D'accord, pas d'accord, dites-le nous !

Participation au débat de société question N°1

Participation au débat de société à partir des questions lancées par les évêques de France*.

Notes prises au cours de la discussion.

 

Sénas, 17 février 2019

Quelles sont selon vous, en essayant de les hiérarchiser, les causes principales du malaise actuel et des formes violentes qu’il a prises ?

Le démarrage du mouvement:

Une cause première -si pas la plus importante  : augmentation du coût de l'essence et du diesel pénalisant ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler.

Le fait que la nouvelle taxe rapportera largement autant au gouvernement qu'à la transition écologique malgré les dires du gouvernement.

La Pétition diffusée à grande vitesse par les réseaux sociaux et « change.org » : 1 million de signatures

 

Puis une accumulation :

Limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes.

Hausse de la CSG.

La suppression de l'I.S.F.

Fermeture des services de proximité

La peur de l'avenir : nous vivons une période de civilisation sans boussole. Les progrès technologiques provoquent de la peur. On ne sait plus vers quoi nous allons, vers quoi iront nos enfants.

"Si on n'arrive pas à s'exprimer ou si l'on n'arrive pas à être entendu, on a envie de casser du flic, on erre des deux côtés. [...] Les gens sont dans la rue parce qu'ils sont inquiets, mais ils ne savent pas où taper, on ne sait pas où taper, on ne sait pas qui sont les ennemis et les amis".(Bruno Latour, sociologue)

 

Les injustices sociales :

Ecarts des salaires, des retraites, impunité pour ceux qui font du profit et investissent dans des paradis fiscaux...

Injustice entre les différents niveaux de vie, entre ceux qui ont le pouvoir et ceux qui ne l'ont pas, de ceux qui ont la parole et de ceux qui ne l'ont pas...

Injustice de la disparité entre villes et campagnes :"On en a assez d'être pris pour des ploucs".

 

La consommation.

Le taux d'endettement est élevé, les crédits faciles à obtenir même avec de faibles revenus.

Plus profondément : la croyance qu'il faut avoir pour réussir.

 

Rôle de l'éducation :

Le projet de société en France est-il faussé par une carence dans l'éducation à l'école et en famille ?

Les enfants n'apprennent pas assez à s'exprimer, à acquérir du sens critique.

Si on apprend dès l'enfance que la réussite scolaire, puis professionnelle est régie par la compétition, qu'il faut être le premier, écraser les autres, on ne doit pas s'étonner du développement des rancœurs.

De même pour le racisme et le peu de considération pour les minorités.

 

Rôle des réseaux sociaux :

La communication y est efficace, touche vite et le plus grand nombre.

Mais elle est vide, déprimante, elle ne s'adresse à personne ...

Or ils sont peut-être devenus une école parallèle.

Les leaders des Gilets Jaunes les maitrisent parfaitement, même s'ils n'ont qu'un petit bagage intellectuel.

 

Rôle des médias.

 

Rôle des institutions.

Pas de prise en compte, par les gouvernants, de la parole de "la base", même si nous sommes dans une démocratie qui permet cette parole.

Nous vivons en démocratie, mais le pouvoir n'appartient pas au peuple aujourd'hui. (Démocratie représentative et non directe).

Méconnaissance des institutions et de leur évolution. Se tenir au courant est un devoir citoyen.

 

Le gouvernement Macron.

Le gouvernement avec E. Macron devient une oligarchie. Mais les Gilets Jaunes aussi !

Le gouvernement ne prête aucune écoute aux partenaires sociaux (Laurent Berger CFDT s''est pourtant proposé).

"Ni notre gouvernement n'est capable d'écouter ce qui se passe, ni les Gilets Jaunes ne savent ce qu'ils veulent".(Bruno Latour, sociologue)

 

Les réformes faites en début de mandat l'ont été sans une vraie opposition.

La façon dont E. Macron est parvenu au pouvoir, seul, (sans parti politique) implique qu'il soit mis en cause.

Parmi les députés REM il y a très peu de classes populaires.

 

Le gouvernement demande du civisme aux Gilets Jaunes, mais pas aux "riches" quand ils pratiquent la fuite des capitaux.

 

Il y a trop de normes en France, trop de règles, trop de pressions (Les prix, le logement, le travail, les horaires, l'accès aux services, jusqu'à la tété-surveillance en ville...

 

Mais la France n'est pas un pays homogène. Il est difficile de contenter tout le monde. La liberté veut que chacun voit son intérêt.

 

Profil des personnes : petits salaires, fins de mois difficiles, logements petits, éloignement des services publics, déserts médicaux...Mais peu de Jeunes.

 

Des familles (aux alentours de 40 ans) qui ont trop de charges : enfants, parents (quelquefois grands-parents) pour un salaire moyen.

 

La diversité des catégories socio-culturelles représentées sur les rond-point montre aussi que le malaise est plus profond que la seule dimension économique.

 

Les aides sociales ont rendu les gens assistés ; cela les empêche d'innover, d'imaginer des propositions pour s'en sortir ...

 

Des gens retraités depuis peu, et qui ne peuvent maintenir un train de vie coûteux.

Manque de remise en cause, manque de volonté d'entraide, de bénévolat.

 

Ces personnes ne font confiance à aucune institution : ne sont pas engagées, ni dans un parti, ni dans un syndicat, certains ne veulent pas voter.

« Leur préoccupation semble plus les fins de mois que la fin du monde ».

D'ailleurs il existe depuis longtemps des injustices en France et ailleurs. Des mouvements ont cherché et cherchent à mobiliser pour les faire tomber (Syndicats, CCFD, ATD...). Les Gilets Jaunes ne semblent pas le savoir. C'est gênant.

 

Les plus démunis, les sans-voix ne font pas partie de la population des rond-point.

 

Remèdes

Comment nourrir l'espace entre deux élections ?

Le citoyen doit se sentir utile, exercer un pouvoir à son niveau, être entendu.

Il existe des moyens de faire vivre une démocratie participative dans une commune et certaines le font (Commission extra-municipales, Comité de quartiers...) Comment faire remonter cette richesse au niveau national ?

La gestion des affaires publiques n'est pas simple et demande du travail. Il est plus confortable de la confier  à des "experts" élus. Mais le retour à une certaine gestion commune dans les villages rendrait les habitants plus responsables.

 

Le mouvement des Gilets Jaunes résumé par un Camerounais :

La France a vécu sur le dos de l'Afrique. Maintenant l'Afrique le sait. Le gouvernement n'a pas le choix : il doit augmenter les impôts pour survivre !

 

*https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/468109-appel-aux-catholiques-de-france-a-nos-concitoyens/

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Commentaires

17.09 | 09:10

la réponse m'arrive aujourd'hui… Je connais toutes ces filles… et son garçon. Je ne savais pas laquelle était malade… merci. Je pense qu'elle est en bonne voie

...
17.09 | 08:56

Caroline.

...
13.07 | 10:38

quelle est le prénom de la fille de Monique ?e lire les dernières nouvelles ! garder le moral, c'est la moitié de la guérison. facile à dire pas à faire

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18.06 | 13:58

Merci, Marie-Thérèse.
Compte-rendu de l' A.G. prochainement ici.

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