Des propositions d'approfondissement

Les Libre Cours du Collège des Bernardins

 

Qu’est-ce qu’un Libre Cours ?

 

Un Libre Cours est un cours public du Collège des Bernardins accessible à distance, en direct puis en différé et au format audio. Il permet à ses étudiants en ligne de bénéficier de l’intégralité des ressources du cours et de profiter des compléments pédagogiques suivants :

 

  • Entre chaque séance, les étudiants à distance peuvent poser leurs questions sur un forum ; questions auxquelles répond l’enseignant au début du cours suivant.
  • Au fil du semestre, les étudiants à distance qui le souhaitent peuvent participer à plusieurs séances en ligne de travail dirigé.
  • Au terme du cours, les étudiants à distance peuvent effectuer un examen final facultatif à l’issue duquel une attestation de réussite gratuite est délivrée à tout inscrit obtenant la moyenne.

 

Pour s'inscrire : 

https://www.sinod.fr/courses

Bien-aimé

Jésus au sortir du baptême et alors qu'il priait, entend une parole inouïe.

C’est l'originalité de Luc car pour Mt et Mc c'est au moment du baptême qu’il entend cette parole. En Luc, il l’entend quand il est en prière après le baptême : « Tu es Bien-Aimé ».

Une parole peut être dite. Encore faut-il l’entendre. Jésus l’a entendu.

Il va au désert pour se nourrir de cette parole. Il en fait sa nourriture. Le désert, ce n’est pas d’abord ni tout de suite le lieu de la tentation. Et c’est seulement au terme de ces 40 jours qu’il est tenté de chercher ailleurs le sens de sa vie. Sa résistance à la tentation ce sera de continuer à entendre qu’il est le Bien-aimé et de se nourrir de cette écoute, à dire oui à être le Bien-Aimé. Oui à être le Bien-Aimé et non à des fausses raisons de vivre.

 

L’expérience qu’il a faite va être ce qu’il va ensuite partager aux autres. Son enseignement, la bonne nouvelle, c'est une seule et même chose qu'il dit aux gens qui l’écoute : "Vous êtes bien-aimé". Et c'est cela qui les guérit.

 

Vous êtes bien-aimé-es, c'est donné, ce n'est pas à mériter, ni à prendre, ni à gagner.

C'est là. Simplement à écouter, à accueillir ce don, à y croire.

Et pour chacun-e de nous, c'est pareil !

Il s'agit, tout particulièrement dans les moments de méditation, d'entendre cette parole : je suis bien-aimé-e, d'y croire, de l'accueillir, de se nourrir de cela, de se laisser guérir par cela. Et de parler de Dieu aux autres, à notre tour en parole et en acte, uniquement de cela : vous êtes bien-aimé-e.

 

Homélie de Soeur Michèle sur Luc, 3, 21-22 et 4, 1-15 (Baptème, déser, tentation, enseignement)

 In Blog de Soeur Michèle : 

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

 

Qu’est-ce que les Psaumes révèlent de Dieu ?

S. V. : Constitués de paroles d’hommes adressées à Dieu, et non de paroles de Dieu adressées à l’homme, qu’est-ce que les Psaumes dévoilent de Dieu et de sa relation à l’humanité ?

S. R. : Les Psaumes sont aussi bien des cris de détresse que des chants de louange, ils explorent donc différentes expériences que l’homme fait avec Dieu. C’est un condensé de toutes les expériences spirituelles possibles. Les visages de Dieu qu’ils dévoilent sont donc assez variés. C’est un Dieu attendu, espéré par les hommes : tout l’être du psalmiste tend vers lui. C’est un Dieu berger, présent aux hommes, qui les accompagne. C’est un secours, un refuge, un bouclier. C’est aussi un Dieu contre lequel on peut se révolter quand on ne comprend plus son action dans l’histoire, un Dieu bienveillant qui semble tout à coup oublier toutes ses promesses.

Parmi les livres de l’Ancien Testament, les Psaumes ont-ils une place particulière ?

S. R. : Luther disait que les Psaumes sont « une petite Bible », une sorte de condensé de la Bible. Ils ont aussi une très grande place dans les liturgies juive et chrétienne. Ce sont en effet des textes qui se prêtent bien à la prière individuelle. On s’est d’ailleurs demandé si les Psaumes n’avaient pas été écrits pour le culte. Mais le culte n’explique pas à lui seul toute l’écriture de ces textes, qui émanent de situations et de circonstances variées : souffrance, maladie, etc.

