D'accord, pas d'accord, dites-le nous !

Méditation

Dimanche 22 juillet

Jérémie 23,1-6
Psaume 22
Lettre aux Éphésiens 2,13-18
Marc 6, 30-34

Après leur première mission   Jésus dit aux disciples :
« Venez à l’écart  dans un endroit désert et reposez-vous »
Travail, repos :  rythmes de la nature, rythmes des hommes,
rythmes de Dieu lors de la création.
Deux pôles d’une attitude humaine essentielle et il est dommage que la théologie
ait attendu de passer après les philosophies du XXe siècle
pour proposer une anthropologie chrétienne de l’un et de l’autre.

Le travail, chacun voit de quoi il s’agit, surtout quand il en est privé,
par le chômage, la maladie ou l’âge.
Mais le repos,  qu’est ce que « se reposer » pour Jésus ?
Si on le suit dans l’Évangile on voit qu’il se retire souvent à l’écart,
seul ou avec ses disciples, non pour prendre du « loisir »,

non pour ne rien faire, mais pour rompre une manière d’être actif
en se livrant à une autre manière d’être, non moins active, 
qui est de rentrer dans son être.

Pour Jésus cela veut dire être en relation intime avec son Père.
Pour nous, souvent, cela signifie « se retrouver soi-même »
en s’extrayant de l’agir non voulu.

Il n’est pas jusqu’à la messe, ou la pratique religieuse,
qui ne devienne le refuge contre le « trop » le « trop vite », le « sans arrêt ».
À moins qu’elle ne prolonge l’activisme ordinaire,
renvoyant à plus tard la convocation de l’être, en se réclamant plus
de Marthe que de Marie,
de l’action plutôt que de la contemplation et autres catégories bien rôdées
des mentalités chrétiennes…

Est-ce bien de cela qu’il s’agit dans l’Évangile ?
Avec quelle aisance ne voyons-nous pas Jésus interrompre sa présence au Père
autant qu’à l’action,
comme s’il était présent constamment et totalement à l’une et à l’autre.
Plus précisément, comme s’il ne quittait jamais cette présence au Père,
quoi qu’il fasse.

Est-ce seulement humainement possible si l’on en juge de tout
ce qu’on invente de techniques, de moyens et de lieux
pour être soi ou se retrouver ?
La recette n’est peut être pas dans le calepin qui « gère le temps »,
la loi de 1936 et ses congés payés, ou entre toutes sortes de frénésies,
hébétudes des sens ou vacuités mornes.
Le problème n’a pas de solution facile et unique, il est vrai.

Pourtant L’Écriture semble indiquer une orientation qui est autant une
attitude pratique que psychologique.
D’abord l’alternance travail-repos paraît inviter à une harmonie des puissances :
parole-silence ; marche-immobilité ; l’agir et le non-agir.
En un mot des forces qui ne sont plus étrangères à soi mais qui sont de soi,
qui font genèse.
Ensuite, se reposer au sens de l’Évangile :  être en relation avec quelqu’un
et non plus avec des choses,
« mes sens de la vie » ou « mes activités préférées », fussent-elles « spirituelles »,
car l’être que je suis dans l’amour du Père est en avant de tout cela
autant qu’en tout cela et après :
« Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger »
.

De cette foule, j’en suis comme chacun de mes frères
qui cherche le repos.

Angelo Gianfrancesco

source: http://www.garriguesetsentiers.org/

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Commentaires

17.09 | 09:10

la réponse m'arrive aujourd'hui… Je connais toutes ces filles… et son garçon. Je ne savais pas laquelle était malade… merci. Je pense qu'elle est en bonne voie

...
17.09 | 08:56

Caroline.

...
13.07 | 10:38

quelle est le prénom de la fille de Monique ?e lire les dernières nouvelles ! garder le moral, c'est la moitié de la guérison. facile à dire pas à faire

...
18.06 | 13:58

Merci, Marie-Thérèse.
Compte-rendu de l' A.G. prochainement ici.

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