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Ecologie !

Rencontre avec Pierre Rabhi,

pionnier de la sobriété heureuse

 Pierre Rabhi, défenseur d'un mode de société plus respectueux de l'homme et de la terre, nous a reçus dans le cadre d'une rencontre avec l'association des Journalistes pour la nature et l'écologie (JNE). Nous vous proposons d'écouter sa conférence où il déroule son expérience et ses convictions.

© DR

Depuis son verger d'oliviers, la vue panoramique plonge sur dix-sept clochers et des espaces infinis bornés au loin par quelques monts. Nul bruit, si ce n'est le chant des oiseaux que le printemps met en joie. Pierre Rabbhi nous accueille dans sa ferme de Montchamp, à quelques encablures de Lablachère, dans les Cévennes ardéchoises. Avec ses éternelles sandales, un pantalon en velours côtelé et un chandail quelque peu hors d'âge, une expression de modestie, sinon de fragilité, se dégage de lui. 

Le pionnier de la sobriété heureuse nous reçoit ce vendredi 9 mars dans le cadre d'une rencontre avec une douzaine de confrères de l'association des Journalistes pour la nature et l'écologie (JNE). L'occasion de dérouler son expérience et d'exprimer les convictions qu'il s'est forgées, avec un vrai-talent oratoire. Celui-là même qui avait séduit nos lecteurs lors de l'université de La Vie en juillet 2008, à Strasbourg. L'occasion aussi d'exposer son engagement au sein de Colibris, le mouvement qu'il a lancé appelant à l'insurrection des consciences. 

Ni effet de manche, ni harangue appuyée, mais plutôt une sorte de retenue et un humour relayé par des jeux de mots qui font mouche. Ainsi quand il compare la vie de l'homme contemporain à une suite "d'incarcérations", de l'école ("boîte privée ou boîte publique") à l'entreprise ("une boîte qui va fermer !") en passant par la "boîte" (le night club) où l'on se rend en "caisse" (la voiture), jusqu'au cercueil, au terme de notre existence.

L'enfant des dunes de sable du grand sud algérien a choisi très tôt la liberté. A l'aube des années 60, il a quitté le poste d'ouvrier spécialisé d'une entreprise de la région parisienne où ses compétences de grand lecteur des philosophes n'étaient, explique-t-il avec ironie, d'aucun secours pour son patron. Il a alors fait son "recours à la terre nourricière". En véritables pionniers, son épouse Michèle et lui se sont installés dans une ferme dont personne ne voulait : emplacement trop isolé, terres trop arides. Ils ont acheté ce lieu, fait-il valoir, à cause de la perspective entrevue d'y mener une vie nécessairement sobre. Et de sa rare beauté.

Le prophète-paysan veut bousculer les consciences dans la lignée, foi chrétienne mise à part, de Gustave Thibon ou de Marcel Légaut. Un grand monsieur à écouter et à réécouter.

Pour aller plus loin

> Lire aussi le beau portrait de Pierre Rabhi réalisé par notre journaliste Olivier Nouaillas en avril 2009

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Commentaires

13.07 | 10:38

quelle est le prénom de la fille de Monique ?e lire les dernières nouvelles ! garder le moral, c'est la moitié de la guérison. facile à dire pas à faire

...
18.06 | 13:58

Merci, Marie-Thérèse.
Compte-rendu de l' A.G. prochainement ici.

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12.06 | 09:26

Bon courage pour l'ag...
je n'avais pas pris le temps de regarder à fond le site de TRANSHUMANCES !
chapeau !... la vie continue.

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19.04 | 09:47

Bonne idée, Monique. On va tâcher de le faire vite ! Martine

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