Peut-on les dater dans l’histoire des écrits bibliques ?

S. R. : La rédaction des poèmes qui composent le Psautier s’est certainement étalée dans le temps, probablement entre le Xe et le IIe siècle avant notre ère, même s’il est difficile d’en être certain. Ils ont été écrits indépendamment les uns des autres, réécrits aussi selon les circonstances. Pour ce qui concerne la formation du Psautier lui-même, elle s’est faite progressivement, par ajouts de textes successifs, par organisation de ces textes, une organisation qui peut varier. On voit par exemple que dans les manuscrits de Qumran, les textes ne sont pas ordonnés de la même façon que dans le Psautier que nous connaissons. Dans nos psautiers, le Psaume 1 invite à méditer à Loi du Seigneur jour et nuit, et célèbre la béatitude de celui qui entre dans la voie du Seigneur et refuse celle des impies – une voie sans issue. Puis, plus on avance dans le Psautier, plus grande est la place faite à la louange. Ces textes dessinent donc tout un itinéraire pour nous mener à la louange, qui est la respiration de l’être vivant.

Est-ce que la louange, qui imprègne le Psautier, a une signification théologique particulière ?

S. R. : La louange, certes, imprègne le Psautier. Mais les Psaumes comportent nombre de textes bien différents, des cris de révolte ou de supplication, et cela nous dit que la louange n’est pas toujours l’attitude facile de celui pour qui tout va bien. On pourrait dire que la louange, c’est la reconnaissance que Dieu est Dieu.

Est-ce un Dieu insaisissable ?

S. R. : Il l’est pour une part, mais il se fait connaître dans l’histoire des hommes, dans diverses expériences. Nombre de psaumes nous racontent ces expériences. Ils nous parlent de désir, d’attente, de révolte, de jalousie, et retracent l’itinéraire que certains ont emprunté pour trouver Dieu et parvenir à une attitude de louange.

Quelle place peuvent prendre les Psaumes dans notre vie de prière ?

S. R. : Je crois que ce sont les mots que Dieu nous donne pour nous adresser à lui. Ce sont des textes qui nous décentrent. Si nous suivons la liturgie des heures, nous pouvons dire des psaumes de supplication même quand nous sommes joyeux, ou des psaumes de louange quand tout va mal. Cela nous permet de nous ouvrir aux autres, de donner des mots à ceux qui sont sans voix. C’est une belle école de prière.

Les lisez-vous tous les jours ? En conseilleriez-vous la lecture quotidienne ?

S. R. : Je les lis tous les jours dans la prière communautaire. Je crois qu’il vaut la peine d’entrer dans ces textes, de s’y réfugier, de se laisser éduquer par les mots des Psaumes et par l’itinéraire qu’ils enseignent. Ils nous éduquent à la confiance, même quand nous traversons des situations où la confiance est difficile.

Sophie Ramond, religieuse de l’Assomption. Propos recueillis par Sophie de Villeneuve dans l’émission « Mille questions à la foi » sur Radio Notre-Dame, le 02/07/2021

 

La vie en abondance

Un nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a fuité dans la presse ces dernières semaines. L'humanité est au seuil d'une catastrophe majeure et le dérèglement climatique est en train de prendre une tournure apocalyptique, écrivent en substance les scientifiques de ce collectif qui ont charge de faire la synthèse des recherches disponibles sur le réchauffement climatique et ses effets.

Faut-il vraiment s’inquiéter ? Les climato-sceptiques ont déjà leurs réponses. Les technophiles comptent sur le génie humain pour aider l’homme à survivre dans un monde de plus en plus chaud. Les fondamentalistes chrétiens citent volontiers la Bible pour affirmer que c’est manquer de foi que de se préoccuper de l’avenir de notre planète puisque c’est Dieu qui détient l’avenir entre ses mains. Jésus lui-même ne nous invite-t-il pas à faire confiance à la prpvodence ? « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34).

Mais Dieu n’est pas un magicien. Il ne viendra pas réparer lui-même ce que nous avons abîmé. Il attend plutôt que nous prenions nos responsabilités, surtout à l’égard des plus pauvres qui sont les premières victimes des dérèglements du climat.

Dans la foi et l’espérance, nous croyons que Dieu ne nous abandonne pas. Il fait surgir des hommes et des femmes sensibles à la cause des pauvres et de la terre, qui éveillent les consciences, qui ouvrent le futur en inventant d’autres manières de vivre, de produire, de consommer plus simples, plus justes… À travers eux, Dieu nous parle. Pour que le pire n’arrive pas. Il nous invite à ne désespérer ni de lui ni de l’humanité, et à manifester notre oui fondamental à la vie qu’il nous offre en abondance. En pensée, en prières, en action.

