D'accord, pas d'accord, dites-le nous !

MAIS QUE FAIT LE SECOURS CATHOLIQUE AVEC LES ROMS ?

 

Communiqué 27 JUILLET 2012 …

 

Vous êtes nombreux à poser cette question alors que des expulsions ont eu lieu ce mois de juillet dans le département jetant des familles sur nos routes.

Sans refaire tout l’historique, vous dire que nous sommes engagés auprès de cette population depuis 2008, depuis que des associations (LDH, MRAP, MDM,  Rencontre Tziganes…) sont venues interpeler le Secours Catholique, voyant dans notre association une crédibilité et le moyen de coordonner et d’appuyer une action collective partenariale.

On peut penser ce que l’on veut de la légitimité ou non de la présence de ces familles, de l’Europe, de la politique d’immigration etc. Ces familles sont là ; il relève de la plus élémentaire humanité que de nous soucier de leur existence et de les rencontrer…

Depuis 2008, associés à l’aide d’urgence (accès aux soins et au minimum vital) déployée par nos partenaires - associations, travailleurs sociaux, volontaires individuels -, notre souci s’est porté vers les enfants : il s’agit de leur donner  quelques clés pour vivre chez nous (lecture, codes de vie en société) et partant de là travailler avec les parents sur leur responsabilité éducative. Des réussites sont visibles, mais nous ne saurons jamais le fruit de ce que nous avons semé et peu importe.

La question est loin d’être locale, le Secours catholique réfléchit et travaille au niveau départemental, régional, national et européen à travers des partages d’expérience et des propositions concrètes.

 

Aujourd’hui

-          Le bidonville de l’Arbois  qui avait considérablement enflé, grossi des expulsions opérées sur le territoire de Marseille (500 personnes environ depuis juin) s’est vidé en quelques jours par peur de l’intervention policière. Le terrain a été « nettoyé » (destruction des maigres biens) au tractopelle. Cela s’est fait mercredi. Les familles en capacité de le faire sont parties d’elles-mêmes, on ne sait trop où, ce qui détruit aussi notre travail avec ces familles.

-          Le dispositif d’urgence partenarial décidé suite à un récent « conseil de village », c’est-à-dire une réunion avec la population du bidonville est activé (notamment pour « le boire et le manger » pendant les premiers jours après l’expulsion).

-          Monseigneur Dufour qui avait  déjà exprimé son soutien à ces familles (été 2012) a eu début juillet des paroles fortes rappelant  à chacun ses devoirs d’humanité ; nous le tenons informé de l’actualité des évènements ;  avec nous, il est à la recherche de réponses, ponctuelles ou durables.

-          Avec d’autres,  interlocuteurs pertinents pour ce qui est du devenir de ces familles en PACA, nous participons à des réunions en mairie, en préfecture, en région…

 

Ce n’est pas parce que le problème nous dépasse que nous pouvons nous autoriser à baisser les bras. Notre action, notre position n’est pas une charité apitoyée. Notre action est le fruit d’une réflexion nourrie d’expériences diverses. Elle rejoint celle de ceux qui, chrétiens ou non, ne peuvent tolérer ce qui se passe : « celui-ci est mon frère »… C’est bien embêtant, c’est sûr, mais c’est à cela nous a-t-IL dit que l’on  reconnaîtra qui nous sommes …

 

Hélène Mayer, responsable diocésaine Action ROM, avec le Bureau diocésain.

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Commentaires

13.07 | 10:38

quelle est le prénom de la fille de Monique ?e lire les dernières nouvelles ! garder le moral, c'est la moitié de la guérison. facile à dire pas à faire

...
18.06 | 13:58

Merci, Marie-Thérèse.
Compte-rendu de l' A.G. prochainement ici.

...
12.06 | 09:26

Bon courage pour l'ag...
je n'avais pas pris le temps de regarder à fond le site de TRANSHUMANCES !
chapeau !... la vie continue.

...
19.04 | 09:47

Bonne idée, Monique. On va tâcher de le faire vite ! Martine

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