Prier, lire, méditer

Programme du week-end

Rappel du programme .

Samedi : Partage de notre vécu

Recueillir et partager en groupes ce que nous avons vécu, nos émotions, nos joies, nos peurs.

A partir de « là où nous avons les pieds, la tête, le cœur » : le réel de la diversité de nos engagements

  Veillée

  Dimanche : A la lumière des Ecritures

Quelle parole biblique vient rejoindre notre vécu ?

- Quelle lecture chrétienne faisons-nous de ces événements ?

- Quels textes de la Bible ont été et sont pour nous une lumière pour la route, dans cette traversée ?

- A quelles expériences du peuple de Dieu dans son histoire, avons-nous envie de nous référer ?

- Quels appels de Dieu y entendons-nous ?

Célébration de la Parole

  Appelés à vivre quels engagements ?

  A quels changements avons-nous envie de contribuer, seuls ou ensemble ? A l’issue de cette démarche, vers quels changements durables ? Vers quels engagements ?

  A quels changements avons-nous envie de contribuer, seul ou ensemble ?

o dans la vie quotidienne,

o dans la vie de famille,

o dans la vie en société,

o dans l'Eglise

Quelles conséquences pour nous sur la manière de vivre 

la mission ? de vivre l’Eglise ?

Eucharistie

Animation : Céline, Eliane, Enrique, Jean-Baptiste, Jean-Marie, Jean-Yves, Marie-Antoinette, Marie-Hélène, Marie-Thérèse, Martine, Michel, Monique, Pascale, Suzanne

 


Ce que nous avons vécu

Comment avons-nous vécu personnellement cette crise ?

Qu’avons-nous vécu de fort, de tragique, de négatif, d’étonnant… ?

Dans notre manière de vivre et d’agir, qu’avons-nous privilégié : isolement ou solitude ?

repli ou commun ? liens à la nature, aux nouvelles technologies… autres

Idées fortes :

Ce vécu, nous le vivons encore en grande partie.

Le confinement en milieu urbain a été beaucoup plus difficile qu'en milieu rural.

Peur, solitude, souffrance d'être privés de nos proches, déstabilisation, souffrance de producteurs, incrédulité face aux informations contradictoires, confusion, inquiétude pour l'avenir, font partie de ce vécu.

Dans notre manière d'agir, nous avons du exercer notre volonté pour éviter le repli sur soi et faire taire la peur. Nous avons profité du temps, de notre famille, du contact avec la nature, de l'utilisation intelligente des technologies au service de la communication.

 

Ce que nous avons-nous vécu, de fort, de tragique, de négatif, d’étonnant .

 

Idées largement partagées :

Remise en cause du passé employé dans la formulation de la question : passé ou présent ? Sommes-nous sortis de la crise ?

Le vécu n'est pas le même pour chacun de nous . Le milieu rural n'a pas rendu le confinement douloureux contrairement à la vie en appartement, en ville, où les contraintes ont été fortes (organisation de la journée stricte avec temps de sortie réglementé, tourner en rond entre ses 4 murs

 

Les problèmes posés par le confinement.

- La peur, les chocs : la peur du manque, la peur de re-confinement en EHPAD, peur viscérale de manque de soins dans les hôpitaux.

- Solitude, par manque de relation, spécialement avec les petits-enfants.

- Les décès : souffrance des proches qui n'ont pu faire leurs adieux, qui n'ont parfois pas pu assister aux obsèques, ni accompagner les leurs dans le deuil.

- La privation de l'exercice des gestes amicaux et de tendresse.

- Socialisationdes très jeunes enfants : en crèche, l'adaptation a été interrompue par 2 fois (confinement, déconfinement, vacances...)

-Doute, déstabilisation, confusion face à un monde qui manque de communication : tout a été remis en cause autour de nous, sur tous les plans et notamment l'Eglise (suicide de prêtres).

"J'ai été désemparée "déminéralisée", devant l'arrêt de tout : l'économie, les transports, les activités en cours auxquelles ont tenait et qui nous faisaient tenir...".

- Gaspillage des produits de l'agriculture par manque de débouchés

- Incrédulité : à cause des information contradictoires y compris de le part d'"experts"

- Méfiance à l'égard des informations si négatives qu'elles conduisent au rejet des infos.

(On entend même des individus qui pleurent de perdre leur superflu !)

- Exagération dans certaines réglementations comme l'interdiction des marchés.

- Les personnes en Maison de Retraite : solitude, perte de liens et parfois situation complètement dégradée de leur santé.

- Inquiétude et angoisse à propos de l'avenir, précarité accrue dans plusieurs secteurs d'activité, notamment artistique.

 

Les points positifs

- Desrelations interfamiliales facilitées.

- L'importance de l'autre. on a pris conscience de ce qui fait la vie des autres, leurs difficultés, mais aussi leur importance, leur prix.

- Les bienfaits d'une vie plus calme : Certains ont retrouvé le sommeil délivrés d'un rythme de travail stressant. Du temps pour des activités délaissées. Du temps pour s'arrêter.

 

Ce que nous avons- privilégié :

 

- Tentation de se replier sur un univers confortable.

