Temps de Pâques 2020

Pentecôte 2020

É vangile de Jésus Christ selon St Jean ( Jn 20, 19-23).

C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.

Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit :

« Recevez l’Esprit Saint.

À qui vous remettrez ses péchés,

ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés,

ils seront maintenus. » 

Pentecôte 2020 (suite)

Oui, le choix nous est tracé : la grâce de l’esprit est donc de sortir de sa coquille pour s’ouvrir au monde. Pas de rester chez soi !

Les temps changent, les évènements appellent au dépassement :

    Dans l’Eglise, Dans l’économie, Dans la solidarité,

    Dans l’écologie intégrale, Dans le monde !

Les temps appellent à sortir, à accompagner, à renaître,

 

car Jésus nous le dit : « Et moi, je suis avec vous ! »

    Avec nous tous les jours

v là où des femmes et des hommes se dévouent pour en sauver d’autres, pour se tenir ensemble debout,

v là où se tissent, s’inventent de nouvelles relations plus respectueuses de l’humain …

  Avec nous et avec tous les hommes dans leur diversité. Le message est le même pour tous, mais n’ayons pas peur des voix différentes.

 

Allez, le coup de vent est fulgurant …

Ouvrons nos cœurs à l’Esprit de feu, d’audace, ça décoiffe !

Ebranlés, bousculés, déplacés par l’Esprit, parfois violent coup de vent…

Notre Dieu est le Dieu du Premier Pas, toujours recommencé, qui vient à nous, s’immerge dans un peuple, dans sa culture, s’incarne dans notre chair pour manifester ainsi le respect qu’Il porte à nos vies. Le Verbe voulut parler nos propres mots, pour que chacun de nous l’entende dans sa propre langue et dans sa propre vie.

Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;

l’Eglise ne doit pas attirer tout à elle, mais se faire  « toute à tous ».


Jean-Pierre et Jean-Marie


Lien vers le déroulement de la célébration de pentecôte.

  https://ahp.li/dd4d517597ea7417ea26.pdf


Dimanche 24 mai 2020

Lectures du jour :  https://www.aelf.org/ 


Qu'éclate enfin la gloire divine aux yeux des hommes !

Quand donc connaîtrons-nous enfin le Tout-Puissant dans sa gloire ?

C'est de que soupirent tous ceux pour lesquels ne compte que la réalité sensible. Ils ne peuvent percevoir le triomphe divin que comme réalité encore à venir, venant compenser la réalité présente, faite d'échec et de mort.

Mais qu'est-ce que la gloire divine ? Nous l'imaginons spontanément comme affirmation de puissance temporelle s'imposant aux yeux de tous. Elles est en réalité d'un tout autre ordre et c'est pourquoi elle n'est perceptible qu'aux jeux de ceux qui ont été guéris de l'aveuglement humain. Elle éclate dans le renouvellement d'un homme enfin rendu capable d'accéder à l'amour.

Elle est pleinement manifestée en Jésus, au moment même où il semblait perdu. Elle s'affirme chez tous ceux en qui la foi domine la tentation de désespoir et de haine. Elle est jaillissement d'un monde de grâce, plus fort que le mal du monde.

In "Missel Emmaüs des dimanches" Ed Desclée de Brouwer 7ème dimanche de Pâques A.


Dimanche 17 mai 2020

6ème dimanche de Pâques

Lectures du jour :  https://www.aelf.org/ 

L’évangile d’aujourd’hui est la suite directe de celui de dimanche passé : c’est la première partie du grand discours d’adieu de Jésus à ses disciples consacré à les guérir de leur panique et à les établir dans une confiance inébranlable. 

Un seul moyen : « Croyez en moi comme vous croyez en Dieu ». Donc ne lisons pas cet enseignement comme une information mais comme la base à adopter pour trouver la paix.

"Lectio divina 6e dimanche de Pâques", in La Croix - Croire

a lire ici : 

https://ahp.li/47e1b54405d66a746df3.pdf


Une prière 

Il est bien mystérieux,

celui que tu promets, Seigneur,

ce Défenseur

que le Père nous donnera

au jour de Pentecôte.

Car tu sais combien il nous faut être défendus

contre nous-même et notre peu de foi.

Il est bien mystérieux,

ce Défenseur que tu promets, Seigneur.

Si nous t’aimons

nous le reconnaîtrons.

Et nous répéterons :

“Voyez comme le Christ nous a aimés

puisqu’il nous donne son Esprit.

