Des propositions d'approfondissement

Qui peut en parler légitimement ?

Les victimes des dérives, des délits, des crimes, sont légitimes dans leur cri, leur colère, leurs revendications (plutôt que des demandes), leurs exigences. Elles ont une légitimité première.

Nous ne commenterons pas ici le rapport de la CIASE : excellent travail avec propositions à discuter (pas seulement par les évêques). Ce doit être un travail qui va prendre plusieurs années si on veut le faire sérieusement.

Chrétiens laïcs, nous proposons une réflexion sur ce qui s’est passé et sur l’avenir immédiat. Notre légitimité vient de ce que, chrétiens (et catholiques) nous sommes concernés au premier chef (mais après les victimes) par cette question. L’épiscopat a commencé à répondre, mais ce sont tous les chrétiens qui sont touchés par ce sujet.

Christian Biseau & Marc Durand

Lire la suite sur le site "Garrigues et sentiers" : 

http://www.garriguesetsentiers.org/2021/11/l-eglise-affronte-une-crise-fondamentale.html

 

Pour un humanisme évangélique

Par Jean-Claude Thomas, 23 juin 2021

Je voudrais plaider pour un « humanisme évangélique ». Notion-clé dans l’œuvre de Joseph Moingt et dans sa compréhension du christianisme, c’est une invitation à découvrir ou à redécouvrir la dimension universelle de la « Bonne Nouvelle ». 

https://saintmerry-hors-les-murs.com/2021/06/23/pour-un-humanisme-evangelique/

La création de l'homme

En 1947, le compositeur américain Aaron Copland (1900-1990) écrit In the Beginning. Cette œuvre parle de l'histoire de la Création, chantée a cappella.

Ici dirigée par James Morrow, avec la mezzo-soprano Susanne Mentzer, des University of Texas Chamber Singers, cette composition est tout bonnement magnifique. De quoi offrir une entrée en matière toute en mélodie, avant de se pencher sur le sixième jour et la création de l’homme dans le récit biblique.

https://www.prixm.org/articles/faisons-l-homme-a-notre-image-bible-dieu-trinite-pluriel

Se laisser aimer par Jésus

Se situer là, c’est se situer au niveau de l’essentiel de la foi chrétienne. Il s’agit toujours de revenir à l’Evangile, c’est-à-dire de fixer notre regard sur cet homme qu’on appelle Jésus sur ce qu’il est, sur ses actes, sur ses décisions, sur son comportement, et fixer notre écoute sur ce qu’il dit. C’est cela être chrétien. Et cela peut suffire car nous sommes au cœur de la foi : Jésus visage de Dieu. Dieu qui nous propose son amitié. Dieu qui vient à notre rencontre.

La plus grande partie des textes évangéliques sont des récits de rencontre. Jésus a passé sa vie à rencontrer des gens. Il va à leur rencontre et des gens se déplacent pour le rencontrer. Que se passait-il lors de ces rencontres ?

D’abord un fait massif qui risque pourtant de ne pas être vu, c’est que Jésus ne pose aucune condition à la rencontre, aucun préalable, aucun « si ». L’accueil de Jésus est inconditionnel. Et pour nous aujourd’hui il en est de même. Je vais être directe : par exemple, Jésus se moque que nous soyons homo ou hétéro! S’en moquer, je veux dire par là que quelle que soit notre orientation sexuelle, nous somme aimés de la même manière. Et sur d’autres domaines de l’existence, cela n’intéressait pas Jésus que Zachée le publicain soit riche, il voulait seulement le rencontrer, et demeurer chez lui.

Par contre ce dont Jésus ne se moque pas c’est que des gens soient exclus. Dans la société qui était la sienne, nombreux étaient les exclus d’une manière ou d’une autre : les malades, certains métiers, les femmes, les pauvres, tous ceux et celles qui ne rentraient pas dans les cadres d’une religion qui séparait les gens entre purs et impurs. Alors Jésus s’est fait l’ami privilégié de celles et ceux qui étaient exclus car considérés comme impurs : la femme qui perdait son sang, le riche qui collaborait avec l’occupant, la prostituée…tous et toutes avaient pour Jésus une dignité indestructible. Ce qui intéressait Jésus, c’était leur personne et pas leur situation sociale, leur compte en banque, et donc sûrement pas leur orientation sexuelle !

C’est ce refus de l’exclusion dans le comportement de Jésus qui fonde notre refus aujourd’hui de l'intolérance, des discriminations de toutes sortes comme l'homophobie, le sexisme, le racisme…

Ce qui intéressait Jésus c’est que son amitié soit accueillie. C’est ce qui l’intéresse aussi aujourd’hui pour nous. Veux-tu accueillir mon amitié nous dit Jésus a chacun et chacune de nous ?