- La volonté de ne pas se laisser submerger par ce chamboulement , en donnant plus de poids au présent.

 

Les points positifs

- certains confinements en famille ont fait se découvrir petits-enfants, grands-parents, ont facilité les relations interfamiliales.

- on a pris le temps de vivre, la nature, le jardin...

- on a pris du temps pour broder...

- découverte de nouvelles technologies qui ont permis : des relations familiales, entre amis,

de faire des partages. En Eglise, partages entre croyants de différentes religions.

Qu'apprenons-nous de cette crise ?

- Qu’apprenons-nous dans cette crise ?

- Qu’est-ce que cette crise déplace ? remet en question ? dans notre vie, dans nos choix, dans notre conception des relations, de la société, notre vision de l’homme ?  

Idées fortes :

La crise a offert l'occasion de confirmer nos priorités dans la vie ou de les redéfinir.

Elle a révélé la place vitale des rencontres : l'homme est relié à l'autre, à la terre, a besoin des autres, pour ne pas mourir  affectivement.

Tout a été remis en question : notre rapport à la vie, notre rapport à la mort

Tout est déplacé : notre vision de l'avenir, notre conscience d'un monde différent à bâtir.

 

 

Ce que nous avons appris ou découvert :

 

La place vitale des rencontres dans notre vie.

En avoir été privé, ne plus pouvoir s'exprimer par des gestes ont donné beaucoup plus de poids rencontres. Invitation à dire à l'autre : "Tu es précieux pour moi"

La place de la famille : c réativité en famille : cocon confortable.

Une découverte et une attention nouvelles à certaines personnes "oubliées" :

Prendre le temps de téléphoner à des personnes qu'on oublie : personnes seules, les anciens, ceux qu'on n'avait pas pris le temps de contacté régulièrement.

Le téléphone et le temps retrouvé ont joué un grand rôle.

Découverte des associations d'insertion : en y allant pour donner de mon surplus, en prenant le temps de les voir fonctionner, est venue l'envie d'y participer.

L'émergence de solidarités multiples, de gentillesse

Découverte du rôle premier des "petites gens" (soignants, personnel de ménage), des commerçants, des services divers que nous ne remarquions pas

Découverte de notre voisinage (courses groupées...)

La place de l'art dans une crise

L'apport des artistes via les vidéos (l'art nous a aidé, nourrit)

La nécessité de réfléchir avec d'autres et d'éduquer autour de nous.

par des rencontres comme celle de ce week-end

 

Notre impuissance face aux pouvoirs qui nous dominent.

Découverte de ce qui nous domine, ce qui nous formate (pouvoir politique et financier).

L'humilité : nous avons mesuré notre vulnérabilité, notre dépendance multiple.

Prise de conscience de notre fragilité de celle de nos proches

L'intelligence et le nombre de chercheurs n'ont rien empêché.

Nous ne sommes pas tout puissants ! Nous n'avons pas tout maîtrisé..) face à un petit virus qui détruit tout.

Les outils-réseaux  sociaux n'ont pas comblé tous les manques (l'isolement par exemple)

Une méfiance concernant nos sources d'information

Les plus fiables n'ont pas été capables de nous aider à être vigilants sur les questions importantes.

La mesure : l a prudence sans excès : se protéger, oui, se couper de la vie : non. Et le recul à prendre face aux médias.

 

Les bienfaits d'une vie plus calme : Certains ont retrouvé le sommeil délivrés d'un rythme de travail stressant et du temps pour des activités délaissées

 

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Ce que la crise remet en question.

 

·        Tout a été remis en question, tout est déplacé.

- Remise en cause de situations florissantes comme de situations précaires.

- Les projets sont tombés à l'eau : difficile pour les plus jeunes et les plus isolés, pour l'entrée des jeunes sur le marché du travail (études ou stages annulés).

- L'impossibilité d'exercer des gestes de tendresse. (Grands-parents)

- L'intérêt de vivre en rural et celui de vivre en ville : l'accès à un jardin a adouci le confinement.

- Nos modes de consommation..

Nous le savions déjà, mais consommer local, auprès de petits commerçants a été vital.

- Notre suffisance Nous avons osé demander.

 

·        Remise en cause de mon rapport à la vie face à mon impuissance.

Contempler la vie qui nait là : ce n'est pas réservé aux religieux !

Exister, être et aimer cette vie sans la reconnaissance des autres . Même si je n'ai pas d''activité, je suis, j'existe encore. Cela rejoint la dépendance des personnes âgées.

La question des priorités dans nos vies

Quand on est confronté à un évènement imprévu (accident) comment on s'organise ? Qu'est-ce qui est essentiel ?

Remise en cause de la maîtrise de tout.

C'est la fin d'un monde qui court à sa perte par la démesure dans tous les domaines :

agriculture, environnement, finances....Le monde s'est laissé séduire par la domination (Cf. les tentations présentées au Christ au désert). Les chrétiens n'ont pas compris le sens du verset de la Genèse "Dominez la terre..." et mettent beaucoup de temps à le comprendre !

·        Révélation de notre rapport à la mort.

Nous avons eu peur. Nous n'avons pas pu nous préparer au confinement à cause de notre déni de la mort. Nous avons succombé à la peur qui a été orchestrée, ancrée

·        Notre vision de l'avenir.

