cœur à son amour ?

… ?

Il s’agit non seulement d’avancer au large mais « de jeter les filets ». On peut comprendre l’étonnement de Simon, le professionnel de la pêche mais, malgré tout son savoir-faire, il n’a pris aucun poisson. Il n’y a aucune raison qu’ils en prennent maintenant !

Pourtant il va le faire. Il va entendre cette demande.

Qu’est-ce qui a pu le décider ?

Il me semble que c’est grâce à une confiance fondée sur une intuition :

de la part de Jésus, ne peut venir qu’une abondance de vie.

Et la pêche abondante lui donne raison !

La confiance de Pierre interpelle la nôtre : quelles sont les raisons de ma confiance en Jésus ? Sur quoi se fonde-t-elle ?

Comme Pierre, nous nous savons pécheurs, fragiles, dans le sens d’une résistance profonde à entrer dans la confiance, à convertir nos fausses images de Dieu. Mais l’inouï de tout l’Évangile, c’est de se découvrir appelé-e au cœur même de ce péché, de cette résistance, de cette fragilité.

Jésus a seulement besoin de notre confiance et notre gratitude.

Il nous rejoint là où nous sommes, nous appelle comme nous sommes. Goûtons simplement, savourons cette joie d’être appelé-e au cœur même de nos résistances.

"Mystère du cœur de l'homme : le plus comblé réclame toujours davantage, nos financiers perdent le sommeil, le plus démuni s'accommode de son gîte, nos savetiers et nos chiffonniers chantent..."


Sœur Emmanuelle

J'ai choisi de croire en Dieu

Je n’ai pas de preuves scientifiques que Dieu existe,
pas plus que de ce qu’il peut y avoir après la mort.
Je vogue déjà sur la lagune des 80 ans, les doutes criblent ma foi.
Les questions m’envahissent face aux cruautés structurelles des puissants,
la souffrance des innocents,
la misère de tant de gens,
les catastrophes naturelles…
Où est Dieu ? Pourquoi n’intervient-il pas?
Pourquoi certains brigands vivent-ils aussi bien alors que tant de braves gens vivent si mal?
Pourquoi Dieu reste-t-il les bras croisés
à la vue du méchant qui avale l’innocent?
Le silence de Dieu est insupportable face à tant de souffrance absurde.
Pourquoi n’as-tu pas épargné à ton propre Fils une mort aussi ignoble?
Terrible silence!
Si tu existes, tu es un Dieu caché… Ou serait-ce que tu es cruel? Ou impuissant?

Je n’ai pas non plus de preuves de ce que signifie la mort.
Personnellement j’ai déjà vu à plusieurs reprises ses plumes.
Nombre de compagnons de route ne sont déjà plus… Ils s’en sont allés pour toujours.
Face à tant de morts accompagnées et tant de cadavres veillés
les questions me glacent…
Où sont-ils? Peuvent-ils m’entendre? Puis-je les remercier ou leur demander de l’aide?
Tout s’achève-t-il en asticots et en putréfaction?
Et s’il n’y a rien?
Silence tombal!

Face à de nombreuses avancées de la Science la foi classique me file
comme le sable entre les doigts…
La planète Terre n’est pas le centre de la Création,
mais un simple point bleu d’un petit soleil d’une galaxie marginale…
Il se trouve que l’évolution de la vie et des êtres humains
est en marche depuis des millions d’années…
Les maladies ont des causes et des remèdes naturels…
La génétique réalise des “miracles”, dont on ne pouvait même pas rêver auparavant…
La pauvreté est un problème socio-politique…
Il se s’agit pas de possessions diaboliques, ni de châtiments divins…
Je connais des gens honorables et heureux qui ne tiennent aucun compte de Dieu.
Où sont reléguées tant de croyances et de prières visant à obtenir le bonheur
et chasser les maladies et les malheurs?
Nombre de pratiques religieuses sont un échec!
Dieu nous échappe. Il n’est pas représentable ni contrôlable.
Il n’est pas tout-puissant.
Il n’a même pas de nom… Mille noms mais aucun qui vaille.

Cependant, hébété en pleine tempête, une autre réalité s’impose à moi:
Je dois reconnaître que la foi en Dieu m’a aidé réellement
à cultiver des idéaux
à me ranger véritablement parmi les pauvres,
à surmonter de grandes difficultés,
à aider maintes gens à recouvrer leur dignité…
J’ai senti, parfois, leurs démarches silencieuses…
C’est pourquoi, j’ai choisi sagement et librement, de manière nouvelle, de croire en Dieu.
Dépassant les questionnements, je fais le saut dans le vide.
Ma vie, si engagée et si merveilleuse, est une réalité palpitante,
qui ne peut s’entendre autrement que appuyée consciemment sur Dieu.
Je ne peux nier une présence divine dans ma vie.
Ni dans la vie de beaucoup d’autres personnes que j’ai accompagnées en profondeur.
Je contemple Dieu chez des couples fortement épris et chez des mères d’une solidarité héroïque.
J’ai reconnu la présence de Dieu dans des luttes héroïques d’organisations populaires…
Je reconnais que nous ne sommes pas capables de comprendre Dieu tel qu’il est.
Il est toujours supérieur à ce que nous pouvons penser ou imaginer.
Je ne le vois pas, il m’est impossible de le toucher,
mais j’ai expérimenté personnellement ses énergies,
si douces et si puissantes…
Enfermé dans une cellule sans horizons la main de Dieu a caressé mon coeur.
J’ai senti son étreinte quand on m’a calomnié et persécuté à mort…
Avec sa double traction j’ai traversé des marais terrifiants…
Son énergie a éclairé mes virages sombres et déplacé mes lourdes machineries…
Si bien que, à mes 81 ans, je peux partager joyeusement la vie d’un quartier marginal…
C’est pourquoi je choisis de croire en Dieu, mais un Dieu différent…