Dominique Grenier, La Croix 9 juillet 2021

 

10 clés pour découvrir Ste Odile
La Petite Vigne, Lieu d'Eglise en Alsace, nous offre une vidéo de 18 minutes qui nous transporte au Mont-Sainte-Odile à travers 10 clés, pour découvrir toute la modernité du message d’Odile, patronne de l’Alsace. Oui, Odile parle pour aujourd’hui, Odile donne des pistes pour notre vie d’aujourd’hui ! Merci à la Petite Vigne.

Pourquoi représenter Jésus blanc ?

Cette peinture murale représentant une Vierge noire protégeant son fils Jésus sur ses genoux est conservée dans l'église catholique grecque de Biały Bór, en Pologne.

La couleur de peau du Christ

Jésus « est » le sens des Ecritures 

La faculté à faire sens se dit logos en grec, et verbum en latin. Or, dans l’évangile de Jean, le Christ lui-même est d’emblée présenté comme le « Logos » :

« Au commencement était le Verbe [Logos] » (Jn 1,1)

Dire que Jésus est Logos, c'est dire que Jésus en personne est la matrice de tout sens

Et par conséquent, que chaque culture touchée par l'Évangile fasse de Jésus un portrait physique à son image n'est pas une erreur : dans la mesure où le Christ est précisément le Logos incarné, il condense en Lui-même toutes les manières possible de faire sens, il condense en Lui-même toutes les cultures.

Ce processus d'inculturation repose sur le souci de présenter Jésus vivant parmi nous. Il est donc tout à fait sensé de représenter Jésus avec des traits ne correspondant pas à son probable portrait historique. C'est même finalement une grande affirmation théologique que de procéder ainsi !

Bossuet, grand prédicateur du XVIIe siècle, nous invite à envisager les pauvres comme la suprême image actuelle du visage de Jésus sur la croix... 

 Tout l'article à lire ici : 
https://www.prixm.org/articles/comment-representer-le-visage-du-christ-jesus-blanc-noir-image

Ruth l’étrangère et Booz le généreux : sublime rencontre.

George Frederic Watts (1817-1904), Ruth et Booz, (vers 1835, peinture à l’huile sur le bois), Musée Tate Modern, Londres, Angleterre. Photo © Tate, Mention CC-BY-NC-ND 3.0. Domaine public.

Qui est Ruth dans la Bible ? Comment rencontre-t-elle Booz ? Qu’est-ce que le droit de glanage ? Quel est son lien généalogique avec le roi David ? Et avec Jésus ?

3 minutes et 31 secondes avec Nicolas Poussin, Jean-François Millet et Victor Hugo

https://www.prixm.org/articles/la-rencontre-de-ruth-et-booz-dans-la-bible-glanage-livre-de-ruth

La place des étrangers dans l'histoire d'Israël

Rembrandt (1606-1669), Booz et Ruth, (vers 1640, estampe 17,8 x 16,9 cm), Kupferstichkabinett der Staatlichen Museen, Berlin, Allemagne. Domaine public.

Un éclairage intéressant et artistique proposé par le site : "PRIXM redonner goût à la bible".

En passant par Céline Dion, U2, Rembrandt… et en relisant l'histoire de Ruth la Moabite.

https://www.prixm.org/articles/livre-de-ruth-bible-etranger-moabite

 

 

Toxicités du religieux ?

 Un homme du nom de Bartimée, il mendiait, il était assis sur le bord du chemin, il était aveugle. Son histoire est racontée dans l’évangile selon Marc au chapitre 10, verset 46 à 52

Dans ce récit de rencontre avec Jésus, il y a un détail qui risque de passer inaperçu : A l’appel de Jésus : il rejette son manteau, bondit, et vint à Jésus. (Mc 10,50)

Cet acte peut avoir une signification pour chacun de nous : pour aller vers Jésus, il y a un manteau à quitter. Un manteau et pas qu’un seul ! Ou encore, on peut dire qu’en allant vers Jésus on se débarrasse de manteaux qui nous empêchent de vivre à plein !

Et quels sont ces manteaux qui nous empêchent de vivre à plein ?

