Textes à méditer, adresses où se ressourcer

Conférence de frère François Cassingena-Trevedy -

 

LES DÉBATS DE SAINT-MERRY-HORS-LES-MURS MINISTÈRES, CHARISMES ET POUVOIR AVEC ROSELYNE DUPONT-ROC ET ANTOINE GUGGENHEIM
 
À la veille du synode sur l’Église, il est plus que jamais urgent de s’interroger sur l’articulation entre charismes, ministères et pouvoir, telle qu’elle est vécue dans nos communautés chrétiennes. Car le cléricalisme, cette « caricature de la vocation reçue », ainsi que le dénonce le pape François, est toujours à l’œuvre. Et avec le cléricalisme, les abus de toutes sortes, comme le démontre l’histoire récente.
Par quels détours dans l’histoire de l’Église est-on arrivé à la confusion, et à l’assimilation en une seule, de ces deux réalités antinomiques, ministère et pouvoir ?
Et, pour poser le problème à la racine, qu’en est-il des charismes et des ministères à l’origine du christianisme, dans l’Église naissante ?
Si la synodalité « n’est autre que le “marcher ensemble” du troupeau de Dieu sur les sentiers de l’histoire à la rencontre du Christ Seigneur », peut-elle servir d’antidote à la tentation récurrente de confondre ministères et pouvoir ?
Autant de questions que nous aborderons lors du débat de Saint-Merry Hors-les-Murs, avec :
Roselyne Dupont-Roc, helléniste et bibliste,
et Antoine Guggenheim, théologien,
codirecteurs de l’ouvrage Après Jésus. L’invention du christianisme, Albin Michel, 2020. Introduction : Guy Aurenche Animation : Pietro Pisarra
 

Voir ici  :

https://www.youtube.com/watch?v=qNMdSbZxDuw

 

1er dimanche de l'avent.

Est-ce que vous les avez vus, les signes ? Et qu’est ce que vous avez vu ?
Un monde apocalyptique, terrible, qui vous donnerait presque envie d’aller vous planquer sous votre lit en vous bouchant les oreilles ?
Ou bien les signes d’une lumière, peut être celle de l’avent, la lune le soleil et les étoiles, entourant le Fils de l’homme, qui seraient ce qu’il faudrait chercher pour justement ne pas être dans la catastrophe ?
Ce que nous dit Dieu, au milieu de tout ça, c’est : restez éveillés et tenez vous debout. Ce qui importe, c’est ce que nous faisons, de ce que nous voyons. Demeurer lucide, conserver sa capacité de jugement, choisir de faire ou ne pas faire, peut être, mais être responsable. Rester éveillé, donc, non pas parce que ce serait une façon d’échapper à la catastrophe, mais parce que se tenir debout est la seule façon d’être vivant, la seule attitude possible.
Dans son livre « La fin du courage », Cynthia Fleury cite Vladimir Jankelevitch : « Cette chose qu’il faut faire, c’est moi qui dois la faire ». Et elle complète, ce qui importe, c’est « un sujet qui dit moins moi, que me voici ».

 

Notre question pour le partage : dans ma vie personnelle, qu’est ce qui me fait rester éveillé et tenir debout ?

Larme de pierre, Eglise de chair.

« Le rapport Sauvé, sans le dire explicitement, appelle à une révolution copernicienne de l'Église »

Si le célibat a renforcé la figure de l'évêque et du prêtre, il n'est en rien la clé de voûte du système clérical. Aussi, autoriser le mariage des prêtres ou l'accession des femmes à la prêtrise n'apportera aucun changement profond, estime Jacques Musset, ancien aumônier et essayiste, dans une tribune au «Monde».

Le 21 octobre, Danièle Hervieu-Léger, dont j'apprécie beaucoup les ouvrages, écrivait ici même que le célibat des prêtres était la clé de voûte du système clérical. Je préférerais  « qu'il n'en est qu'une des manifestations éclatantes », ce qui est très différent. En effet, ce système est né antérieurement à l'imposition du célibat chez les évêques et les prêtres. Il incluait déjà l'organisation cléricale de l'Église et sa doctrine dogmatique officielle, les deux étant intrinsèquement liées.