Le texte biblique qui le dit magnifiquement est dans Ap 3, 20

« Voici que je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi »

Ce verset nous dit Dieu comme un mendiant d’amitié, qui ne s’impose pas mais se propose, le « si » dont je parlais n’est pas de son côté mais du notre : il n’entrera que si on ouvre notre porte et sa volonté c’est seulement du bon temps avec nous, un repas entre amis.

Ah si nos Eglises pouvaient témoigner en parole et en acte de ce Dieu là et pas d’un Dieu repoussoir !

C’est cela que nous voyons dans l’Evangile, ce que Jésus a fait : les gens étaient regardés par le Christ et se laissaient regarder. Christ les regardait comme personne ne l’avait jamais fait avant lui et c’est cela qui changeait tout. Christ les écoutait, leur parlait comme personne ne l’avait jamais fait avant lui, et c’est cela qui change tout.

Les rencontres avec le Christ ont été transformantes pour eux, elles leur ont fait du bien : « et ils s’en trouvaient mieux ».

L’Evangile n’est pas un texte du passé qui dort dans une bibliothèque. En l’ouvrant, on devient contemporain de Jésus dans l’aujourd’hui de notre vie pour nous aussi le rencontrer, le regarder, le laisser nous regarder, être écouté par lui, et l’écouter pour s’en trouver mieux comme celles et ceux qui l’ont fait sur les routes de Galilée.

Qui que nous soyons, Il est là, il nous accueille, il espère notre amitié. Il nous aime et nous apprend à nous aimer nous-même tel que nous sommes. Laissons-le nous accueillir et pour cela soyons dans le même état d’esprit de celles et ceux qui l’ont accueilli. En nous identifiant à toutes celles et ceux qui ont fait le choix pour lui et non contre lui.

S’identifier à Zachée, à la samaritaine, à la femme hémorroïsse, à Lévi, à Siméon, à la prophétesse Anne, aux bergers et aux mages de Noël, au bon larron. Etc.

Leur point commun ? Avoir au cœur la conscience d’un manque que la relation avec Jésus va pouvoir toucher pour la transformer en espace pour la rencontre. Un manque à être, en attente d’une relation qui va leur révéler ce qu’ils sont vraiment : leur dignité, leur vie, pour être vivant et non vivoter, leur capacité de recevoir d’un autre et de donner. S’identifier à elles, à eux, parce que quelque chose d’eux, d’elles nous rejoint, rejoint quelque chose de notre histoire, pour nous donner d’exister vraiment, nous rendre davantage vivant.

Est-ce que nous le voulons vraiment ? Sinon ces récits ne seront pour nous que de belles histoires dont nous resterons étrangers. Et c’est bien ce qui s’est passé du temps même de Jésus. Certains ne se sont pas laissé toucher par la nouveauté de sa manière d’être, de faire, d’entrer en relation. Ceci par suffisance en croyant savoir, par fermeture à l’inattendu, par peur de perdre leur pouvoir…

Vouloir, désirer rencontrer Jésus en le contemplant, suppose d’être libéré d’une approche moralisante de l’Evangile. L’Evangile n’est pas un examen de conscience.

Une rencontre illustre bien cela, c’est celle de Jésus avec Zachée. (Luc 19/1-10). Avec ce récit, une question : Est-ce que Jésus lui fait un reproche ? Exige-t-il de lui un changement de comportement ? Non. Il le prie seulement de bien vouloir demeurer chez lui. Si à la fin de ce récit, il y a une décision, c’est celle de Zachée lui-même, sans la pression de quiconque et comme fruit d’une rencontre.

Ainsi l’Evangile est une invitation à une rencontre. La seule réponse attendue, c’est de nous ouvrir à celui qui vient vers nous, c’est de nous ouvrir à cette relation. 

Donc la chose la plus importante, puisqu’il nous aime, c’est de se laisser aimer par lui. S’exposer consciemment à cet amour.

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

Bien-aimé

Jésus au sortir du baptême et alors qu'il priait, entend une parole inouïe.

C’est l'originalité de Luc car pour Mt et Mc c'est au moment du baptême qu’il entend cette parole. En Luc, il l’entend quand il est en prière après le baptême : « Tu es Bien-Aimé ».

Une parole peut être dite. Encore faut-il l’entendre. Jésus l’a entendu.