- Echanges forts pendant le confinement,mais après ?

Les liens dans le quartier vont-ils rester après ?

Ces voisins qui nous ferment la porte par peur.

Difficile d'organiser les rencontres après confinement : on est freiné par la peur et les consignes sanitaires, ça coupe l'élan, très difficile de se projeter.

- On nous a promis un monde d'après : mais comment ? Vers une société à plusieurs vitesses qui s'accroit avec des écarts qui se creusent (fracture numérique, culture, éducation...).L'isolement s'accroit  : personnes âgées reprises en famille ou protégées en EHPAD ?

- Comment conserver nos nouvelles habitudes de consommation prises pendant le confinement, compliqué de reprendre de nouveaux repères (Consignes, temps de travail)

- Les contraintes sanitaires.

L'expression physique de notre affection ne peut se faire. Or, les jeunes et les moins jeunes ont beaucoup de mal à se priver de loisirs, fêtes, (consommation, loisirs gratuits, besoin de se retrouver), refus des contraintes.

 

·        Notre attitude face au pouvoir. La crise nous a changés.

- Des questions sur les décisions du gouvernement

Beaucoup d'incohérences. Les annonces contradictoires des experts.

Fallait-il un confinement si dur ? L'état aurait-il tester comment maîtriser une population ? Et ça a marché !

- Les hommes et les femmes ont changé, même si le monde économique a l'air de repartir comme avant (Prime pour les voitures...), même si en cette période d'après-crise, nous ne sommes pas encouragés à changer de comportement pour notre consommation (Facilité d'accès et prix pratiqués par les supermarchés, les magasins géants d'internet ...) : nous avons de plus en plus conscience d'un monde à bâtir (Cf. l'interview de Gaël Giraud)

Une fissure s'est faite entre le pouvoir politique et les citoyens plus avertis, plus exigeants, moins crédules.

Certains grands patrons se tournent vers un discours social.

 

Les expériences de foi ou d'Eglise

Idées fortes : Il a fallu faire confiance, face à notre impuissance.

Nous avons pris conscience de nos besoins spirituels.

Il nous a fallu oser : changer, s'ouvrir, inventer des façons de célébrer ensemble car nous avons mesuré combien être et faire ensemble nous construit.

L'Eglise de France n'a pas su inventer pour répondre à ces besoins.

 

Notre expérience de foi chrétienne, nos points d'appui, découvertes, et manques.

 

Cette crise nous a permis de toucher notre impuissance il a fallu faire confiance à la providence.

 

Au delà du manque de rituel formel, d'assemblée physique, cela a permis de renforcer personnellement nos besoins spirituels intérieurs. Comme : Le groupe "Marche-Méditation" 05, qui a continué ses réunions autrement en étant confiné: nous avons rassemblé un grand nombre de personnes pour prier ensemble. Mais par la suite les nouveaux n'ont pas continué.

 

On a mesuré l'importance de la réunion des personnes

 

Il a fallu sortir de ses habitudes, oserse mettre en route.

- L'expérience de foi c'est différent de l'expérience d'Eglise. La foi c'est croire en l'autre, la solidarité. Il y a eu beaucoup de choses de solidarité hors Eglise.

Les jeunes ont été très solidaires.

La solidarité a mis en valeur des gens modestes.

- D'autres formes de célébrations.

Des liturgies plus simples cela interroge pour la suite.

Bénédiction des rameaux en famille.

En campagne, d'autres formes de célébration en plein air "La plus belle cathédrale, c'est la nature".

- Une émulation par la diversité des groupes qui ont participé

Des partages riches avec Zoom

Les gens ont été plus acteurs : "Les gens ont découvert qu'on pouvait participer au partage et pas que le prêtre"! "

Des homélies écrites par des femmes et partage sur internet.

 

Nos interrogations, remises en question .

Interrogation sur le sens de l'eucharistie.

Raréfaction de la culture chrétienne.

Découverte de la façon dont différentes religions peuvent se rejoindre :

Le dimanche matin sur France 2 richesse des différentes fois, toutes dans le même sens.

Il y a eu de beaux textes de la part de toutes les religions.

 

Ce que l’Eglise a donné à voir d’elle-même ?

Il y a eu ici aussi de l'incohérence. Les messes sur France 2 ont été très priantes. Mais :

L'Eglise (locale, pas le Pape) n'a pas su donner un message d'espérance autre que celui de se protéger. On a été en colère parce que l' Eglise n'a pas eu une parole forte pour nourrir la foi, une parole pour sortir de la peur. Elle a "gardé les meubles" et reprend comme avant ! Elle manque d'imagination.

Une Eglise de petits groupes... de vieux ?

 

L'évolution ne va pas venir d'en haut. Il faut continuer à se voir en petites groupe car le changement viendra de là. On ne peut pas changer à partir de la hiérarchie.

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Nous et la société.

- Dans ce que nous entendons autour de nous (collègues, voisins, médias...) qu'est-ce qui nous marque ?

- Avec quoi sommes-nous en accord ? en désaccord ? Pourquoi ?