Le système clérical est apparu vers la moitié du II siècle de notre ère. Jusqu’alors, l’animation des communautés chrétiennes se faisait d’une manière collégiale par les presbytres (étymologiquement les anciens ou les anciennes, au sens de sages) et les épiscopes (des gens chargés de vérifier le bon fonctionnement communautaire). À ces deux fonctions, on était désigné par les membres de la communauté. Au II siècle, cette animation a été accaparée par une seule personne masculine : un épiscope. Ainsi est né l’épiscopat monarchique, tel qu’il existe toujours dans le catholicisme et l’orthodoxie.

Verrouillage datant du concile de Trente

Ces épiscopes (évêques), désormais chefs des communautés, ont pensé leur responsabilité à l’image du sacerdoce juif. Ils l’ont sacralisé et justifié en faisant appel à des textes évangéliques lus de manière littérale (Matthieu 16, 17-20 ; 18, 15-18, 28, 18-20 ; Luc 22, 14 ; Jean 20, 22-23) et interprétés comme une mission reçue de Jésus ressuscité lui-même, confiée d’abord aux apôtres puis à leurs successeurs, les évêques.

Or, nous savons très bien par les recherches exégétiques que ces textes ne sont pas des récits à prétention historique et qu’ils ne fondent pas un régime hiérarchique dans les communautés chrétiennes introduisant la division clercs-laïques, les premiers disposant de tous les pouvoirs, les seconds ayant pour vocation de leur obéir en tout dans le domaine de leur vie spirituelle.

Ce n’est pas tout. Les évêques, en définissant la vraie foi chrétienne aux IV et V siècles dans les premiers conciles et en l’imposant dans toute l’Église au sein de l’Empire romain, qui l’a adopté à la fin du IV siècle comme religion officielle, bouclaient la boucle dans l’appropriation par l’épiscopat monarchique des trois pouvoirs exclusifs, tous sacralisés : l’enseignement et l’interprétation de la vraie foi, la présidence de l’eucharistie valide (puis des sacrements), le pouvoir de gouvernement et de coercition. L’imposition du célibat est venue ensuite par paliers successifs, et le verrouillage s’est terminé au concile de Trente, au XVI siècle.

Si le célibat a renforcé la figure de l’évêque et du prêtre comme personnage sacré, détenant des pouvoirs venant du Christ et de Dieu et intermédiaire obligé entre le ciel et les fidèles, il n’est ainsi pas la clé de voûte du système clérical, dont les éléments essentiels en précèdent l’apparition et la justification. En supposant que Rome autorise aujourd’hui le mariage des prêtres masculins et admette que les femmes peuvent désormais accéder à la prêtrise, rien ne serait changé fondamentalement dans le système, sinon que ce serait pour lui une chance supplémentaire de perdurer.

 

Réappropriation du témoignage de Jésus

En conséquence, la rénovation en profondeur du système catholique, tout à la fois clérical et dogmatique, passe par la nécessité de tout remettre à plat de l’existant. Les protestants ont fait la moitié du chemin à la Réforme, au XVI siècle, en abolissant le système clérical hiérarchique, mais en conservant le système dogmatique. Aujourd’hui, dans bien des Églises protestante et anglicane, un cheminement continue de se faire concernant l’abandon de la doctrine dogmatique figée au profit d’une réappropriation et de l’actualisation à nouveaux frais du témoignage de Jésus dans la modernité de notre temps.

Deux figures parmi d’autres sont emblématiques de cette démarche. L’une anglicane,

John Shelby Spong (1931-2021), un ancien évêque américain dont plusieurs livres, faciles d’accès, ont été traduits en français, notamment celui résumant sa démarche : Pour un christianisme d’avenir (Karthala, 2019). L’autre catholique, Joseph Moingt (1915- 2020), dont le dernier ouvrage testamentaire, L’Esprit du christianisme (Temps présent, 2018), introduit une décantation salutaire du catholicisme clérical et dogmatique démontrant par exemple qu’il n’est pas possible honnêtement de faire découler des textes évangéliques la doctrine officielle catholique. Sans qu’on lui jette officiellement l’anathème, il est plutôt regardé de travers dans sa propre Église. Si son livre peut être de lecture laborieuse pour certains, ses autres publications, rassemblant ses conférences, donnent une idée de la pertinence de sa pensée et de son courage.