Nous vivons de sa vie

et nous reconnaissons en chaque frère

qu’il est vivant !”

 

Sébastien Antoni


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Un chant : A l'image de ton amour

https://g.co/kgs/EdodUu

Cette icône unique, intitulée « Le Concile des Apôtres de Jérusalem », représente un évènement fondateur dans la vie de l’Eglise, racontée au cœur de la narration des Actes des Apôtres, au chapitre 15. Source : vicariat catholique hébréophone à Jérusalem.

Dimanche 17 mai 2020 (suite)

Billet 6ème dimanche de Pâques A

"Tous, nous exerçons des responsabilités ; peut-être même avons-nous créé une œuvre, une entreprise, une association… pour servir une cause. Quand on a lancé quelque chose, quand on a une responsabilité, il n’est jamais facile de la laisser à un autre, on pense trop facilement qu’un autre n’y arrivera pas…

 

Jésus est venu sur terre pour commencer quelque chose avec les hommes… ce qu’il voulait, c’est que les hommes vivent d’amour, comme lui, comme son Père. Mais voilà, il sent sa fin prochaine, l’hostilité monte contre lui, il sent qu’on va le supprimer ; il va devoir laisser ses amis, seuls, pour continuer…alors, il les rassure : « je ne vous laisse pas orphelins » … Je reviens…vous me verrez vivant… et vous vivrez aussi… de toutes façons, je ne vous laisse pas seuls, je vous envoie un défenseur : l’Esprit de Vérité.

 

Ces considérations peuvent nous sembler abstraites. Et pourtant, elles nous rejoignent dans ce sentiment d’abandon ou de solitude qui peut nous habiter face aux épreuves, aux questionnements dans la vie ou à la sécheresse dans la prière. C’est bien à ce type de réalités que Jésus fait allusion quand il assure les disciples de la présence de l’Esprit comme maître intérieur.

Il ne s’agit pas seulement de vivre et agir dans l’esprit de … ou à la ressemblance de Jésus comme fondateur : que ferait-il dans ma situation, devant mon problème ? ou devant tel problème de société ?… Il ne s’agit pas seulement d’un esprit, comme d’une valeur, d’une référence qui doit animer aujourd’hui ses fidèles…. Il s’agit de l’Esprit, d’une présence réelle que nous ne pouvons percevoir que dans la foi et la prière.

Cet Esprit, ce Défenseur, cet Avocat… c’est Dieu en personne, un visage de Dieu qui nous est donné dans le baptême…nous ne sommes pas des orphelins, mais des fils et il s’agit de rester fidèle à Lui. Il est l’Actualité de la présence de Dieu, de la Parole de Dieu dans l’aujourd’hui …

 

N’oublions pas que le plus souvent, c’est à ses traces, à ses fruits que nous Le reconnaitrons : Il nous élève, Il nous tire toujours « par le haut », Il est exigence mais aussi libération et épanouissement humain et spirituel (c’est tout un). Alors nous Le reconnaîtrons à ses fruits : joie, ferveur, dilatation du cœur, passion, élargissement de notre horizon, paix intérieure …

 

Je me risque d’un exemple : depuis 2 mois, le dimanche, beaucoup suivent la messe à la télé, le jour du Seigneur par exemple. Au million de « pratiquants » habituels : malades, personnes isolées, gens du seuil… un autre million, nous, a été accueilli avec bienveillance, sans masque ! Studio-chapelle simple mais beau, fraîcheur de style, un autel d’humilité, de pauvreté de sincérité. On n’avait pas le sentiment d’assister à la fin d’un monde mais plutôt à l’aube de temps nouveaux. Nous étions près du cœur du Seigneur…un monde ancien a sans doute vacillé ; un christianisme renouvelé peut advenir...


Jean Borderon, curé et St Martin s/ Sèvre

 

Lien vers le découlement de la célébration du 17 mai 2020.

https://ahp.li/606aa7a69a66646566f5.pdf


Dimanche 10 mai 2020

Mettons nous en chemin...

Lectures du jour : https://www.aelf.org/ 

 

Si Jésus nous fait confiance, nous pouvons avoir confiance en nous et nous mettre à l’œuvre.

« D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous ».(Jn, 14, 1-12).


Confiance et Espoir.