Il va au désert pour se nourrir de cette parole. Il en fait sa nourriture. Le désert, ce n’est pas d’abord ni tout de suite le lieu de la tentation. Et c’est seulement au terme de ces 40 jours qu’il est tenté de chercher ailleurs le sens de sa vie. Sa résistance à la tentation ce sera de continuer à entendre qu’il est le Bien-aimé et de se nourrir de cette écoute, à dire oui à être le Bien-Aimé. Oui à être le Bien-Aimé et non à des fausses raisons de vivre.

 

L’expérience qu’il a faite va être ce qu’il va ensuite partager aux autres. Son enseignement, la bonne nouvelle, c'est une seule et même chose qu'il dit aux gens qui l’écoute : "Vous êtes bien-aimé". Et c'est cela qui les guérit.

 

Vous êtes bien-aimé-es, c'est donné, ce n'est pas à mériter, ni à prendre, ni à gagner.

C'est là. Simplement à écouter, à accueillir ce don, à y croire.

Et pour chacun-e de nous, c'est pareil !

Il s'agit, tout particulièrement dans les moments de méditation, d'entendre cette parole : je suis bien-aimé-e, d'y croire, de l'accueillir, de se nourrir de cela, de se laisser guérir par cela. Et de parler de Dieu aux autres, à notre tour en parole et en acte, uniquement de cela : vous êtes bien-aimé-e.

 

Homélie de Soeur Michèle sur Luc, 3, 21-22 et 4, 1-15 (Baptème, déser, tentation, enseignement)

 In Blog de Soeur Michèle : 

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

 

Qu’est-ce que les Psaumes révèlent de Dieu ?

S. V. : Constitués de paroles d’hommes adressées à Dieu, et non de paroles de Dieu adressées à l’homme, qu’est-ce que les Psaumes dévoilent de Dieu et de sa relation à l’humanité ?

S. R. : Les Psaumes sont aussi bien des cris de détresse que des chants de louange, ils explorent donc différentes expériences que l’homme fait avec Dieu. C’est un condensé de toutes les expériences spirituelles possibles. Les visages de Dieu qu’ils dévoilent sont donc assez variés. C’est un Dieu attendu, espéré par les hommes : tout l’être du psalmiste tend vers lui. C’est un Dieu berger, présent aux hommes, qui les accompagne. C’est un secours, un refuge, un bouclier. C’est aussi un Dieu contre lequel on peut se révolter quand on ne comprend plus son action dans l’histoire, un Dieu bienveillant qui semble tout à coup oublier toutes ses promesses.

Parmi les livres de l’Ancien Testament, les Psaumes ont-ils une place particulière ?

S. R. : Luther disait que les Psaumes sont « une petite Bible », une sorte de condensé de la Bible. Ils ont aussi une très grande place dans les liturgies juive et chrétienne. Ce sont en effet des textes qui se prêtent bien à la prière individuelle. On s’est d’ailleurs demandé si les Psaumes n’avaient pas été écrits pour le culte. Mais le culte n’explique pas à lui seul toute l’écriture de ces textes, qui émanent de situations et de circonstances variées : souffrance, maladie, etc.

Peut-on les dater dans l’histoire des écrits bibliques ?

S. R. : La rédaction des poèmes qui composent le Psautier s’est certainement étalée dans le temps, probablement entre le Xe et le IIe siècle avant notre ère, même s’il est difficile d’en être certain. Ils ont été écrits indépendamment les uns des autres, réécrits aussi selon les circonstances. Pour ce qui concerne la formation du Psautier lui-même, elle s’est faite progressivement, par ajouts de textes successifs, par organisation de ces textes, une organisation qui peut varier. On voit par exemple que dans les manuscrits de Qumran, les textes ne sont pas ordonnés de la même façon que dans le Psautier que nous connaissons. Dans nos psautiers, le Psaume 1 invite à méditer à Loi du Seigneur jour et nuit, et célèbre la béatitude de celui qui entre dans la voie du Seigneur et refuse celle des impies – une voie sans issue. Puis, plus on avance dans le Psautier, plus grande est la place faite à la louange. Ces textes dessinent donc tout un itinéraire pour nous mener à la louange, qui est la respiration de l’être vivant.

Est-ce que la louange, qui imprègne le Psautier, a une signification théologique particulière ?

S. R. : La louange, certes, imprègne le Psautier. Mais les Psaumes comportent nombre de textes bien différents, des cris de révolte ou de supplication, et cela nous dit que la louange n’est pas toujours l’attitude facile de celui pour qui tout va bien. On pourrait dire que la louange, c’est la reconnaissance que Dieu est Dieu.

Est-ce un Dieu insaisissable ?