 

Idée forte : Les deux côtés de l'être humain, face sombre et face claire, sont ressortis.

Donc des contrastes : des inégalités qui se creusent, mais une solidarité qui se réveille ; le flou de l'avenir, mais une volonté d'avance.

Des questions sur le travail, la peur, sur ce que nous entendons où il est difficile de faire le tri.

Des chantiers : la lutte contre la peur, bâtir l'avenir, dont la réorganisation du travail.

 

Ce qui nous marque.

 

La crise a accusé le fossé entre les situations différentes des personnes et des familles.

Les plus fragiles le sont encore plus :

les familles en précarité sociale

les couples et familles où se vit de la violence

les très jeunes enfants en période de socialisation

les personnes fragiles psychologiquement

les personnes seules, isolées, sans accès à l'informatique

les anciens

les urbains (et non les ruraux)

La culture en danger, l'art vivant ne fonctionne pas.

"Il faut semer la vie la préserver avant tout" (Disait E. Macron) : mais quelle vie ?

Mais

Le partage , les solidarités dans un monde où la solidarité ne semblait plus exister.

-  Face à la pénurie, des modes de consommation différents, une économie de "débrouille", acheter local (17 familles à Lambesc autour d'un maraîcher)

- L'émergence de solidarités multiples, de gentillesse de voisinage (courses groupées...) :

le voisin existe, l'autre existe : on s'en aperçoit ! Des gestes solidaires dans le quartier

Applaudissements au personnel "invisible" (éboueurs, infirmiers, ambulanciers, commerçants, à des services divers que nous ne remarquions pas)

 

Confusion sur l'avenir :

- Pas de lisibilité par rapport à l'avenir : on n'a pas de lignes directrices.

au niveau politique, médical, difficulté de retrouver une position commune, projets annulés, manque de visibilité, le pire est peut-être à venir ?

Est-ce que c'est plus grave que la crise ? Où se situe la pandémie : jeunes, personnes âgées ?

- La confusion autour de nous : On entend "Moi-je " dans les rues, écouter les gens, mais sans issue. Beaucoup de bêtises.

Absence de bon sens : collègues, voisins, médias beaucoup d'idéologie.

De l'incrédulité (théories complotistes).

Mais

- Des volontés de changement. On entend rêver tout haut.

Comment être créateur de relations ?

Comment je peux faire autrement ? Dans mon entourage le plus proche : famille, travail.

Il y a quand même un réveil mais il faut qu'il perce  bien nos cœurs et celui des politiciens.

La société va-t-elle voter pour des politiciens soucieux de la planète ? Espérons ! La société, c'est nous !

Une bonne idée : la conférence citoyenne pour le climat qui a donné  de l'espace et du temps pour débattre (150 personnes citoyennes tirées au sort ont donné leurs préconisations)

 

Les médias : une méfiance concernant nos sources d'information

L'information en boucle nous déstabilise. Les médias inquiètent.

Les plus fiables n'ont pas été capables de nous aider à être vigilants sur les questions importantes.

 

Le travail : on entend des questions.

·       Les plans sociaux.

·       Comment répartir le travail ? Répartir temps de travail et temps de maison

·       Développement du télé travail : est-ce raisonnable ? Qui supporte le coût (facture numérique). Présence réelle (de la réalité du télé travail), nécessité du contact humain. Retour à l'humain. Les fondamentaux dans le télétravail.

·       Pourquoi la délocalisation ? On marche sur la tête.

·       On accepte le chômage : sentiment d'impuissance (manque d'offres)

·       Qu'est-ce qu'a à gagner celui qui produit pour 3 € ?

 

La peur excessive.

Les portes fermées . des voisins. Les gens ne sortaient plus. La peur a été ancrée.

La morosité ambiante.

Le fait que la peur de la contamination a été bien plus forte que la peur des excès de notre monde qui pourtant mènent aussi à la mort, mais plus lointaine.

Par exemple : la destruction de la planète, le pouvoir financier, Internet qui nous suit à la trace et entrave notre liberté autant qu'il nous aide à communiquer. !

 

Les Réseaux sociaux : Développement des réseaux sociaux ++

 

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D'accord, pas d'accord : pourquoi ?

Avec la Peur .

J'ai pas envie d'avoir peur. Nous souhaitons apporter une solution "nécessairement positive".

 

Un chantier sur l'avenir : Quelle société voulons-nous bâtir ?

Ils appellent à relancer l'économie : mais laquelle ? Il y a une hiérarchie des besoins à faire.

 

Un chantier sur le travail.

Plan sociaux : qui s'y retrouve ?

Comme si l'on ne pouvait pas tirer des suggestions concrètes (défiscalisation ?)

 

Pas d'accord avec les Médias

Les médias sont devenues insupportables. A qui faire confiance ? Nous en avons marre des médias.

·       C'est le pouvoir de l'argent. On se sent désinformés bien que sur-informés. Ils veulent nous maintenir dans la peur pour nous dominer.

·       Ils n'aident pas à devenir vigilants par rapport à ce qu'on a vécu ! On pourrait se réveiller dans une situation plus terrible qu'avant

·       Les médias continuent à parler de consommation.

