Pâques

2ème dimanche de Pâques

Jean 20 verset 19 à 28

Les évangiles ne sont pas faits pour être lu seulement mais pour qu’on y entre ! Y entrer et être là à regarder, écouter pour qu’ils nous communiquent la vie de Jésus.

Alors regardons et écoutons.

Regardons le lieu.

Les disciples sont à l’intérieur d’une maison qu’on a verrouillée. Un lieu clos. Et c’est la peur qui les a fait s’enfermer. On peut comprendre ! Disciples d’un condamné à mort, ils appartiennent au camp de la défaite.

Soyons avec eux, avec elles  dans ce lieu : lieu de la déception après tant d’espoir suscité par l’action de Jésus quand les disciples le suivaient , lieu de tristesse après tant de joie que sa parole avait éveillé, lieu de la nuit après tant de lumière que sa présence leur donnait, lieu de mort après tant de vie qu’il donnait à qui le rencontrait !

Les rejoindre dans ce lieu-là. Pourquoi ?

Parce que ce lieu c’est aussi le nôtre : notre vie aussi est traversée par des déceptions, des tristesses, des nuits, des morts. Si nous consentons à les rejoindre dans le lieu là, ce texte va nous concerner, ce texte va pouvoir nous parler. Il va nous dire que Jésus aujourd’hui vient nous rejoindre nous aussi. Nous allons pouvoir accueillir la phrase étonnante : « Jésus vint et se tint au milieu d’eux ».

Cette bonne nouvelle va nous être dite à nous : Jésus nous rejoint au cœur même de ce qui peut faire mal dans notre vie, et aucun verrou au monde ne peut l’empêcher de le faire.

Même ceux que nous nous sommes mis à nous-même !

Mais pour cela, il est nécessaire d’oser nommer ce qui en nous relève de la déception, de la tristesse, de la nuit, de la mort dans notre vie pour pouvoir ensuite regarder, étonné-e, ébloui-e, Jésus venir et se tenir là pour nous assurer de sa présence, et nous adresser sa parole de paix :

« Paix à vous », parole 3 fois dites dans ce passage.

Ecoutons une autre parole toute aussi étonnante :

« Moi je vous envoie recevez l’Esprit Saint, remettez les péchés ». Ces paroles du Christ, s’adressent aux disciples, donc à chacun-e de nous. Nous aussi sommes envoyé-es, recevant la force de l’Esprit Saint pour être signe du pardon offert.

Souvent, nous ne prenons pas assez au sérieux ce que nous dit Jésus, nous nous protégeons de ses paroles en nous disant : ce n’est pas à nous qu’il s’adresse. Baptisé-es, donc disciples nous sommes envoyé-es :

Accueillons cet envoi en mission, c’est constitutif de notre être baptismal. L’Esprit nous a été donné au baptême et à la confirmation.

Il nous a fait prêtre, prophète et roi.

-Roi pour gérer notre vie dans le sens de la justice, et œuvrer à un monde selon le cœur de Dieu.

-Prêtre pour être des célébrant-es de son amour, devant lui pour le louer.

-Prophète pour écouter sa parole et pouvoir en témoigner par nos actes et nos paroles.

-Envoyé-es pour dire la miséricorde.

Ces mots de Jésus aux disciples sont donc pour nous.

Ecoutons une autre parole :

« Nous avons vu le Seigneur » et mesurons l’extraordinaire de la joie des disciples : le vaincu, le rejeté, le condamné, le crucifié mort sur la croix, il est vivant et on l’a vu vivant. La lumière après la nuit, la joie après la douleur. Pesons ce poids de joie des disciples. Pesons la force de cette joie, qui seule explique la force de leur témoignage, la transformation que cela va opérer en eux et qui ira jusqu'à donner leur vie pour témoigner de lui.