S. R. : Il l’est pour une part, mais il se fait connaître dans l’histoire des hommes, dans diverses expériences. Nombre de psaumes nous racontent ces expériences. Ils nous parlent de désir, d’attente, de révolte, de jalousie, et retracent l’itinéraire que certains ont emprunté pour trouver Dieu et parvenir à une attitude de louange.

Quelle place peuvent prendre les Psaumes dans notre vie de prière ?

S. R. : Je crois que ce sont les mots que Dieu nous donne pour nous adresser à lui. Ce sont des textes qui nous décentrent. Si nous suivons la liturgie des heures, nous pouvons dire des psaumes de supplication même quand nous sommes joyeux, ou des psaumes de louange quand tout va mal. Cela nous permet de nous ouvrir aux autres, de donner des mots à ceux qui sont sans voix. C’est une belle école de prière.

Les lisez-vous tous les jours ? En conseilleriez-vous la lecture quotidienne ?

S. R. : Je les lis tous les jours dans la prière communautaire. Je crois qu’il vaut la peine d’entrer dans ces textes, de s’y réfugier, de se laisser éduquer par les mots des Psaumes et par l’itinéraire qu’ils enseignent. Ils nous éduquent à la confiance, même quand nous traversons des situations où la confiance est difficile.

Sophie Ramond, religieuse de l’Assomption. Propos recueillis par Sophie de Villeneuve dans l’émission « Mille questions à la foi » sur Radio Notre-Dame, le 02/07/2021

 

La vie en abondance

Un nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a fuité dans la presse ces dernières semaines. L'humanité est au seuil d'une catastrophe majeure et le dérèglement climatique est en train de prendre une tournure apocalyptique, écrivent en substance les scientifiques de ce collectif qui ont charge de faire la synthèse des recherches disponibles sur le réchauffement climatique et ses effets.

Faut-il vraiment s’inquiéter ? Les climato-sceptiques ont déjà leurs réponses. Les technophiles comptent sur le génie humain pour aider l’homme à survivre dans un monde de plus en plus chaud. Les fondamentalistes chrétiens citent volontiers la Bible pour affirmer que c’est manquer de foi que de se préoccuper de l’avenir de notre planète puisque c’est Dieu qui détient l’avenir entre ses mains. Jésus lui-même ne nous invite-t-il pas à faire confiance à la prpvodence ? « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34).

Mais Dieu n’est pas un magicien. Il ne viendra pas réparer lui-même ce que nous avons abîmé. Il attend plutôt que nous prenions nos responsabilités, surtout à l’égard des plus pauvres qui sont les premières victimes des dérèglements du climat.

Dans la foi et l’espérance, nous croyons que Dieu ne nous abandonne pas. Il fait surgir des hommes et des femmes sensibles à la cause des pauvres et de la terre, qui éveillent les consciences, qui ouvrent le futur en inventant d’autres manières de vivre, de produire, de consommer plus simples, plus justes… À travers eux, Dieu nous parle. Pour que le pire n’arrive pas. Il nous invite à ne désespérer ni de lui ni de l’humanité, et à manifester notre oui fondamental à la vie qu’il nous offre en abondance. En pensée, en prières, en action.

Dominique Grenier, La Croix 9 juillet 2021

 

Pourquoi représenter Jésus blanc ?

Cette peinture murale représentant une Vierge noire protégeant son fils Jésus sur ses genoux est conservée dans l'église catholique grecque de Biały Bór, en Pologne.

La couleur de peau du Christ

Jésus « est » le sens des Ecritures 

La faculté à faire sens se dit logos en grec, et verbum en latin. Or, dans l’évangile de Jean, le Christ lui-même est d’emblée présenté comme le « Logos » :

« Au commencement était le Verbe [Logos] » (Jn 1,1)

Dire que Jésus est Logos, c'est dire que Jésus en personne est la matrice de tout sens

Et par conséquent, que chaque culture touchée par l'Évangile fasse de Jésus un portrait physique à son image n'est pas une erreur : dans la mesure où le Christ est précisément le Logos incarné, il condense en Lui-même toutes les manières possible de faire sens, il condense en Lui-même toutes les cultures.

Ce processus d'inculturation repose sur le souci de présenter Jésus vivant parmi nous. Il est donc tout à fait sensé de représenter Jésus avec des traits ne correspondant pas à son probable portrait historique. C'est même finalement une grande affirmation théologique que de procéder ainsi !

Bossuet, grand prédicateur du XVIIe siècle, nous invite à envisager les pauvres comme la suprême image actuelle du visage de Jésus sur la croix... 

 Tout l'article à lire ici : 
https://www.prixm.org/articles/comment-representer-le-visage-du-christ-jesus-blanc-noir-image

Ruth l’étrangère et Booz le généreux : sublime rencontre.

