D'accord, pas d'accord, dites-le nous !

Huit jours après Pâques, le Christ apparaît…

15/04/2012                              2ème dimanche de Pâques

 

Actes 4,32-35,  Psaume 117,  1 Jean 5,1-6,  Jean 20,19-31

Le commentaire des lectures bibliques par Marcel Domergue, jésuite, rédacteur, Cahiers Croire.com

N’allons pas croire que Jésus passe à travers les portes. Si ses disciples le voient tout à coup dans la pièce où ils s’étaient enfermés, c’est qu’il était déjà là, invisible mais présent d’une présence désormais universelle. Ils se souviendront de ce qu’il leur disait après son dernier repas, par exemple en Jean 17,20-23 : "Moi en eux et Toi (le Père) en moi, pour qu’ils soient parfaitement un…"

Le Christ se trouve partout où nous sommes. Les portes vont être déverrouillées, non pour permettre d’entrer mais pour que nous puissions sortir : "Je vous envoie", dit Jésus. En Jean 14,23, il annonçait qu’il ferait des croyants réunis sa demeure. Donc, là où se trouve le disciple se trouve le Christ. C’est chacun de nous qui devient la demeure de Dieu. Chacun de nous dans la mesure où il est tourné vers les autres. Et Thomas, notre jumeau quant à l’absence de foi ? Il n’était pas avec les autres quand le Christ s’est manifesté.

Les futurs Apôtres, dès leur premier appel, se sont réunis pour suivre le Christ. Maintenant, Jésus n’est plus là mais, contrairement aux disciples d’Emmaüs, qui s’en vont, ils restent ensemble. Sont-ils animés, à leur insu, d’une secrète espérance ? Thomas s’est absenté, ce qui ne signifie pas qu’il a abandonné les autres puisque "huit jours plus tard", il est avec eux.

 La mention du premier jour de la semaine" (verset 19) et ces "huit jours plus tard" n’est pas sans signification : après les six jours de la création et le septième consacré au repos de Dieu, voici le huitième, premier jour d’une ère nouvelle, d’une nouvelle création.

Croire sans voir

Les disciples rassemblés croient parce qu’ils ont vu Jésus. Ils n’ont pas cru en écoutant simplement Marie-Madeleine et ses compagnes leur parler du tombeau vide et du message transmis par un ange. Ils ont suivi le même chemin que Thomas : pour croire, il a fallu qu’ils voient. Et voir Jésus ressuscité ne suffit pas, il faut encore vérifier que c’est bien lui qui est là. C’est pourquoi Jésus leur montre ses mains et ses pieds percés, son côté ouvert.

Rappelons le début de la première Épître de Jean : "Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché du Verbe de vie…" Cela dit, la vue "objective" nous laisse extérieurs à celui que nous regardons. Au contraire, la parole de l’autre nous pénètre, nous communique ce qu’il est.

Au commencement, le Verbe, la relation ; voilà ce qui nous fait exister. Même physiquement, nous naissons de la relation. La parole est semence, même si elle peut se détériorer en insignifiance ou mensonge. Croire sans voir, sans preuve, c’est accueillir sans réserve celui qui nous parle. Il ne s’agit plus de savoir mais de croire.

Nous en sommes là, et c’est le seul moyen de faire nôtre celui qui nous parle, le Verbe de Dieu par lequel tout existe.

La seule visibilité qui subsiste est celle de la communion de ceux qui se rassemblent, parlent et agissent au nom du Christ. 

Marcel Domergue, jésuite
15 avril 2012. in croire.com

 

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Commentaires

19.04 | 09:47

Bonne idée, Monique. On va tâcher de le faire vite ! Martine

...
08.04 | 23:36

Très très esthétique et attirant.
Que le créateur puisse y ajouter quelques vues sur la journée de février, Pâques à Orgon serait un summum...

...
08.04 | 23:29

oh trop chouette zozios.
Merci pour la qualité de la page d'accueil
je crois que la transhumance sur Orgon va nous ressourcer

...
01.01 | 11:33

2016 La pastorale en rural tient tant au coeur du diocèse que Transhumances se voit contraint de "transhumer" en mendiant un toit de paroisse en paroisse.Merci.

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