   

Il y eut un soir

Il y eut un soir

il y eut un matin

 

Il y a des matins où l'on se lève

parce qu'il faut bien faire ce qui doit être accompli

il y a des jours qui se lèvent sans aurore

il y a des matins où l'on ne sait pas

 si on aura la force de pousser la pierre

 

Il y a des soirs où l'on rentre chez soi après une journée blanche

Il y a des soirs qui ne sont que des fins de journée

Il y a des soirs où les lendemains ne sont lendemains que de nom

  Il y a des soirs de découragement, de doute,

de désespérance ordinaire

Il y a des soirs où l'on voudrait se coucher et ne plus se relever

 

II y eut un matin, un matin odorant de jardin, d’eucalyptus,

Il y eut un soir de chemin fait ensemble, un chemin d'Emmaüs 

Il y eut l'aurore de la Résurrection, qui se lève aux yeux d'une femme

 qui se lève à son tour et fait surgir deux apôtres essoufflés

 

Il y eut le chemin que l'on ose refaire à l'envers

et la confiance revenue

et le coeur réchauffé

et la paix sur les épaules

et le soir de la vie qui n'est plus que l'aube de la vie

 

Il y eut un soir

Il y eut un matin

Il y eut un espoir

Il y eut un jardin


Il y eut un espoir,

…..

  Jean-Pierre Belert


Un chant : " Jésus est le chemin qui nous mène droit vers le Père C‘est lui qui est la Vérité, Il est la Vie".

  https://youtu.be/ywpggirPTr0

 

 

 

5ème D de Pâques Lectures du jour

5 e Dimanche de Pâques (année A)



Commentaire lu sur "Garrigues et sentiers".

http://www.garriguesetsentiers.org/


La lecture et l’étude des Actes des apôtres constitue un des principaux accès à la connaissance des chrétiens dans l’Église primitive. Elle éclaire les débuts de notre «religion». Certes, les jeunes communautés manifestent un élan, un enthousiasme rafraîchissant, qui contraste avec la morosité de certaines de nos célébrations.: « Ils étaient assidus à l’ enseignement des Ap ô tres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux pri è res. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun. Chaque jour, d un m ê me c œur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœ ur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier… » (Ac 2, 43-47).


Mais on aurait tort d’idéaliser la vie de ces premiers chrétiens et leur solidarité communautaire. La vigueur de cette leur foi toute neuve nempêche pas les heurts entre les personnes, par exemple entre les convertis du paganisme et les judéo-chrétiens. On le voit bien avec les récriminations des «frères de langue grecque», qui estiment leurs veuves (des pauvres par excellence) lésées dans les partages quotidiens de nourriture, à une époque où la célébration du Seigneur reste encore un repas fraternel, partagé à domicile, et non un rite structuré et distant aux mains de «spécialistes».


Certains de ces hommes et de ces femmes, faillibles comme nous, commettent des péchés à l’égard du groupe ; ils ne sont pas tous des saints. On connaît l’«affaire Ananie-Saphire» (Ac 5, 1-11), où des fidèles ont gravement menti et ne se sont pas montrés ces «hommes justes et droits» célébrés par le psaume 32. Ils n’étaient pas obligés de donner tout le produit de la vente de leurs biens à laquelle procédaient les chrétiens de la première génération, «liquidation» anti-économique qui ne pouvait se comprendre que dans la perspective d’une parousie imminente. Ce que leur reproche Pierre, ce n’est pas le détournement de fonds, mais d’avoir menti en disant qu’ils avaient tout donné, alors qu’ils avaient conservé une partie de la vente par devers eux. Ce mensonge fait à la communauté est considéré comme ayant été fait à Dieu lui-même et plus particulièrement à l’Esprit. Or on sait que le péché contre l’Esprit ne peut être pardonné. D’où, peut-être l’issue fatale pour les personnes incriminées. Les trois évangiles synoptiques y reviennent comme sur quelque chose d’essentiel (Mt 12,31-32 ; Mc 3,28-30 ; Lc 12,10).


On voit aussi comment l’institution, non organisée par Jésus, s’établit et se complexifie peu à peu en fonction des nouveaux besoins de la «société chrétienne». Le sévère jugement de Pierre est, si l’on veut, l’ébauche des officialités et autres tribunaux ecclésiastiques. Et l’on voit bien (Ac 6,1-6) comment la diaconie a dû être inventée devant un besoin nouveau : le service quotidien des tables, que les apôtres ne pouvaient plus assumer sans prendre sur le temps nécessaire à la proclamation de la Parole de Dieu, l’organisation de la prière elle aussi quotidienne, et aussi, sans doute, l’accueil des malades (Ac .5, 15-16).