·       On a eu des problèmes encore plus graves que le COVID et on en parle pas assez.

·       par exemple, la violence dans les foyers, des inégalités de vie, de la pollution, des petites entreprises,  de l'actualité internationale, du Tiers-Monde,...

·         

Scientifiques : Médecins pas d'accord entre eux : quelle honte !

Paroles bibliques en rapport avec la crise.

Partage et discernement

- Quelle lecture chrétienne faisons-nous de ces événements ?

- Quels textes de la Bible ont été et sont pour nous une lumière pour la route, dans cette traversée ?

- A quelles expériences du peuple de Dieu dans son histoire, avons-nous envie de nous référer ?

- Quels appels de Dieu y entendons-nous ?

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Notre humanité d'aujourd'hui rejoint celle de tout un peuple :

 


Sur la valeur de chaque personne, l'importance de la rencontre

"Tu as du prix pour moi... Je t'ai gravé sur la paume de ma main" 

(Is 43, 1-4 et 49 16).

 

Sur la tentation de démesure du monde

"Les tentations au désert" (Marc, 1 / Luc, 4, 1-13).

 

Comment être au service de la création

"Dominez la terre... mais..." (Genèse 1, 28)

"Le lavement des pieds" (Jean 13, 12-17)

 

Avoir confiance par-dessus la peur.

"La Samaritaine"  (Jean 4.

"La guérison de l'hémoroïsse" (Luc, 8, 43-48.)

"La tempête apaisée" (Luc, 8, 22-25)

Voir le livre de Maurice Bellet "La peur et la foi".

Les périodes de crise et Dieu qui sauve :

- L'arche de Noé (Genèse, 6)

- La tour de Babel (Genèse 11)

- Joseph et ses frères (Genèse 39...)

- "Je lève les yeux vers le ciel : d'où le secours me viendra-t-il ?" Psaume 120 / 121.

- L'ascension "Je suis au milieu de vous"

(Mt 28, 16-20)

 

Sur le risque de nostalgie, faire "comme avant"

"Le peuple hébreu dans le désert et les obstacles au changement : il est prêt à renoncer à sa liberté pour retrouver ses vieux repères. 

(Ex, 16,2-3)

- Moïse qui doit faire des choix

 

Sur la Vigilance : veiller à l'essentiel.

Jérémie (5, 26-29 / 7, 4-7)

"On ne peut adorer Dieu et l'argent".

(Luc 16, 9-11)

 

Sur la solidarité, le partage avec ceux qui ont besoin .

La veuve, l'étranger, l'orphelin :

(Dt 10,18-19 / 24, 17-22 / 26,12)

Fossé entre riches et pauvres :

Amos (4, 1-3) / Is 1,23.)
Etre présents, accompagner, "manger son pain avec", être à côté :

Emmaüs (Luc, 24, 13-35).

 

Regarder l'autre avec le regard du Christ

Ne pas séparer le religieux et l'humain.

Ce que vous faites au plus petit (Mt 25, 31-46)

Le Bon Samaritain.

Renaître d'en haut pour un vrai partage du "pouvoir" dans l' Eglise.

"Naître avec" (Jean, 3, 1-21)

 

La réconciliation

Va te réconcilier avec ton frère avant de célébrer (Mt 5, 24)

 

Evangéliser ou faire fonctionner une structure ?

Le sabbat (Luc 13, 10)

 

Le Magnificat : Marie figure de l'Eglise et de l'humanité réussies.

 

Autres textes cités :

- La vigne à tailler et à ne pas détacher du pied

(Jean 15, 1-4)

- Les lépreux : sommes-nous parmi les 9 ou le 10 ème ? (Luc 17 11-19)

- L'obole de la veuve (Marc 12, 38-44)

- Soyez comme des enfants (Mt, 18,3)

- Homme de peu de foi (Mt 14 22-33)

- Marthe et Marie (Luc 10, 38-41)

 

Appelés à quoi ?


Parta A l’issue de cette démarche, vers quels changements durables ? Vers quels engagements ?

A quels changements avons-nous envie de contribuer, seul ou ensemble ? dans la vie quotidienne, dans la vie de famille, dans la vie en société, dans l'Eglise ?

Quelles conséquences pour nous sur la manière de vivre l’Eglise ?

 

dans la Vie quotidienne, en famille

·       Remplir autrement notre agenda pour ne pas oublier l'essentiel : nos fondations. Ex : lire la bible ; téléphoner à un ami ; RV avec un de nos petits-enfants ; prière ...

·       Prendre le temps

·       Miser sur les relations de proximité :

acheter local

les relations avec nos proches .

D'abord avec nos « vrais proches », en privilégiant des relations interpersonnelles, en communiquant d’avantage, en partageant avec tous ceux que le confinement nous a révélés comme isolés, démunis…

Inventer des moyens pour rester en relation avec nos proches : personnes âgées, petits enfants (Lecture, chansons...)

Par des rendez-vous inventifs : visites, zoom, chanter ensemble, faire la lecture, sans avoir peur de déranger.

En « accompagnant  » plutôt qu’en étant celui qui sait, qui dirige, qui montre… donc plutôt celui qui « mange son pain avec », qui « fait un bout de chemin avec » (Cf. Emmaüs)

dans la société

·       - Participer à plusieurs à une œuvre caritative pour s'encourager.