A partir de mon expérience vitale de Dieu,
je peux l’admirer avec extase dans les merveilles de la nature.
Je crois que les énergies de l’Univers, pesanteur et développement, sont de Dieu,
aussi bien dans le micro que dans le macrocosme.
Je reconnais que les merveilles de l’évolution de la vie à travers des millions d’années
sont le reflet de la patiente sagesse divine.
J’accepte avec enthousiasme la lente et longue évolution des hominidés,
dans un processus mirifique d’humanisation ascendante.
Je pense que l’homo sapiens n’est pas le terme de l’évolution.
Dans un lent et long mouvement évolutif se développeront de nouveaux humains,
avec des capacités supérieures d’intelligence et d’amour.
Je crois qu’existe dans l’Univers une diversité prolifique d’êtres conscients,
en constante évolution vers le haut.
Mais j’accepte que dans cette petite planète nous ne soyons pas capables aujourd’hui
de les détecter ni de nous relier avec eux.

Je m’engage en faveur de l’accès à la dignité de tous les humains de cette planète.
Les religions ne m’importent pas trop.
L’important est qu’elles nous aident à être plus humains.
Je crois que quelque espèce de présence de Dieu intervient dans toutes les religions.
Il n’est qu’un seul Dieu.
Mais il s’insinue dans des formes diverses, selon chaque culture.
Dieu n’a besoin ni de nos prières ni de nos offrandes.
Il demeure toujours dans une attitude respectueuse et silencieuse,
disposé à affermir avec douceur nos engagements,
pour autant que nous souhaitions vraiment nous laisser aider sur le chemin de l’amour.
Dieu a remis entre nos mains la marche de l’histoire.
Et il n’a pas l’intention de nous suppléer dans nos responsabilités…
La foi en lui implique des engagements effectifs, personnels et sociaux,
afin de bâtir un monde digne et juste pour tous.

J’ai choisi de croire en Jésus, l’homme chez qui Dieu s’est manifesté en plénitude.
Il nous révèle que la toute-puissance de Dieu, c’est l’amour.
Et il nous encourage à aimer sans conditions.
Selon Jésus, on ne peut accéder à Dieu qu’à travers l’amour.
Et il nous promet, avec son aide, le triomphe définitif de l’amour…

Le Dieu de Jésus ne détient pas de pouvoir. Seul il est miséricorde.
L’être humain le fait souffrir.
Mais il est impuissant face à la liberté qu’il nous a donnée.
Il est tellement impuissant qu’il a besoin de notre concours.
Dans le visage de tout souffrant je vois le visage de Jésus qui m’interpelle.
Je le rends présent dans ma vie en vivant la miséricorde…
La seule chose qui puisse aider Dieu c’est d’aimer,
tout particulièrement les exclus, à force de fraternité.

La personne du Jésus des Evangiles m’enflamme.
Christologies et Christophanies. Et aussi romans, peintures, films…
Mais je réfute avec indignation les démarches fanatiques, dépassées ou élitistes.
Je crois au triomphe évolutif de Christ.
Il est le sommet, le point Omega, vers lequel tend la marche de l’Univers.
Je crois en sa présence interculturelle, interreligieuse et intergalactique…
J’espère que d’une certaine manière l’amour que j’ai déployé dans cette vie
se répande sans frontières,
au-delà de l’espace et du temps…
Je l’accepte, dans l’ombre, sans m’enquérir du comment.
Les yeux fixés sur Jésus, le Jésus incarné, je fais antichambre sereinement…

(en l’an 2016)

José Luis Caravias, jésuite andalou (1935).

Il a consacré toute sa vie à lutter sous différentes formes avec et pour la paysannerie du Paraguay, et il est décédé le 25-03-2021, à l’âge de 86 ans.

A lire : 

: https://www.religiondigital.org/amistad_europea_universitaria/JL-Caravias-SJ-Bergoglio-conmigo_7_1456424359.html

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pierre chauvet | Réponse 12.03.2022 10:40

Trés beau commentaire sur qui es Dieu.Merci de nous faire passer de tel témoignage

Martine de Transhumance 12.03.2022 12:28

Bien contents que vous trouviez du ressourcement sur ce site On pense souvent à vous deux Amitié Martine & Jean-Marie

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Commentaires

12.03 | 12:28

Bien contents que vous trouviez du ressourcement sur ce site On pense souvent à vous deux Amitié Martine & Jean-Marie

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12.03 | 10:40

Trés beau commentaire sur qui es Dieu.Merci de nous faire passer de tel témoignage

...
15.01 | 20:14

Merci de votre appréciation. Et meilleurs vœux, Martine Carlier, secrétaire

...
08.01 | 12:47

je découvre votre site.
Je le trouve bien achalandé et en plus avec le lien permettant d'aller directement sur le texte. http://pleinjour.wordpress.com

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