L’évangile du jour aborde un tout autre problème, essentiel pour les Chrétiens : Qui est Jésus ? Quelqu’un de très proche du Père puisque croire en lui c’est croire en Dieu, puisqu’il est capable de nous préparer une place dans la demeure du Père, puisqu’il est «le Chemin, la Vérité, la Vie» , voie royale vers ce Royaume, puisque quand on l’a vu, on a vu le Père en qui «il est». Rappelons que prononcer les paroles «Je suis», c’est parler comme Dieu. Si on lui demande qui est son Dieu, Moïse devra répondre : «Celui qui s'appelle "je suis" m'a envoyé vers vous» (Ex 3,14).


Si la «méditation» est, au sens religieux, un état de «fervent recueillement synonyme de prière», nous pouvons rester jusqu’à dimanche prochain sur le paragraphe précédent et relire Jean 14, il y a matière à méditation…

Marcel Bernos

Un credo

 

Je crois en Dieu,

Je crois en l’homme,

Je crois en Dieu qui donne la vie, qui aime chaque personne, qui espère en l’homme,

Je crois en l’homme, fragile, capable d’aimer, capable de donner la vie,

Je crois que Jésus le Christ, Dieu parmi les hommes est venu nous confirmer la présence de l’Esprit Saint au cœur de l’homme,

Je crois que l’Esprit Saint est à l’œuvre au cœur de tout homme de bonne volonté,

Je crois que la vraie puissance de Dieu c’est l’Amour, Dieu est Amour,

Je crois que l’homme est invité à recevoir et à vivre la toute puissance de l’Amour,

Je crois que  l’homme est invité à se convertir à la toute puissance de l’Amour,

Je crois que la Parole, le dialogue, ouvrent à une co-naissance,

Je crois que la con-fiance, la foi en l’autre, permet d’ouvrir des chemins, d’envisager un avenir,

Je crois que l’espérance permet de mettre en œuvre la vie, les dons qui nous sont confiés et de se tenir debout, aujourd’hui, au pied de la croix des hommes, au pied de la croix de Dieu,

Je crois que l’homme se  réalise en constituant un peuple,

Je crois en l’Eglise au service de la Parole, Bonne Nouvelle pour les hommes,

Je crois en l’Eglise au service des hommes, humaine et fragile,

Je crois que l’Eglise est appelée à célébrer le sacrement de l’Amour reçu et offert, le sacrement du don offert : « … alliance nouvelle et éternelle offert pour vous et pour la multitude … »,

Je crois que l’unité nait de l’expression des différences, de la mise en valeur des dons différents confiés par Dieu à chacun,

Je crois que la communion est appelée à naitre lorsque nous sommes au service de la justice et de la paix.

Je crois en la  beauté.

 

4ème dimanche de Pâques

 

Psaume 22 : 

Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

 

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche
il me fait reposer.

 

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

 

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

 

Grâce et bonheur m'accompagnent

tous les jours de ma vie

j'habiterai la maison du Seigneur

pour le durée de mes jours

*****

Une version japonaise du Psaume 22

 "Seigneur, règle l'allure de mes pas.

Je ne me précipiterai pas.

Tu m'incites à des pauses régulières.

Tu me pourvois d'images paisibles

qui rétablissent ma sérénité.

Tu me conduis sur la voie de l'efficacité

par le calme de l'esprit et ta direction de paix.

Même si j'ai un grand nombre de choses à accomplir

chaque jour, je ne me tourmenterai pas,

car ta présence, Seigneur, m'accompagne."

 

 (Revue "Prier")  

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Seigneur Dieu,

Tu n'as pas promis le paradis sur cette Terre

Tu as promis d'être présent à nos côtés

Quoiqu'il nous arrive.


En effet, tu promets de nous donner

Les forces dont nous avons besoin.

Tu promets aussi que tout peut devenir

Une occasion pour mûrir dans la foi 

Et grandir dans notre humanité.

 

Apprends-nous donc toi-même 

A faire le deuil de nos pourquoi.

Apprends-nous à dissocier le pour du quoi.

Apprends-nous à chercher quel bien 

Peut naître de nos peines comme de nos joies.

 

Pour que nous soyons ouverts

A la beauté et à l'imprévu.

Pour que nous ne cédions pas 

Au regret et à l'amertume.

Pour que ta paix et l'apaisement nous portent.

 

Alors nos horizons s'élargiront,

Ta lumière brillera dans nos nuits

Et elle nous conduira tous les jours de nos vies.