Cela voulait dire pour elles et pour eux que tout dans la vie de Jésus est véridique, que tout est digne de foi. Dieu a donné raison au crucifié contre ceux qui en avait fait un paria, un blasphémateur.

Notre foi repose sur leur témoignage.

Avoir vu pour pouvoir parlé.

Ce « voir » des disciples n’est pas le nôtre. Et pourtant, nous aussi d’une autre manière il nous est donné de voir ! Comment ? Une question que je laisse à votre réflexion priante !

Regardons Thomas.

Patron des douteurs dit-on, un modèle pour nous qui pouvons vivre le doute lancinant mais surtout le modèle positif de celles et ceux qui veulent bâtir leur foi sur une expérience personnelle et non sur une rumeur.

Ecoutons une autre parole de Jésus

« Porte ton doigt ici : voici mes mains. Avance ta main et mets-la dans mon côté »

Entendre ces paroles de Jésus à Thomas. Elles sont l’exacte réponse à sa demande : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous…si je ne mets pas ma main à son côté… »

Prenons conscience de la délicatesse de Jésus : Jésus approuve Thomas dans son désir de toucher et de voir, il le rejoint au cœur de son incrédulité, comme il nous rejoint aussi là où nous sommes et comme nous sommes.

Regardons avec les yeux de la foi ce corps glorieux de Jésus, ce corps ressuscité qui porte à jamais et pour l’éternité les marques de sa passion.

Dans la foi, nous pouvons faire le même geste que Thomas et déposer en ses blessures, nos blessures, tristesses, déceptions, peurs, nuits…

Ecoutons la béatitude que Jésus exprime :

« Heureux ceux qui croiront sans avoir vu ». Il parle de nous.

Goûtons là encore la délicatesse de Jésus. Il pense à nous qui ne sommes pas les témoins directs, et qui croient sur le témoignage des disciples. Joie de croire.

Laissons-nous aller à cette joie

Ecoutons le cri de Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu »

Un cri qu’on peut avoir après tant de nuit. Il est le seul à le pousser. Heureuse nuit qui lui a valu un tel cri de joie et de foi. Ce cri, on peut le faire nôtre pour laisser descendre en nous la réalité qu’elle signifie :

« Mon Seigneur et mon Dieu ».

 

Lu sur le blog de Soeur Michèle

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

 

Politique et miséricorde

Dimanche 24 avril, premier dimanche après la grande fête de Pâques, nous fêtons la miséricorde divine. C’est aussi le 2e tour de l’élection présidentielle… La concomitance de ces deux événements est tout à fait fortuite. Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’y chercher du sens pour l’avenir de notre pays. N’est-ce pas le signe que la vie politique a besoin de miséricorde ?

Une campagne électorale est en effet marquée par des confrontations et des joutes verbales entre candidats qui peuvent s’avérer d’une grande violence. De leur côté, des citoyens n’hésitent pas à exprimer publiquement leur haine envers l’un ou l’autre prétendant à la fonction suprême. Les familles elles-mêmes ne sortent pas indemnes de cette période : les discussions de table sur les choix électoraux débouchent parfois sur des rancœurs durables.

 

Il y a un étonnant paradoxe à voir l’art de la vie en commun qu’est la politique produire de telles tensions et divisions. Et c’est bien pour cette raison qu’elle a besoin de miséricorde… Pour guérir des relations abîmées, pour ramener la paix dans les familles et les communautés, mais aussi pour orienter les choix sociaux. Car la miséricorde a aussi une portée sociale, économique, géopolitique, comme l’a rappelé à plusieurs reprises le pape François en 2015-2016 lors de l’année sainte extraordinaire dédiée à la miséricorde.

 

La miséricorde permet de voir large, de dépasser la sphère des intérêts égoïstes et de court terme. Elle seule peut nous délivrer des flammes de la défiance, de la peur, de la haine… C’est pourquoi elle doit devenir une composante de l’action publique, inspirer les mots de la politique et de la diplomatie.

