D'accord, pas d'accord, dites-le nous !

Habemus papam !

Cher François, (Caro Paco !)

Car tel est votre nom.

Ni premier, ni second, vous serez le pape François. Notre pape. Nous ne vous connaissions qu’un peu car vous étiez comme vous le dites joliment « au bout du monde ». Mais nous en savons assez d’abord pour vous dire que vous êtes le bienvenu et, par le nom que vous avez choisi, le pasteur attendu.

Vous serez par ce nom qui vous identifie aux yeux de peuples du monde le pape des pauvres. Il y a beaucoup de pauvretés, de toutes sortes, du plus élémentaire dénuement aux discriminations de toutes origines, et il ne faut se satisfaire d’aucune. Ne laviez-vous pas les pieds de malades du sida à Buenos Aires votre ville en 2001 dont on dit qu’aucun des bidonvilles de misère ne vous est inconnu ? 

Certains mettent le doigt sur le passé et vos éventuelles compromissions pendant les heures sombres de la dictature des colonels argentins. À ces reproches, nous répondons par l’espérance tracée par les chemins inspirés et lumineux d’un Helder Camara et d’un Oscar Romero, passés d’une adhésion à la religion de l’ordre à l’engagement solidaire avec les pauvres. 

Vous serez le pape qui réaffirmera comme Jean XXIII et l’encyclique "Pacem in terris" qu’il n’y a pas de paix sans droit ni d’amour sans justice et que, chrétiens, nous construisons le monde aux côtés de tous ceux qui le peuplent sans privilège autre que celui de les aimer un peu plus encore, portés par la bonté du Christ.

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Vous serez le pape du dialogue et c’est à Assise, la ville du Poverello, justement que toutes les spiritualités du monde entier s’étaient donné rendez-vous en 1986 répondant  à l’invitation prophétique de Jean Paul II. Ce n’était pas un hasard. On dit que le Dalaï Lama fut décisif dans le choix de cette ville du fait de saint François, qui nous avait donné la terre pour mère, pour sœur la lune et pour frère le soleil.

Vous serez comme lui un messager de paix pour nos sœurs et frères d’islam. Avec humilité  comme saint François, vous témoignerez que le seul message de Dieu compréhensible et admissible est de réconciliation et de paix. Vous ne leur cacherez pas nos erreurs et leur direz comment nous, chrétiens, avons su demander et obtenir le pardon de nos sœurs et frères juifs pour nos lâchetés. 
Pape, vous œuvrerez à mettre un terme au scandale de la division des Églises chrétiennes et ferez vivre en toute occasion l’esprit œcuménique de Vatican II.

Ainsi se poursuivra le dialogue d'Assise, cette petite musique de paix pour le monde entier. Pape d’une Église d’un milliard et plus de baptisés, lourde est votre tâche, car votre Église est adulte, instruite et exigeante, et si elle vous nomme Saint-Père c’est dans son frère François qu’elle espère.


Vous serez ce pape qui comme François d’Assise voulut réparer son Église en ruine. Certes, celle-ci est moins vacillante que celle de son temps. Mais elle est  tellement hésitante. Soyez, Saint-Père,  le pape qui ouvre les portes, les fenêtres et les cœurs, qui ne fige pas dans un enseignement pétrifié une Église bousculée par le monde, qui sache saisir dans ce qui est neuf un signe du divin.
Sachez que vous ne serez pas seul.

Jean-Pierre Mignard et  Bernard Stéphan
Directeurs de la rédaction TC

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Commentaires

17.09 | 09:10

la réponse m'arrive aujourd'hui… Je connais toutes ces filles… et son garçon. Je ne savais pas laquelle était malade… merci. Je pense qu'elle est en bonne voie

...
17.09 | 08:56

Caroline.

...
13.07 | 10:38

quelle est le prénom de la fille de Monique ?e lire les dernières nouvelles ! garder le moral, c'est la moitié de la guérison. facile à dire pas à faire

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18.06 | 13:58

Merci, Marie-Thérèse.
Compte-rendu de l' A.G. prochainement ici.

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