Amen.

 

Petr SKUBAL, Vivre, Prier, Méditer, Editions Olivétan

(Prière empruntée à nos amis protestants de Salon : merci !) 

   

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Trois rencontres :

 

A vec Christoph Theobald : " Le manque est une occasion de conversion" ,  

avec Carlo Ossola : "Le confinement un temps pour balayer le superflu"

 

et aussi : "Faut-il rouvrir les églises ?"

à lire ici :

http://www.transhumances13.fr/80326789



3ème dimanche de Pâques

Au 3éme dimanche de Pâques, l’évangile nous fait rencontrer Jésus ressuscité une nouvelle fois.

La révélation s’est opérée par étapes :

     D’abord par un tombeau vide, le linge de l’ensevelissement bien rangé.

     Ensuite, il est apparu en personne aux femmes, puis à ceux qui étaient enfermés au Cénacle.

Cette semaine nous emboîtons le pas de deux disciples qui ont décidé de fuir le confinement de Jérusalem et qui cheminent vers Emmaüs.

Chemin faisant ils cherchent à comprendre : ils se sont mis en marche. Cette mise en mouvement accompagne celle de leur intelligence : ils vont reconnaître celui par qui toute la lumière sera faite sur les événements dramatiques qui les ont bouleversés et désorientés.

Leurs yeux s’ouvriront sur la vérité et ils retrouveront l’énergie des Croyants, en présence du Vivant. (M-A Gini)

 

Un chant : Sur la route d'Emmaüs Ouvre nos yeux,


Nous marchons sur la route de la mort,

Sans un instant soupçonner

Que chemine à côté de nous

La Vie qui s'est levée d'entre les morts.

 

Nous marchons vers la désolation,

Sans un instant soupçonner

Que juste à côté de nous la Vie

Bascule une fois pour toutes dans l'infini.

 

Voici le soir. L'auberge est ouverte

Et la table mise. Pain rompu,

Regard échangé, éclat de la Voie...

Et tout le reste en nous expire d'un coup.

 

François Cheng

Vers Emmaüs

La vraie gloire est ici - 2015

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Cette semaine, Sœur Michèle sur son Blog

propose une  "Retraite de confinement".

 

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com

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Diaporama "Le jour où Dieu n'était pas là" 

http://www.transhumances13.fr/80326766

http://https://ahp.li/70bdb100800fb8f01228.pdf

 

2ème dimanche de Pâques.

 

 

Et tout s’est arrêté… Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie !

Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ?  Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?        

Après ? 

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s'arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.        

 

Après ? 

Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.


Après ?
> >  Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. 

Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?
> >  Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. 

Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?
> >  Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. 

Et nous appellerons cela la patience.

Après ?
> >  
Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. 

Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?
> >  
Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. 

Et nous appellerons cela la justice.

Après ?
> >  Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. 

Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?
> >  
Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, 

nous l’appellerons Dieu.

Après ?
> >  Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. 


Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

 A lire aussi :   

 Le blog de aubonheurdedieu-soeurmichele

Soir de Pâques

Soir de Pâques

Évangile (Lc 24, 13-35)

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Sermon de St Augustin sur l'évangile d'Emmaüs :

Ce passage de l'Evangile nous apporte une grande leçon, si nous savons l'entendre. Jésus apparait, il se monte au yeux des disciples, et il n'est pas reconnu. Le Maître les accompagne sur le chemin, il est lui-même le Chemin ; mais eux ne sont pas encore sur le vrai Chemin : quand Jésus les rencontre, ils ont perdu ce Chemin. Lorsqu'il demeurait avec eux, avant sa passion, il leur avait bien tout prédit : ses souffrances, sa mort, sa résurrection le troisième jour. Il leur avait tout annoncé ; mais sa mort leur avait fait perdre la mémoire...

 

«Nous espérions, disent-ils, que c'était lui qui devait racheter Israël». Comment, disciples, vous l'espériez? Et maintenant vous n'espérez plus? Mais le Christ vit et en vous l'espérance est morte ! Oui, le Christ vit. Mais le Christ vivant a trouvé morts les cœurs de ses disciples. Il apparait à leurs yeux, et ils ne le perçoivent pas : il se montre, et il leur reste caché. S'il ne se montrait pas, comment ses disciples pourraient-ils entendre sa question et y répondre ? Il chemine avec eux et semble les suivre, et c'est lui qui les conduit. Ils le voient mais ne le reconnaissent pas,  "car leurs yeux", dit le texte, "étaient empêchés de le reconnaitre". (V.16)

 

Continuons, mes frères. A quel moment le Seigneur voulut-il qu'on le reconnût? Au moment de la fraction du pain. Nous aussi, nous en sommes sûrs, en rompant le pain nous reconnaissons le Seigneur.