Ce à quoi appelle le rapport Sauvé, sans le dire explicitement, c’est donc à une révolution copernicienne. Aura-t-on le courage de l’entreprendre ? Telle pourrait être la conclusion et l’encouragement du Synode romain sur la synodalité ! Mais j’en doute fort !

 nsae.fr Par Jacques Musset

 

Source :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/11/04/lerapport-sauve-sans-le-dire-explicitement-appelle-aune-revolution-copernicienne-de-leglise_6100877_3232.html

 

Pédocriminalité dans l’Eglise : retrouvez les tribunes parues dans « Le Monde »

 

Homélie virtuelle de Sr Michèle 32ème dimanche

Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Marc, 12, 38-44

 

Qui après la lecture d’un pareil récit pourrait encore dire que l’Evangile n’est pas actuel, ne dis rien du monde qui est le nôtre dans sa beauté et dans sa laideur ?

En termes de laideur il y a l’appropriation des richesses par un petit nombre qui dévore les pauvres, la recherche des honneurs, une religion qui n’est qu’apparence et que les scribes représentent. Laideur d’un monde qui n’arrive pas à éradiquer la pauvreté dont cette femme est victime, symbole de tous ceux et de toutes celles qui la subissent. Que ce soit une femme qui symbolise cela est bien vu car nous savons que les femmes dans le monde sont doublement pénalisées[1].

Quel est le regard de Jésus sur cette laideur dans notre monde ? Quel est son positionnement ? Jésus ne reste pas muet devant cette situation. Il prend parti avec une sévérité rare : « ils seront plus sévèrement condamnés ». Ces mots disent la colère de son cœur.

Ensuite, il voit cette femme, pauvre, mettre ces deux piécettes dans le trésor du Temple, « tout ce qu’elle avait pour vivre » Quels autres sentiments habitent son cœur ? Ses paroles suggèrent de l’admiration pour elle. Elle est comme lui ! Il voit dans ce geste ce qui le concerne car lui aussi va tout donner, toute sa vie pour nous. Mais on peut légitiment penser qu’il y avait dans son cœur aussi de la colère car ces piécettes d’une pauvre va aller au trésor du Temple qui est détourné au profit des scribes !

Qui dira encore que l’Evangile n’est pas actuel ?

 

  • [1] Dans le monde, les femmes gagnent des salaires inférieurs de 23 % en moyenne par rapport à ceux des hommes et jusqu’à 75 % de leurs emplois sont informels ou non protégés dans les pays en développement. 155 pays ont au moins une loi restreignant les droits économiques des femmes. Dans 18 de ces pays, les hommes ont le droit d’interdire à leur femme de travailler. Dans 100 pays, la loi dispose que les femmes n’ont pas le droit d’occuper les mêmes emplois que les hommes. Une femme sur trois dans le monde a été victime, à un moment donné de sa vie, de violences physiques et/ou sexuelles, généralement de la part d’un partenaire intime. 46 pays ne disposent pas de loi contre la violence domestique.

Source : https://www.oxfamfrance.org/inegalites-et-justice-fiscale/legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-un-moyen-de-reduire-la-pauvrete/

 

 

A relire sur le Blog de Soeur Michèle :  http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/2021/10/homelie-virtuelle-sur-l-evangile-de-marc-10-46-52.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

Homélie virtuelle de Sr Michèle 31ème dimanche

"28 Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. 

31 Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui."

 

Ce dialogue entre Jésus et un scribe fait se poser quelques questions : comment peut-on associer l’amour à un commandement ? Peut-on aimer sur ordre ? Peut-on aimer par obéissance à un ordre ?

Et si ce commandement vient de Dieu, peut-on concevoir un Dieu qui commande ? Dieu est-il un commandant ?

Répondre par la négative à ces questions ouvre à une autre compréhension.

Dieu n’est pas un donneur d’ordre, le voir ainsi le défigure et ne donne pas envie de l’aimer !

Il n’est pas un donneur d’ordre mais il est celui qui aime, et mets en nous cette capacité d’aimer. Il ne donne pas un ordre mais une compétence, une possibilité. Il ne dit pas : tu dois aimer mais tu peux aimer, yes you can !

Et qu’est-ce qui est Premier ? C’est d’écouter au sens fort du terme qui est de mettre en œuvre cette capacité qui est en nous. Ecouter cette capacité qui fait vivre. Car la voilà la raison ! Aimer fait vivre, rend vivant. Non parce que c’est commandé mais parce que cela fait vivre.