(Suite sur le blog de Soeur Michèle : http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/2021/06/rejeter-les-toxicites-du-religieux.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Chercher et trouver Dieu en toute chose (Ignace de Loyola)
Merci au Blog de Soeur Michèle http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

La Joie de Pâques

Partage de la joie pascale à travers trois courtes réflexions faite par le Lieu d'Eglise de Benwhir en Alsace.

Elles mettent en lumière trois passages ouverts dans le sillage de Pâques. Chaque vidéo de 15mn met l’accent sur un passage à travers l’écoute et la méditation d’un récit biblique où le Ressuscité se manifeste, la découverte progressive d’une œuvre d’art et des pistes de réflexion. 

Merci à Nathalie de nous les partager.

Vous trouverez, dans le descriptif qui se trouve sous chaque vidéo, un lien vers le document qui reprend l’apport de la vidéo par écrit. 

 Ce travail a été réalisé avec Élodie Verdun-Sommerhalter, jeune bibliste talentueuse du diocèse de Strasbourg.

 Ces trois courtes réflexions sont indépendantes les unes des autres.

Teaser – Vidéo de présentation 

https://www.youtube.com/watch?v=najDoAnWmNI

Le premier passage : de la crainte à la JOIE L 

https://youtu.be/PKX2RKe66Po

Le deuxième passage : de l’enfermement à la LIBERTÉ :

https://youtu.be/VFAIi874w9c 

Le troisième passage : de l’isolement à la RENCONTRE :

https://youtu.be/FmcCor9hvr8

Pour conclure :

https://youtu.be/yIaqePc4Jrg

Atelier de lecture biblique

L’association « l’Atelier de lecture biblique » organise des séances de travail sur la lecture de la Genèse, à partir d’une traduction mot à mot. La pandémie nous a obligés à nous adapter à un travail par zoom, si bien que nous pouvons maintenant intervenir à distance.

L’objectif est bien la pratique d’un atelier et non pas d’un cours (cf. en pièce jointe la présentation de l’Atelier selon la proposition qui a été faite pour l’année 2020-2021 dans un lieu culturel à Paris, l’Enseigne des Oudins). Cela peut s’organiser facilement, à un rythme variable. Nous avons par exemple organisé cette année outre les rencontres prévues à l’Enseigne des Oudins deux sessions sur une journée pour un groupe qui voulait travailler sur l’histoire d’Isaac et Rebecca.

Notre expérience montre qu’il y a un grand bénéfice à tirer d’un travail approfondi – mais pas fondamentaliste– sur les premiers chapitres de la Genèse.

 Voir ci-dessous.

Rencontres de La Pourraque : W.E. des 6 & 7 février 2021.

 

 

 Rappel du parcours 2020 / 2021 des "Rencontres de La Pouraque" sur cette page : 

 http://www.transhumances13.fr/80326784 

 

 3ème partie du parcours

  • Le changement, c'est maintenant !
  • Se changer pour changer le monde ? A monde nouveau, homme nouveau...de l'individualisme au bien commun. 
  • Avec François : de fils de drapier établi, à frère évangélisateur : quelle conversion 

1) Samedi 6 février de 14h à 15h: lancement du W E. 

  • Présentation du texte à l'étude ce samedi: 2 Sa 12, 1-15.
  • Communication des questions.
  • Constitution des groupes. 

(a l'issue de ce lancement chacun étudie chez lui le texte et prépare ses réponses aux questions)

 2) Samedi 6 février de 16h30 à 17h30 (horaire à adapter selon les sous groupes) échange sur le texte en sous groupes par visio conférence.  

3) Samedi 6 février de 18h à 18 h 30  temps de méditation et de prière en grand groupe

 4) Dimanche 18h à 19h30  : mise en commun en visio conférence et tous ensemble.

  • Chacun partage "la perle" qu'il garde à propos du texte biblique.
  • Partage Suivi d'une célébration eucharistique. 

Pour rejoindre ce programme, demandez le lien de connexion par mail à :

transhumances13@gmail.com

 

 

 

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Commentaires

23.04 | 14:58

Je vois que les conditions de travail se dégradent partout. Et le tourisme, les artistes, etc... La pandémie a fermé la bouche aux gilets jaunes... qui avai

...
16.04 | 16:27

Merci, Mireille : quel plaisir de recueillir une réaction à la lecture du site.

...
13.04 | 19:35

Magnifique méditation avec Marie, Art Symbole Musique.
C'est une mine!

...
27.02 | 10:56

Merci de votre remarque sur notre manque de vigilance : nous allons faire le nécessaire à l'avenir.

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