 

S'il ne voulut se dévoiler qu'en ce moment, c'était à cause de nous qui, sans le voir dans sa chair, devions manger sa chair.

Toi donc, qui que tu sois, toi qui es vraiment fidèle, toi qui ne portes pas inutilement le nom de chrétien, toi qui n'entres pas sans dessein dans l'église, toi qui entends la parole de Dieu avec crainte et avec confiance, trouve ton réconfort dans le partage du pain.

L'absence du Seigneur n'est pas pour toi une absence. Crois seulement, et celui que tu ne vois pas est avec toi.

Quand Jésus leur parlait, les disciples n'avaient pas la foi ; et parce qu'ils ne le croyaient pas ressuscité, eux-mêmes n'espéraient pas pouvoir revivre. Ils avaient perdu la foi, ils avaient perdu l'espérance. Morts, ils marchaient avec un vivant ; morts, ils marchaient avec la Vie. La Vie marchait avec eux, mais leurs cœurs n'étaient pas encore revenus à la vie.

 

Et toi à ton tour donc, si tu veux avoir la vie, fais ce qu'ils firent pour arriver à reconnaître le Seigneur. Ils lui donnèrent l'hospitalité; le Seigneur semblait vouloir aller plus loin, ils le retinrent, et après être parvenus au terme de leur propre voyage, ils lui dirent: «Demeurez avec nous, car le jour est sur son déclin». Toi aussi, arrête l'étranger, si tu veux reconnaître ton Sauveur. L'hospitalité leur rendit ce que l'infidélité leur avait fait perdre, et le Seigneur se montra à eux au moment de la fraction du pain. 

St Augustin Sermon 235 (1-3)

 

Dimanche de Pâques

Evangile de Jean  20, 1-18

  Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.   Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.   Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.   Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Ensuite, les disciples retournèrent chez eux.

Marie se tenait près du tombeau, au-dehors, et pleurait. Tout en pleurant, elle se pencha et regarda dans le tombeau; elle vit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête, l’autre aux pieds de l’endroit où l’on avait déposé le corps de Jésus. Ils lui dirent : « Femme, pourquoi pleures-tu? » Elle leur dit : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. » Ayant dit cela, elle se retourna et vit Jésus debout, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? » Elle, croyant que c’était le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai. » Jésus lui dit : « Marie! » Elle se retourna alors et lui dit : « Rabboni! », c’est-à-dire : « Maître ». Jésus lui dit : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore remonté vers mon Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.


Homélie de Grégoire le Grand sur l'évangile de Jean , 1-2 . 4-5 ( extraits).

  Marie-Madeleine arrivée au tombeau et n’y ayant pas trouvé le corps du Seigneur, elle crut qu’on l’avait enlevé, et elle l’annonça aux disciples. Ceux-ci vinrent, constatèrent et crurent qu’il en était bien comme cette femme le leur avait dit. Le texte note alors à leur sujet : « Les disciples s’en retournèrent donc chez eux. ». Puis il ajoute : « Marie, elle, se tenait près du tombeau, au-dehors, et pleurait. » [...] Voilà qui doit nous faire mesurer la force de l’amour qui embrasait l’âme de cette femme. Les disciples s’éloignaient, mais elle, elle ne s’éloignait pas du tombeau du Seigneur. Elle cherchait celui qu’elle n’avait pas trouvé; elle pleurait en le cherchant, et enflammée par le feu de son amour, elle brûlait du désir de celui qu’elle croyait enlevé. Ainsi il arriva qu’elle fut alors seule à le voir, elle qui était restée pour le chercher. Car c’est bien la persévérance qui donne son efficacité à la bonne œuvre. Et la Vérité affirme  : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. ». [...] Marie a cherché d’abord sans rien trouver; mais parce qu’elle a persévéré dans sa recherche, elle a fini par trouver. Que s’est-il passé? Ses désirs se sont accrus de n’être pas rassasiés, et en s’accroissant, ils ont étreint ce qu’ils avaient trouvé.

Si, au contraire, ils s’affaiblissent de n’être pas rassasiés tout de suite, c’est qu’ils n’étaient pas de vrais désirs. C'est d'un tel amour qu'ont brûlé tous ceux qui ont pu atteindre la vérité. [...]