Cela fait vivre de s’aimer soi-même ! Et oui on risque d’oublier ce 3ème amour ! « Aimer son prochain comme soi-même » Mine de rien cette phrase légitime l’amour de soi puisqu’il doit être la mesure de l’amour de l’autre. Il y a intérêt à beaucoup s’aimer pour aimer l’autre autant. L’amour de soi, nous en savons les difficultés, ne serait-ce que de ne pas avoir été assez aimé. Le chemin christique peut renforcer ce bon amour de soi car c’est à chacun, chacune de nous que Dieu dit « tu es Bien-Aimé-e ». (Marc 1,11)

Cela fait vivre d’aimer Dieu. Non par obligation, non pour payer une dette mais par un acte libre qui réjouit le cœur.

Pour finir, vous me direz peut-être que Jésus justifie cette notion de commandement puisqu’il le reprend à son tour. Mais là aussi un autre chemin peut s’ouvrir : celui d’admirer la délicatesse de Jésus qui entre dans le vocabulaire de l’autre sans le braquer sur des mots mais en allant à l’essentiel qui ici est l’union des trois amours pour Dieu, pour l’autre, pour soi. Trois qui n‘en font qu’un. Ecole de dialogue pour nous.

 

A relire sur le Blog de Soeur Michèle : 

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/2021/10/homelie-virtuelle-sur-l-evangile-de-marc-10-46-52.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Homélie virtuelle de Sr Michèle 30ème dimanche

Ce matin j’ai médité l’évangile de ce 30ème dimanche de l’année B et cette homélie est le fruit de ma prière.

Sommes-nous amoureuses, amoureux de l’Evangile ? En fait amoureux, amoureuse de Jésus ?

Car somme toute, c’est cela la foi vive : aimer Jésus et se laisser aimer par lui.

Ce récit sur Bartimée, tant de fois entendu par certain-es d’entre nous, ne peut que revivifier cet amour.

Aimer Jésus, celui qui marche, qui traverse les villes, qui n’attend pas qu’on vienne à lui et qui va vers les gens.

Aimer Jésus, attentif au cri d’un inconnu et qui s’arrête au lieu de passer son chemin.

Aimer Jésus, celui qui est capable de changer l’attitude hostile d’un groupe et de s’en faire un allié. C’est en fait le premier miracle de ce récit !

Aimer Jésus, celui est éveilleur de désir, qui pose de bonne question mais de donne pas de réponse à la place d’un autre.

L’aimer, c’est le regarder pour que quelque chose de sa belle humanité passe en nous, comme on s’expose au soleil : grandir en sortie de soi et en écoute profonde.

Récit de ce cri de Bartimée qui résonne aujourd’hui tout particulièrement sur fond du rapport de la CIASE. De ces cris qui ont été niés, déniés, étouffés, méprisés, pour garantir un système de prédation fondé sur une hiérarchie de domination.

Jésus, lui, a écouté ce CRI de Bartimée, face à ceux qui voulait le faire taire.

Alors on peut interpréter le geste de Bartimée de manière étonnement significative : il rejette son manteau. Quel manteau y-a-t-il donc à rejeter pour être une Eglise de frères et de sœurs prenant soin des uns des autres ? Une Eglise de l’écoute et pas des discours creux ?

Être une Eglise fondée sur une victime innocente à qui des bourreaux ont fait violence : Jésus.

Et qui en tire toutes les conséquences de libération, d’égalité, de service…

A relire sur le Blog de Soeur Michèle : 

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/2021/10/homelie-virtuelle-sur-l-evangile-de-marc-10-46-52.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Commentaires

23.04 | 14:58

Je vois que les conditions de travail se dégradent partout. Et le tourisme, les artistes, etc... La pandémie a fermé la bouche aux gilets jaunes... qui avai

...
16.04 | 16:27

Merci, Mireille : quel plaisir de recueillir une réaction à la lecture du site.

...
13.04 | 19:35

Magnifique méditation avec Marie, Art Symbole Musique.
C'est une mine!

...
27.02 | 10:56

Merci de votre remarque sur notre manque de vigilance : nous allons faire le nécessaire à l'avenir.

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