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Crise des céréales

 « Après les subprimes,

on spécule sur la nourriture »

Depuis juillet, les prix des céréales flambent. On accuse la sécheresse, mais pour Aurélie Trouvé d’Attac France, cette crise a des responsables. Entretien.

Elle a grandi avec le mouvement altermondialiste. Et ne l’a pas lâché la trentaine passée. Aurélie Trouvé copréside aujourd’hui Attac en France, l’Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne.

Ce qu’Aurélie Trouvé dit moins, c’est qu’elle a suivi des études d’ingénieur agronome pour finalement devenir maître de conférences en économie. Sa spécialité : les politiques agricoles et alimentaires a l’Inra.

Alors, quand les prix des céréales s’envolent comme ils le font depuis le début de l’été, la jeune femme fait le lien entre ses deux activités : ce n’est pas parce qu’une sécheresse met à mal les récoltes américaines que les prix flambent en France, c’est bien plutôt parce que nous avons dérégulé les marchés. Rencontre.

La suite : http://www.rue89.com/2012/09/01/crise-des-cereales-apres-les-subprimes-specule-sur-la-nourriture-234963

 


 

Alimentation :

Les Bourses préparent de nouvelles émeutes

de la faim

Depuis mai, le prix 
du blé a augmenté 
de près de 40 %, 
celui du maïs de plus de 60 %. Le soja suit la tendance. Ces hausses spéculatives se traduiront par une flambée des prix alimentaires. Les paysans français, acheteurs de céréales pour leur bétail, sont les premiers à payer 
la facture.

Une spéculation durable est engagée sur le blé, le maïs et le soja depuis plusieurs semaines. Par effet de contagion, la hausse des prix touche aussi les céréales secondaires, comme l’orge et les oléagineux, et les plus cultivés en Europe : le colza et le tournesol. Depuis juin, le prix du blé a augmenté de près de 40 % et celui du maïs de plus de 60 % à la Bourse de Chicago. La tendance est la même sur les autres places financières où s’échangent chaque jour des milliers de tonnes de grains sans bouger de leurs silos. Plus sidérant encore, les récoltes de 2013, 2014 et même 2015 peuvent être partiellement prévendues sur le marché à terme très au-dessus de 200 euros la tonne car une sécheresse sévère sévissant au États-Unis, en Russie, en Ukraine et au Kazakhstan pousse les spéculateurs à considérer que les prix resteront élevés plus longtemps que lors de la crise de 2007-2008, qui déboucha sur des émeutes de la faim dans près de 40 pays.

Pour le blé, la production mondiale pourrait être cette année de 662 millions de tonnes, auxquels s’ajoute un stock de report de fin de campagne de 177 millions de tonnes. Il n’y a donc pas de risque de pénurie. Mais les stocks sont inégalement répartis. Les pays structurellement déficitaires n’étaient guère enclins aux achats, ces dernières semaines, car ils voulaient connaître la qualité des blés récoltés avant de s’engager. Dans le même temps, les trois gros pays exportateurs que sont la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan ont une récolte en baisse de 34 % par rapport à 2011. Dès lors, leurs capacités d’exportation seront moindres. La Russie a déjà beaucoup exporté cet été et le souci de stabiliser les prix des denrées alimentaires sur leur marché intérieur peut inciter ces trois pays à relever leurs stocks de sécurité. Il n’en faut pas plus pour qu’on anticipe d’énormes profits en spéculant sur les céréales dans les salles de marché.

S’agissant du maïs, les États-Unis tablent désormais sur une récolte de 273 millions de tonnes, au lieu des 375 millions de tonnes envisagés au mois de mai dernier. Comme ce pays utilise 40 % de son maïs pour produire de l’éthanol destiné aux véhicules, la part des réservoirs entre en concurrence avec celles de la consommation humaine et animale. Du coup, les spéculateurs tablent aussi sur une pénurie de maïs et sur des prix en forte hausse.

La suite : http://www.humanite.fr/monde/alimentation-les-bourses-preparent-de-nouvelles-emeutes-de-la-faim-503060

 


 

Le prix du soja flambe, les éleveurs s’affolent

Panique à bord chez les agriculteurs ayant recours au soja importé pour nourrir leurs animaux : le prix de la tonne a doublé ces derniers mois, et oscille aujourd’hui entre 450 et 500 euros ! Or, l’Europe importe près de 40 millions de tonnes de soja chaque année. Et la France caracole en tête du peloton, avec plus de 4 millions de tonnes de tourteaux de soja consommées, dont les deux tiers sont OGM ! C’est qu’il en faut des protéines pour gaver des poulets prêts à consommer en 45 jours, des vaches qui produisent 8 000 litres de lait ou des poules qui pondent plus de 200 œufs par an !

Arrivé en Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans les valises du plan Marshall, le soja américain représente 80% de l’apport protéique de l’alimentation animale européenne et française. Dénoncée depuis longtemps par les tenants d’une agriculture durable, cette dépendance au soja importé semble aujourd’hui inquiéter jusqu’aux champions de la spéculation sur les matières premières, commeSofiprotéol« Notre dépendance dans ce domaine sera un sujet majeur des décennies à venir », a ainsi affirmé Michel Boucly, directeur général adjoint de Sofiprotéol, cité par L’Expansion.

La suite : http://www.bastamag.net/article2772.html

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Commentaires

Aujourd'hui | 13:18

OUI… 100% d'accord ! je l'ai déjà lu, il circule bien sur internet ce petit billet jaune...

...
17.09 | 09:10

la réponse m'arrive aujourd'hui… Je connais toutes ces filles… et son garçon. Je ne savais pas laquelle était malade… merci. Je pense qu'elle est en bonne voie

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17.09 | 08:56

Caroline.

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13.07 | 10:38

quelle est le prénom de la fille de Monique ?e lire les dernières nouvelles ! garder le moral, c'est la moitié de la guérison. facile à dire pas à faire

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