D'accord, pas d'accord, dites-le nous !

Quel drôle de roi que ce Jésus !
La parole de Dieu
  « Pousse des cris de joie, Jérusalem ! Voici que ton Roi s’avance vers toi. Il est juste et victorieux, humble, monté sur un petit âne tout jeune. »  
 
Livre de Zacharie, chapitre 9, verset 9
 
  La méditation
Quel drôle de roi que ce Jésus ! 
Quand il entre dans sa capitale, Jérusalem, pas de cortège officiel, mais un petit âne. Pas de motards ni de police, juste une petite foule modeste qui agite en signe de joie des branches vertes et qui crie : « Vive notre roi, le descendant du Roi David ! », au risque de se faire arrêter par les soldats de l’occupant romain. Oui, quel drôle de roi - rien à voir avec la reine d’Angleterre, le roi du Maroc, ou le Président de la République. 
Nous entrons aujourd’hui dans ce qu’on appelle la « Semaine Sainte » : une semaine pour essayer de mieux comprendre ce qu’est la sainteté, la vraie. Pas celle que nous imaginons avoir été celle des saints « officiels ». Pas un effort de perfection morale. Simplement une façon de vivre au quotidien qui nous fasse de plus en plus ressembler à Dieu, car c’est lui « le Saint ». Et cela va se situer avant tout dans la rencontre : la sainteté de Dieu, c’est sa façon d’entrer en relation. 
L’âne, être monté sur un petit âne : voilà un premier trait pour ressembler à Dieu. A l’époque les grands chefs entraient dans les villes sur un cheval magnifique, le même qu’ils chevauchaient pour conduire leur armée à la bataille. Lui, Jésus, c’est sur un âne : il veut faire comprendre qu’il ne fera pas la guerre, même aux Romains, car il est Prince de la Paix. Il ne veut rien de prestigieux, il ne veut surtout pas regarder les gens de haut en bas, car il est humble et doux. Au contraire, il aime s’asseoir à table avec les gens simples et même avec ceux et celles qui ont mauvaise réputation. Car il ne regarde pas l’apparence, ni la situation des gens, ni leur compte en banque - il regarde leur cœur. 
Sur son petit âne, Jésus nous montre l’humilité de Dieu, la simplicité de Dieu avec nous. Le Dieu qu’il nous fait découvrir là ne veut pas être pour nous le « tout-puissant ». Une façon de nous dire : Dieu est heureux avec les gens simples, car ils lui ressemblent. 
La sainteté, c’est alors une façon de regarder les autres pas de haut, mais avec un regard amical et bienveillant. Jésus-roi ne vient pas prendre le pouvoir, il vient changer les cœurs, tout en respectant la liberté de chacun. La sainteté, c’est une façon de ne pas se mettre au-dessus des autres, de ne pas prendre le pouvoir sur eux. La responsabilité envers les autres, oui, le pouvoir sur eux, non. C’est un chemin de liberté par rapport à mon orgueil, à ma suffisance, à ma vanité. 
Les rameaux verts : deuxième indice pour cette « semaine sainte », pour comprendre ce qu’est la sainteté. Les branches d’arbre, avec les premières feuilles du printemps, et les palmes vertes que les gens agitent au passage de Jésus sont le signe de la vie qui renaît après l’hiver. Ce roi-là, il vient pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en surabondance. Tout ce qu’il a fait jusque-là, tout ce qu’il a dit, c’est pour que nous soyons des vivants. Pour nous inviter à vivre. Car la volonté de Dieu (celle dont nous parlons quand nous disons « que ta volonté soit faite »), c’est que nous vivions. Pas que nous acceptions les tuiles qui nous tombent dessus, mais que sans cesse, y compris au sein de toutes sortes de difficultés, nous trouvions le chemin d’une vraie vie. 
Une vie plus forte même que la mort. 
C’est pourquoi, le dimanche des Rameaux, aujourd’hui encore, des gens tiennent à porter un rameau béni sur les tombes de leurs proches. C’est une façon de leur transmettre cette bénédiction de vie, plus forte que la mort. 
Les rameaux : mis dans notre maison, ils nous inviteront, toute cette semaine et au-delà, à être saint c’est-à-dire à vivre nos relations de façon qu’elles donnent la vie. De façon qu’elles transmettent la vie, fassent naître et grandir la vie autour de nous. Laisser monter en nous la sève de Dieu pour porter des feuilles, des fleurs et des fruits, pour retrouver la vraie verdeur de la vie. Avoir la main verte, pour aider à ce que cette sève de Dieu monte dans ceux qui nous entourent. Spécialement pour réconforter ceux qui n’en peuvent plus. 
De quelle façon, durant cette semaine « sainte », allons-nous avoir des relations pour la vie ? De quelle façon allons-nous avoir la main verte pour que les autres soient plus vivants ? 
Béni soit celui qui vient au nom du Dieu Vivant ! 

Traduction liturgique de la Bible : ©AELF - Paris - Tous droits réservés. 

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Commentaires

Aujourd'hui | 13:18

OUI… 100% d'accord ! je l'ai déjà lu, il circule bien sur internet ce petit billet jaune...

...
17.09 | 09:10

la réponse m'arrive aujourd'hui… Je connais toutes ces filles… et son garçon. Je ne savais pas laquelle était malade… merci. Je pense qu'elle est en bonne voie

...
17.09 | 08:56

Caroline.

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13.07 | 10:38

quelle est le prénom de la fille de Monique ?e lire les dernières nouvelles ! garder le moral, c'est la moitié de la guérison. facile à dire pas à faire

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