·       - Etre force de propositionpour l'avenir : économique, social, ecclésial...(Cf. CCFD).

Poursuivons jusqu’à des propositions économiques, sociales, politiques comme ecclésiales par des choix autant personnels que collectifs et fraternels.

en Eglise

Rejoindre d'autres, qui sont sur la même longueur d'onde, pour, se renforcer, s'épauler mutuellement, s'encourager à continuer : Pourraque, CCBF, CMR, Transhumances...

En générant surtout de nouvelles rencontres, de nouvelles synergies, de nouveaux groupes de proximité, de réflexion, de rencontres, de partage… groupes de baptisés qui ont toute leur place comme tels : qui ne savent pas tout, n’ont pas de prétendu « pouvoir hiérarchique », mais peuvent atteindre ensemble à la « co-naissance de l’évangile » qui fonde notre foi.

Malgré la pandémie, mettons l’amour plus haut que la seule santé. Cela semble plus fidèle à l’esprit des Évangiles que l’ordre sanitaire qui tend à s’imposer.

* 1 week-end chaque année en août ?

- Un petit groupe mensuel à Transhumances ?

- Propositions au Foyer de Charité de Sufferchoix : entre sciences et attitude chrétienne

 

Chercher à articuler les deux Eglises : paroisse et autres Lieux rassemblant des chrétiens.

1) La paroisse n'est plus le seul lieu de rassemblement chrétien : de petits groupes comme CMR, Groupe Marignane, Balades bibliques, Repas suivi d'un débat...Lieux où l'on peut débattre sans affrontements.

2) Des paroisses dynamiques existent aussi : on peut fréquenter les deux alternativement.

Poursuivre donc les groupes existants (Transhumances, Mission de France, la Pourraque, CMR, Foyers de charité, CCFD, CCBF etc… en osant proposer, sans schisme… en laissant les portes ouvertes. Car nous sommes l’Eglise, même si elle doit un temps redevenir, comme l’histoire lui en donne exemple ou leçon, une Eglise des catacombes, une Eglise de communautés de base !

 

Avec conviction et espérance : "Je crois aux forces de l'Esprit".

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Annexe.

 

Propositions évoquées et partagées avant ce weekend ou pendant ce weekend dans les réflexions de petits groupes :

 

     Militer pour une vraie place des femmes dans le monde, dans l’Eglise

     Militer pour une Eglise davantage fondée sur l’évangile, le baptême, l’inclusion et l’amour que sur la règle, la hiérarchie et l’exclusion en référence à des rites qui n’ont  plus de sens.  –

     Nous voulons à ce titre susciter la conscience des baptisés, car c’est le baptême qui fédère : il doit porter chacune, chacun, à être acteur de la vie de l’Église, de sa mission et de son avenir. Et il nous faut en partie inventer… L’avenir de l’Église n’est pas écrit : il dépend de chaque baptisé. Pour cela, il nous faut être au cœur du monde, partager ses questionnements et inventer ce qui peut faire signe pour nos contemporains. Chacun de nous doit se demander quels gestes sont porteurs d’une annonce évangélique, quelles attitudes favorisent la communion et quels mots sont vecteurs d’espérance.

     En finir dans nos propres groupes avec un cléricalisme monopolistique, intimant d’obéir, confisquant et détournant le pouvoir. Mettre donc en valeur la responsabilité de chaque baptisé à sa place, avec sa liberté de parole, de débat, non pour créer un nouveau cléricalisme de femmes ou de laïcs, mais en redécouvrant le « service », la gouvernance collégiale et la décision synodale. « Déconfinons » la religion !

     Balayons de nos vies le superflu tout en assurant à chacun, même fragile eu démuni, ses droits fondamentaux

     Retrouvons des « vertus passives » telles que patience, renoncement, pardon, détachement et bienveillance sans en devenir des « bénis-oui-oui » ou des adeptes inconditionnels.

     « Baptisé(e)s de France, le baptême dont vous vous réclamez est toujours devant vous, à recevoir comme nouveau, parce que l'histoire nous fait face, bruyante de menaces de guerre, toujours à recommencer. Alors, armez-vous de la patience de Jésus pour tisser autour de vous des liens de fraternité, toujours à renouer ». Joseph Moingt. 2017.

     « Nous ne demandons rien, mais nous espérons tout » !

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Défaitistes, s'abstenir.


"L'heure de la re-création : défaitistes, s'abstenir !

Traditionnel pas de côté estival par rapport à l’actualité, Transhumances prend le parti d’explorer les formidables capacités de réinvention dont sait faire preuve l’humanité.

Au cœur de cette année 2020 où toutes nos habitudes et nos projets ont été percutés de plein fouet par un virus, il nous a semblé que le moment était propice pour reprendre inspiration dans ces moments où nos mouvements se sont montrés créatifs et capables de se renouveler ou de se reconstruire.

Ce regard d’espérance est aussi l’âme de Transhumances.   Après tout, l’idée même de renaissance n’est-elle pas profondément inscrite dans  notre foi ? ... 