Jésus lui dit : ‹Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?› » Cette question sur la cause de sa douleur vise à augmenter son désir, afin qu’en nommant celui qu’elle cherche, son amour s’embrase avec plus d’ardeur. [...]

« Jésus lui dit : ‹Marie!› » Il l’appelait tout à l’heure d’un nom commun à tout son sexe "femme", et elle ne le reconnaissait pas ; maintenant, il l’appelle par son nom. C’est comme s’il lui disait clairement : « Reconnais donc celui qui te reconnaît. Je ne te connais pas en général, comme les autres, je te connais de façon particulière" ».

Et parce qu’elle s’entend ainsi appelée par son nom, Marie reconnaît son Créateur et l’appelle aussitôt « Rabboni », c’est-à-dire : « Maître » : il était à la fois celui qu’elle cherchait au-dehors, et celui qui au-dedans lui apprenait à chercher.

 

Voix de mon bien-aimé qui frappe à la porte :

"Ouvre-moi" Alleluia !

Si quelqu'un entend ma voix,

ensemble nous prendrons notre repas,

moi près de lui, lui près de moi.

 

Si quelqu'un garde ma Parole,

mon Père l'aimera

et nous viendrons à lui.

 

Deux chants :

https://youtu.be/afON-mTaerQ

Le jour où le bateau viendra.

 

https://youtu.be/0xpMbJ3quOY

The angel rolled the stone away !

 

Oh, the angels rolled the stone away,
Oh, the angels rolled the stone away,
'Twas on that Easter Sunday morning
That the angels rolled the stone away.

 

Sister Mary she came running just about the break of day.
She was bringing news from heaven
That the angels rolled the stone away.
Great God, Almighty! Oh, the angels...

 

Said the angel He is not here;
He is risen as he said,
Why seek ye the living
way down here among the dead.
Great God, Almighty! Oh, the angels...

 

Jesus said, "Touch Me not Mary,
but go on ahead of me.
Go and tell all my disciples
to meet me in Galilee."
Great God, Almighty! Oh, the angels...

 

Brother Thomas he came running,
And his eyes were open wide.
Jesus said, "Man, if you doubt me,
Come put your hand right in my side."
Great God, Almighty! Oh, the angels...

   

Marie-Madeleine, apôtre des apôtres.

Dans la tradition chrétienne, et telle que nous la révèle les Écritures, Marie-Madeleine reçoit le nom  d’apôtre des apôtres . C’est une référence à son rôle unique de témoin de la résurrection et d’évangélisatrice des apôtres.

 

La résurrection annoncée par une femme

Marie-Madeleine est appelée apôtre des apôtres dès le IIe siècle de notre ère. Ce titre ne figure pas dans les Écritures, mais il apparaît de manière récurrente dans les écrits de saint Hippolyte de Rome, théologien du IIIe siècle. L’expression renvoie à l’annonce de la résurrection par Marie-Madeleine, après la rencontre avec Jésus au matin de Pâques. C’est à Marie, une femme, que le Christ a choisi de se révéler ressuscité, et c’est elle qui en a fait l’annonce aux apôtres. Marie-Madeleine, d’une certaine manière, lance l’évangélisation !

 

Un signe précieux de l’historicité des évangiles

Que ce soit elle, une femme, qui occupe un rôle aussi central dans le récit de la résurrection, suffit d’ailleurs à attester de la véracité du texte : dans la société patriarcale de l’époque, une telle mise en valeur de la femme ne pouvait que créer un embarras très fort. Il y aurait eu mille autres manières d’inventer une résurrection, plus triomphale, et plus en phase avec les codes socio-culturels de l’époque.

 

Marie-Madeleine est aussi une figure d’amitié très forte. Elle porte à Jésus un amour fidèle, qui n’a pas besoin d’être sexuel pour être profond. Sa conversation avec Jésus dans le jardin de la résurrection révèle son attachement au corps de son Seigneur, qui en fait un exemple de confiance et de foi.

Au XVIIe siècle, le cardinal Pierre de Bérulle avait trouvé les mots pour parler de l’amitié très forte qui liait Jésus à Marie-Madeleine. La relation d’amour qui existait entre eux se résumait à ces mots du Christ : « Elle a beaucoup aimé ». « Les regards les plus doux » du Christ ont été sur cette âme, tirée « de la mort » et de « la vanité ». Et Bérulle de faire de Marie-Madeleine « la » disciple mystique du Christ par excellence.