 

La miséricorde n’est pas au programme des candidats qui restent en lice ? Qu’importe, chacun de nous peut la faire entrer en politique en faisant de son vote un acte d’amour miséricordieux. Comment ? En votant non par désarroi, ni par dépit, ni par haine, mais avec la ferme volonté de promouvoir ou de protéger une conception de la vie en commun, de la démocratie, de la justice, de la paix, en faveur du bien de tous, du bien de nous tous.

Dominique Greiner, rédacteur en chef La Croix - Croire

Le nouveau visage de Dieu par J-Antonio Pagola

Lu sur le site de NSAE

Les disciples ne sont plus redevenus les mêmes. La rencontre avec Jésus, plein de vie après son exécution, les a totalement transformés. Ils ont commencé à tout voir d'une manière nouvelle. Dieu a été le « ressucitateur » de Jésus. Dieu a ressuscité Jésus. Ils en ont vite tiré les conséquences.
Dieu est l'ami de la vie. Il n'y avait plus de doute. Ce que Jésus avait dit était vrai : «
Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »...

Lire la suite ici :

 https://ahp.li/266e62039666e17074bb.pdf

 

 

Rappelons-nous que Pâques, c’est la grande fête de l’Espérance, celle de la Résurrection du Christ 

 

« On a essayé par la violence, Il a continué avec l’amour.

On a essayé par les crachats, il a continué dans le silence.

On a essayé par le mensonge, il a continué dans la transparence.

On a essayé par le ridicule, il a continué dans la dignité, avec le manteau rouge sur l’épaule, comme les fous.

On a essayé par les clous, il a continué avec le pardon

Alors, on a essayé par la mort, car la mort, c’est connu, est la solution finale ; personne ne peut aller au-delà, car la mort, c’est connu, est l’ultime puissance….

Il a été brisé, éclaté, son corps et son esprit ont été déchirés.

Mais il a continué et il est passé : le Père l’a maintenu debout ! .... »”

 

Charles Singer

 

Où est-il ?

« Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, nous ne savons pas où ils l'ont mis. »

« Ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l'ont mis. »

« Dis-moi où tu l'as mis » « Moi je le prendrai. »

Ces paroles du récit de l’Evangile selon Jean font percevoir la grande inquiétude de la personne qui les exprime : où est-il ? pourquoi n’est-il pas là où « on » l’a mis ? si ce ne sont pas des « ils » qui l’ont mis ailleurs, c’est un « tu » qui l’a mis ailleurs… Le Seigneur comme… un objet qu’on place, qu’on déplace, qu’on prend…

Le récit interroge : est-ce possible de percevoir une présence autrement qu’associée à un lieu fixe ? une présence dans la relation de sujet à sujet ?

La suite du récit offre en filigrane des pistes de réflexion nouvelles, comme… une résurrection :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

Jésus lui dit : « Mariam ! »

Retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! »

Vous trouverez le récit entier ici : Evangile selon Jean chapitre 20, versets 1 à 18.

Comment votre manière de percevoir la présence de Jésus, du ressuscité, dans la vie, dans le monde se trouve-t-elle interrogée par ce récit ?

N’hésitez pas à nous faire parvenir les réflexions que vous aura inspirées ce texte ! Dans un monde bouleversé par l’inquiétude, quelqu’un se tient là et interroge : qui cherches-tu ?

L’équipe de Théovie* vous souhaite de découvrir le ressuscité tout proche de vous :

Joyeuses Pâques !

* Site de foramtion biblique protestant à distance

Lueur et feu de Pâques

Depuis que Jésus avait annoncé qu’il allait être livré, maltraité, crucifié… même en précisant qu’il allait ressusciter le 3ème jour…

Cela reste incompréhensible pour les disciples comme pour bon nombre d’hommes et de femmes, comme pour nous …

Quel est ce Dieu qui non seulement ne fait rien, mais encore qui se laisse tuer ? …

Nous sommes dans les ténèbres !