D u   baptême comme seconde naissance à la résurrection, la foi est un long chemin de renouvellement intérieur, dans lequel nous apprenons à nous laisser transformer par et pour une « vie autre ». On le sait, c’est le fameux « vieil homme » dont Paul invite chacun à se défaire pour revêtir « l’homme nouveau » – objectif qui n’est pas un développement individuel, mais un changement en vue de construire un monde plus juste et vrai. Et cette mue est autant un don qu’une exigence, car elle requiert notre engagement actif.

L’autre enseignement, en la matière, se situe dans le mystère de ce jour   entre le soir de la Croix et le matin de la Résurrection. Méditer sur ce silence et cette attente, c’est se souvenir que les plus éclatantes victoires sont en germe dans les plus amères défaites. De la mort à la vie, notre espérance peut toujours se frayer un passage.

Rebâtir, c’est rénover tout ce qui peut l’être, là où la facilité nous souffle d’abandonner l’ancien, l’abîmé, moins désirable.  

Avant de devenir ce quasi-synonyme de tension et de catastrophe,   la crise est étymologiquement un moment décisif, celui où nous devons poser un choix ; l’occasion de cesser de se voiler la face. Combien de fois aurons-nous répété que notre modèle « ne pouvait plus durer », sans en tirer de réelles actions, que ce soit individuellement ou collectivement ?

Le « monde d’après » la pandémie, si souvent évoqué durant le confinement, ne semble certes pas prendre le chemin de la société meilleure espérée, mais n’est-il  pas trop tôt pour le voir émerger ?

Quand la marée du virus refluera, laissant derrière elle blessures humaines et drames sociaux,   il appartiendra à chacun de prendre sa part de l’indispensable reconstruction.

Celle-ci n’aura sans doute pas la forme d’un chantier grandiose et spectaculaire. Rebâtir, c’est rénover tout ce qui peut l’être, là où la facilité nous souffle d’abandonner l’ancien, l’abîmé, forcément moins désirable.

 Sur le plan humain, la reconstruction commence de la façon la plus pauvre, la plus humble qui soit : panser les plaies, être attentifs aux plus fragiles, que nous avons trop souvent laissés sur le bord de la route de l’ancien monde. Soigner et réparer sont les premiers actes qui témoignent d’une espérance concrète.

Et si la renaissance passait également par un nouvel ancrage là où nous vivons ?   Habiter notre terre autrement, localement, habiter notre quotidien. Avoir l’œil sur ceux qui nous entourent plutôt que sur les marchés lointains. On ne redémarre pas sans partir de quelque part, on ne reconstruit rien en s’éparpillant aux quatre vents.

Le monde de demain nous attend, mais il commence sur le pas de notre porte.

Alors, chiche, on redémarre avec Transhumances, les 22 et 23 août, ensemble, à Trescléoux, dans les Baronnies provençales, avec tous nos amis du CMR, des Hautes Alpes et de la Mission de France !

Tiré de l'éditorial d'Aymeric Christensen du 6 août 2020. 

Voir ici :   http://www.lavie.fr/debats/edito/l-heure-de-la-re-creation-04-08-2020-107925_429.php


 

Libre conversation avec Jésus, avec l'évangile de Marc, Chapitre 2 : l'humain au centre.

Sur le Blog "Au bonheur de Dieu".

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"Le sens de la vie : la vie à sens et à contre-sens"  

Un texte écrit par J-P Cavalié juillet 2020

 

https://ahp.li/8c1c635c996c801acf39.pdf

Lectures

Deux livres pour comprendre et repenser notre Eglise : 

"Comment les chrétiens sont devenus catholiques" de Marie-Françise Baslez

On imagine volontiers que l’Église, depuis ses origines, est une, catholique (universelle), apostolique (organisée par les apôtres de Jésus) et romaine (sous l’autorité de l’évêque de Rome), que les Églises orientales sont restées indépendantes pour des raisons intellectuelles ou historiques, que le culte a toujours été rendu de la même manière et le dogme fixé de toute éternité. Essaimage, dissidences et persécutions n’auraient-ils donc changé en rien le devenir des communautés chrétiennes durant leurs quatre ou cinq premiers siècles d’existence ? La construction de l’identité catholique aurait-elle été aussi linéaire qu’on le croit encore souvent ?   Au contraire, la réalité est que la marche vers l’universalisme se déroule sous le signe de tensions continuelles. Au commencement, il n’y a pas de doctrine, mais seulement un message, l’évangile. Il n’y a pas non plus d’organisation, sinon locale. Les communautés développent une conscience collective, l’enseignement et la discipline se construisent au fil des siècles sous l’effet de contraintes extérieures, notamment politiques, tout autant que des évolutions de la pensée antique dans un perpétuel bouillonnement d’idées.   Appuyé sur une connaissance intime des sources chrétiennes et non chrétiennes et nourri des recherches les plus récentes, ce livre riche et suggestif décrit un long processus de construction qui se clôt avec la transformation du christianisme en religion impériale à partir du règne de Constantin, le concile de Nicée (325) et finalement celui de Chalcédoine (451). Il renouvelle profondément l’histoire concrète des quinze ou vingt premières générations de chrétiens.