George Frederic Watts (1817-1904), Ruth et Booz, (vers 1835, peinture à l’huile sur le bois), Musée Tate Modern, Londres, Angleterre. Photo © Tate, Mention CC-BY-NC-ND 3.0. Domaine public.

La couleur de peau du Christ

Jésus « est » le sens des Ecritures 

La faculté à faire sens se dit logos en grec, et verbum en latin. Or, dans l’évangile de Jean, le Christ lui-même est d’emblée présenté comme le « Logos » :

« Au commencement était le Verbe [Logos] » (Jn 1,1)

Dire que Jésus est Logos, c'est dire que Jésus en personne est la matrice de tout sens

Et par conséquent, que chaque culture touchée par l'Évangile fasse de Jésus un portrait physique à son image n'est pas une erreur : dans la mesure où le Christ est précisément le Logos incarné, il condense en Lui-même toutes les manières possible de faire sens, il condense en Lui-même toutes les cultures.

Ce processus d'inculturation repose sur le souci de présenter Jésus vivant parmi nous. Il est donc tout à fait sensé de représenter Jésus avec des traits ne correspondant pas à son probable portrait historique. C'est même finalement une grande affirmation théologique que de procéder ainsi !

Bossuet, grand prédicateur du XVIIe siècle, nous invite à envisager les pauvres comme la suprême image actuelle du visage de Jésus sur la croix... 

 Tout l'article à lire ici : 
https://www.prixm.org/articles/comment-representer-le-visage-du-christ-jesus-blanc-noir-image

La place des étrangers dans l'histoire d'Israël

Rembrandt (1606-1669), Booz et Ruth, (vers 1640, estampe 17,8 x 16,9 cm), Kupferstichkabinett der Staatlichen Museen, Berlin, Allemagne. Domaine public.

Qui est Ruth dans la Bible ? Comment rencontre-t-elle Booz ? Qu’est-ce que le droit de glanage ? Quel est son lien généalogique avec le roi David ? Et avec Jésus ?

3 minutes et 31 secondes avec Nicolas Poussin, Jean-François Millet et Victor Hugo

https://www.prixm.org/articles/la-rencontre-de-ruth-et-booz-dans-la-bible-glanage-livre-de-ruth

Toxicités du religieux ?

Un éclairage intéressant et artistique proposé par le site : "PRIXM redonner goût à la bible".

En passant par Céline Dion, U2, Rembrandt… et en relisant l'histoire de Ruth la Moabite.

https://www.prixm.org/articles/livre-de-ruth-bible-etranger-moabite

 

 

Chercher et trouver Dieu en toute chose (Ignace de Loyola)
Merci au Blog de Soeur Michèle http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/

La Joie de Pâques

Partage de la joie pascale à travers trois courtes réflexions faite par le Lieu d'Eglise de Benwhir en Alsace.

Elles mettent en lumière trois passages ouverts dans le sillage de Pâques. Chaque vidéo de 15mn met l’accent sur un passage à travers l’écoute et la méditation d’un récit biblique où le Ressuscité se manifeste, la découverte progressive d’une œuvre d’art et des pistes de réflexion. 

Merci à Nathalie de nous les partager.

Vous trouverez, dans le descriptif qui se trouve sous chaque vidéo, un lien vers le document qui reprend l’apport de la vidéo par écrit. 

 Ce travail a été réalisé avec Élodie Verdun-Sommerhalter, jeune bibliste talentueuse du diocèse de Strasbourg.

 Ces trois courtes réflexions sont indépendantes les unes des autres.

Teaser – Vidéo de présentation 

https://www.youtube.com/watch?v=najDoAnWmNI

Le premier passage : de la crainte à la JOIE L 

https://youtu.be/PKX2RKe66Po

Le deuxième passage : de l’enfermement à la LIBERTÉ :

https://youtu.be/VFAIi874w9c 

Le troisième passage : de l’isolement à la RENCONTRE :

https://youtu.be/FmcCor9hvr8

Pour conclure :

https://youtu.be/yIaqePc4Jrg

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Commentaires

12.03 | 12:28

Bien contents que vous trouviez du ressourcement sur ce site On pense souvent à vous deux Amitié Martine & Jean-Marie

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12.03 | 10:40

Trés beau commentaire sur qui es Dieu.Merci de nous faire passer de tel témoignage

...
15.01 | 20:14

Merci de votre appréciation. Et meilleurs vœux, Martine Carlier, secrétaire

...
08.01 | 12:47

je découvre votre site.
Je le trouve bien achalandé et en plus avec le lien permettant d'aller directement sur le texte. http://pleinjour.wordpress.com

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