Pour des raisons multiples, allant de la situation mondiale à nos échecs, nos deuils injustes, en passant par les épreuves de la maladie et de l’âge… nous avons de quoi broyer du noir plus que suffisant… Comme Madeleine nous sommes arrachés à nos affections, et nos larmes brouillent notre regard… Comme Pierre, nous gardons en travers de la gorge et du cœur, la trahison, le rejet craintif et misérable de celui qui déclare ne pas reconnaître son ‘ami’…

Et pourtant nous venons en ce jour, en hâte, plus ou moins alourdis par nos doutes, vers la tombe vide, non pas seulement pour constater qu’elle est vide et bien rangée, mais pour rafraîchir la mémoire du cœur… c’est bien cela… et voici que les paroles du doux maître se mettent à danser dans nos têtes…

  • N’avait-il pas dit qu’il ressuscitera le 3ème jour ?
  • N’avait-il pas déclaré qu’il était la lumière du monde ? …
  • N’avons-nous pas entendu il y a trois mois le prophète Isaïe proclamer que le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ? …
  • Jean ne nous l’a-t-il pas redit dans son Prologue ?
  • « La lumière a lui dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas étouffée » (Jn 1,5)

Alors comme le disciple que Jésus aimait et que nous sommes dans la mesure où nous voulons bien jeter notre regard sur cette lumière, nous courons plus vite que tous...

Alors l’espérance, cette petite flamme qui brille au fond de chacun de nous, nous fait goûter ce que la foi nous dit…

Alors la foi et l’espérance cèdent la place à la CHARITÉ

 

IL EST  VRAIMENT  RESSUSCITE !

Frère Yves

 

Pâques

Pâques ne se vit pas avec les yeux, mais avec les oreilles !

Pâques ce n’est pas un tombeau vide à regarder… mais c’est un message à entendre et à partager

C’est un message transmis qui lui donne sens, au premier siècle comme aujourd’hui :

« Il n’est pas ici, mais allez dire à ses disciples qu’il vous précède en Galilée »

Le message ne concerne donc pas l’absence du corps mais le lieu nouveau de sa présence.

La résurrection, ce n’est pas une « seconde vie » ni pour Jésus ni pour nous. C’est une « nouvelle vie » dans le rapport à Dieu et dans le rapport aux autres.

Ressusciter, c’est participer à la manière de vivre de Jésus.

Croire en Jésus ressuscité, ce n’est donc pas rester bouche ouverte devant le tombeau vide mais partir à la rencontre de tous les « galiléens »

Pour leur annoncer une bonne nouvelle, et une grande joie : un monde nouveau est en route.

Où la bonté l’emporte sur la force brutale

Où la tendresse l’emporte sur la course au pouvoir, où le respect de l’être humain l’emporte sur le profit,

En un mot : un monde où la logique d’aujourd’hui est inversée, renversée. La Bible appelle ce monde Royaume de Dieu

Et ce monde est dorénavant et définitivement remis entre nos mains.

Texte repris d’un feuillet édité par la Commission d’Etude et de Pastorale Ouvrière

Préparer les chants pour la veillée de Pâques.

Deux chants pour la veillée de Pâques : 1) Feu de joie dans notre nuit
Deux chants pour la veillée de Pâques : 2) Peuple de lumière

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Commentaires

12.03 | 12:28

Bien contents que vous trouviez du ressourcement sur ce site On pense souvent à vous deux Amitié Martine & Jean-Marie

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12.03 | 10:40

Trés beau commentaire sur qui es Dieu.Merci de nous faire passer de tel témoignage

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15.01 | 20:14

Merci de votre appréciation. Et meilleurs vœux, Martine Carlier, secrétaire

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08.01 | 12:47

je découvre votre site.
Je le trouve bien achalandé et en plus avec le lien permettant d'aller directement sur le texte. http://pleinjour.wordpress.com

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