 

""En finir avec le cléricalisme" de Loïc de Kerimel.

Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles.  
Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. 
Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones

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Et aussi : 

Transformer l'Eglise (M Camdessus)

https://ahp.li/222522902726025d932f.pdf

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 L'Eglise de demain. (in La Croix 3 juillet 2020)

  https://ahp.li/d3f5324b215688050998.pdf


Lundi 6 juillet 2020

Durant les mois de juillet et août 2020, le diocèse d’Aix-en-Provence et Arles vous propose de vivre au rythme de la Parole de Dieu à travers neuf petites méditations pour chacun des dimanches de l’été. Elles ont été rédigées par neuf membres de notre famille diocésaine aux profils et aux « états de vie » différents. Aujourd'hui, la méditation nous est faite par Soeur Elisa Rao, franciscaine de l’Évangile de la paroisse de Rognac.

Sœur Elisa Rao, franciscaine de l’Évangile de la paroisse de Rognac

"C’est sœur Elisa Rao qui vous parle. Je suis religieuse des sœurs franciscaines de l’Évangile depuis trente-trois ans et habite à Rognac depuis un an. J’ai fait de l’Évangile ma vie parce que Jésus, vivant et vrai, est entré dans ma vie avec force, et j’ai pu voir les miracles et toucher sa victoire d’amour. Cela m’a amenée toutes ces années à lâcher prise pour « avancer au large », sûre que Lui est dans le même bateau que moi, me précède sur l’autre rivage et me rend « Parole vivante » que les hommes peuvent lire aujourd'hui."

 

« De bénis, nous devenons une bénédiction qui nous rend capables de bénir l’autre. »

Bénissons-nous le Seigneur ? Allons-nous à Dieu seulement pour demander, pour remercier ou allons-nous à Lui aussi pour bénir ? Que veut dire bénir Dieu ? Quelles sont les conséquences dans notre vie ? Par le texte de l’Évangile de Matthieu 11, 25-30, Jésus nous enseigne à prier, c’est-à-dire à être en face de Dieu en parlant avec Lui comme à un Père. Il nous enseigne la prière de louange. Le premier pas à l’intérieur de cette relation vivante, c’est la « bénédiction ». Bénir, dire le bien et du bien de l’Autre, pas seulement pour ce qu’Il fait chaque jour dans notre vie, en prenant soin de nous comme un Père et en se faisant compagnon de vie, mais dire qu’Il est « un bien pour nous », que sa présence est une bénédiction pour notre vie, et que sans Lui nous ne pouvons pas vivre parce qu’Il a une place importante. Cette prière de louange, de bénédiction, est pareille à une « salle de sport » qui nous aidera peu à peu à faire la même chose avec ceux qui vivent à côté de nous. Nous apprendrons à dire à notre conjoint, à nos enfants, à un ami et après à nos ennemis, qu’ils sont un bien pour moi et que Dieu par eux continue à bénir ma vie. Cette capacité à bénir est donnée aux « petits », c’est-à-dire aux disciples de Jésus, à tous. À eux, le Père se manifeste en Jésus qui est doux et humble de cœur. La douceur et l’humilité sont la clé qui ouvre le cœur à la bénédiction et elles sont un maître qui nous enseigne les attitudes nécessaires pour pouvoir bénir quelqu'un. Ces deux voies, ces deux sentiers lumineux sont le chemin pour sortir de nous-mêmes et pour commencer à marcher avec vérité vers les autres et vers Dieu. Petitesse, douceur, humilité sont notre pièce d’identité qui nous place, face au monde qui parle de force, de puissance, de grandeur, comme une fausse note, contradictoire, démodée, mais victorieuse : voilà la victoire de l’amour. Au-dedans de cet amour il y a notre repos, notre paix et la construction de la vraie fraternité. Aussi l’autre devient un frère, non plus un ennemi. Je voudrais qu’une question résonne maintenant dans le cœur de chacun de nous et que nous y répondions avec sincérité : « Ai-je dit par un mot ou un acte 

avec douceur et humilité à une personne proche de moi qu’elle est une bénédiction pour ma vie ? ». Alors bénir c’est choisir le Seigneur comme centre, comme voie pour se dépouiller des images fausses que nous avons des autres, pour leur donner la place qu’ils doivent avoir.

 

Prière

Seigneur donne-moi un cœur d’enfant qui te bénisse et te loue chaque jour. Aujourd'hui je te bénis pour… Seigneur, doux et humble de cœur, donne-moi le même cœur que toi. Alors que la colère et l’orgueil envahissent mes pensées, mes paroles, mes attitudes, mes actions, que ton Esprit Saint et ta grâce, comme un feu, entrent dans ma « maison intérieure » et me donnent un cœur nouveau qui connait seulement la loi de l’amour. Amen.

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Commentaires

14.06 | 07:34

Bonjour à tous. Les commentaires de ce Blog sont limités à 160 caractères. Pour donner votre avis plus longuement, envoyez un mail à : transhumances13@gmail.com

...
13.06 | 07:16

mmo po

...
06.04 | 12:01

Merci

...
14.01 | 15:14

Oui, Marie-Thérèse, ii y en aura.
Bonne journée

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