 

L’amour du Christ

L’amour d’amitié qui lie Marie-Madeleine à Jésus a été vécu dans une fidélité et une affection uniques dans les évangiles, dont aucun des autres disciples ne sera capable sous cette forme. La profondeur et l’originalité de cette amitié dans le plan divin apparaissent bien lorsque l’on met en regard deux trios de personnages, présents lors des moments cruciaux du ministère de Jésus. Le récit de la Cène fonctionne autour de Jean, le disciple fidèle parfait, Pierre, celui qui a chuté dans sa fidélité, et Judas, qui a renié sa fidélité au Christ. Au matin de la résurrection, devant le tombeau vide, le trio se ré-agence. Pierre reste le centre de gravité : il voit, et il est surpris. De part et d’autre, Jean et Marie-Madeleine ont deux réactions de foi différentes. Jean voit et croit ; Marie-Madeleine voit et s’afflige pour l’ami disparu. Et c’est à elle, la femme triste, que Jésus va se manifester dans la gloire de la résurrection ; c’est de la tristesse d’une femme pleurant l’ami disparu qu’il va tirer l’énergie de la première évangélisation.

 

« Ne me touche pas » : Madeleine et le mystère du corps glorieux

Noli me tangere  (Jean 20, 11-18): trois mots latin qui auront fait couler beaucoup d’encre, alimentant les récits les plus fantastiques sur les relations entre Jésus et Marie-Madeleine. Commençons par rappeler qu’en grec, ces mots que Jésus adresse à la sainte dans le jardin de la résurrection signifiaient « ne me retiens pas ».

Noli me tangere  : paroles mystérieuses de Jésus, dont le sens est inépuisable. Le Christ signifie d’abord à Marie-Madeleine qu’un corps ressuscité est radicalement différent d’un corps mortel ; il lui révèle que, si sa mission à lui est de retourner vers le Père dans son corps glorieux, la sienne est de s’en aller vers les hommes. La résurrection ne peut être un retour à la vie d’avant. « Le tombeau est vide, ma place est là-haut, semblent dire ces mots du Christ, mais toi, un apostolat nouveau t’attend ! »

N’évacuons cependant pas la dimension charnelle de ces mots. Le geste de Marie-Madeleine que le Christ arrête est bien une tentative pour toucher le corps du Christ. Pourquoi l’amitié si forte qui unissait le Christ et sa disciple ne passerait-elle pas par des démonstrations d’affection corporelle, consubstantielles à l’amitié humaine ? Un ami disparu de longue date, que l’on retrouve, ne le serre-t-on pas dans ses bras, sans que le geste ne soit sexualisé d’une quelconque manière ?

Noli me tangere  : mais le toucher de Marie-Madeleine n’est pas le signe d’un trouble érotisme, mais le jaillissement d’une affection brûlante pour Jésus. Quatre versets plus haut, Jean notait la détermination de la sainte à retrouver le corps du Christ. « On a enlevé mon seigneur et je ne sais pas où on l’a déposé ». Les pleurs de la sainte dans le jardin de la résurrection sont la réaction humaine d’un deuil qui ne peut plus se faire dans l’absence du corps mort. Et voilà que le corps de son sauveur lui apparait, vivant. Le désespoir se convertit en débordement d’affection. À travers les millénaires, ce geste est un modèle d’amitié personnelle avec le Christ.  in :  https://questions.aleteia.org/articles/48/qui-etait-vraiment-marie-madeleine/

 

A suivre ce soir et pour les semaines du temps pascal :

 *  Suite du poème "Cette année la semaine sainte va durer longtemps..."

* Evangile de Luc 24 (13-35)

* Commentaire de St Augustin sur cet évangile.

Pour le temps pascal

 A lire :

"La résurrection de Haendel", nouvelle écrite par Stefan Sweig qui retrace la genèse du "Messie" œuvre majeure du compositeur.

  https://www.lecturiels.org/lecturiel/0145.pdf

Extrait de Stefan Sweig "Les heures étoilées de l'humanité".

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Commentaires

14.06 | 07:34

Bonjour à tous. Les commentaires de ce Blog sont limités à 160 caractères. Pour donner votre avis plus longuement, envoyez un mail à : transhumances13@gmail.com

...
13.06 | 07:16

mmo po

...
06.04 | 12:01

Merci

...
14.01 | 15:14

Oui, Marie-Thérèse, ii y en aura.
Bonne journée

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